‹ L'ItalieChapitre 30 sur 196 · LE PAPE ET L'ANTIPAPE · texte numérisé non relu

LE PAPE ET L'ANTIPAPE

L'impulsion une fois donnée, l'esprit de révolte ne devait plus s'arrêter ; il allait agiter les sociétés modernes jusque dans leurs profondeurs, saper une à une toutes les vérités de l'antique symbole des chrétiens, passer de la timide et incomplète réforme de Jean Huss à la révoliition plus radicale du seizième siècle, pour aboutir enfin avec les implacables logiciens de notre temps au sacrilège détrônçment du Christ.

Tous les symptômes précurseurs de cette imnnen^e catastrophe furent perdus pour les chefs de l'Église, Ils s'enfoncèrent plus que jamais dans ce bourbier d'infamie où semblaient ressuscites les adorateurs du veau d'or. Se faisant un jeu de la désolation des bons prêtres et de la colère des peuples, ils continuaient à remplir l'univers de leurs violences et de leurs rapines.

Notre dessein n'est pas de suivre dans les diverses parties de l'Europe les effets de cette situation déplorable qui préparait les voies à la R^/brme. Nous devons nous borner à voir ce que devient Tltalie depuis que la papauté est rentrée dans son sein.

Les deux pontifes rivaux étaient aussi peu dignes d'intérêt Tun que l'autre.

Clément VII, le candidat du parti français, était le prélat sanguinaire que nous avons vu sous le nom de

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