‹ L'ItalieChapitre 37 sur 196 · ANARCHIE UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

ANARCHIE UNIVERSELLE

incessamment appliquée à faire naitre entre elles de nouvelles causes de division, sous prétexte de leur indépendance; ces cités, avec le sentiment national, n'auraient-elles pas inévitablement perdu le vrai sens de la liberté?

g 5. -- Le concile de Constance. — Fin du grand schisme.

Pendant que les Italiens, recueillant le triste fruit de leurs illusions, descendent chaque jour quelques degrés dans cet abime de dissolution et de décadence, tous les États de l'Europe semblent voués, par le contre-coup du schisme qui déchire l'Église, à une incurable anarchie. Ils ont été si intimement associés, par la politique de la cour pontificale, à la fortune du saint-siége, qu'ils ont peine à trouver leur assiette quand ce point d'appui leur manque. Les princes et les peuples, suivant l'intérêt ou l'instinct qui les pousse, s'attachent à la cause du pape d'Avignon ou à celle du pape de Rome : la France, TEspagne, TÉcosse, la Savoie, la Lorraine... se prononcent pour le premier; l'Angleterre, la Bohême, la Hongrie, toute l'Allemagne... prennent parti pour le second.

Et cette lutte religieuse ajoute une complication de plus aux guerres intestines de chaque nation.

Ainsi, l'anarchie du corps sacerdotal était accompagnée d'une sorte de désorganisation universelle : la guerre des deux roses divisait l'Angleterre; celle

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