‹ L'ItalieChapitre 190 sur 196 · L'ÉTAT SELON LE DROIT MODERKE · texte numérisé non relu

L'ÉTAT SELON LE DROIT MODERKE

finir et à saisir, et cependant les orateurs n'ont pas manqué; ils sont montés à la tribune pour la reprcsenter et pour la défendre; vous les avez vus évoquer es souvenirs de la Révolution ; ils se sont posés comme les représentants du génie démocratique, de l'esprit de la France, des traditions révolutionnaires qu'ils conservent pour les générations futures. Mais j'ai bien le droit de leur demander à leur tour : Qui êtes-vous? quels sont vos titres? qui vous a donné mission? au nom de qui parlez-vous? qui est-ce qui a le droit, au sein d'une nation, de s'emparer exclusivement de ce qu on appelle le génie démocratique, les traditions révolutionnaires? Je ne reconnais à personne ce droit. Qui ôtes-vous pour vous placer au milieu du mouvement démocratique, et pour prétendre le modérer quand il se précipite ou pour lui donner Timpulsion quand il s'arrête? Qui êtes-vous pour vous emparer des jeunes intelligences, des jeunes cœurs, pour leur donner une direction morale et spirituelle? Je ne vous reconnais pas, je vous déclare usurpateurs.

Mais, répondent ces orateurs que je combats, nous sommes l'Université; nous sommes ce corps illustre, né des entrailles mômes de la Révolution ; c'est en vertu de cette première institution, fondée sous l'Empire, que nous venons remplir cette mission que vous nous contestez.

Mais, en vérité, je ne vois pas encore qui peut avoir donné mandat à ces prétendus représentants de l'opinion publique; je ne vois pas pourquoi ce corps a eu

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