‹ L'ItalieChapitre 38 sur 196 · ANARCHIE UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

ANARCHIE UNIVERSELLE

des Bourguignons et des Armagnacs menaçait de couper la France en deux et la mettait à la merci des Anglais; le sceptre d'Allemagne, déshonoré paries turpitudes et les cruautés de Wenceslas l'Ivrogne, passait de ses mains, déclarées indignes par les États de Fempire, dans celles de Robert le Débonnaire. Le schisme était dans Tempire comme il était dans l'Église; partout chaque parti, chaque prétendant était sûr d'avoir Tappui d'un des deux papes, ce qui entretenait à la fois la scission dans l'Église et la guerre civile dans les États.

II était urgent de mettre un terme à cette anarchie. Les peuples, révoltés de tant de scandales, aspiraient à voir Tordre rentrer dans TÉglise et de profondes ré* formes s'y accomplir. Le clergé, tout en profitant des abus monstrueux qui avaknt pris la place des ivertus évangéliques, ne pouvait se dissimuler le discrédit où il était tombé; il sentait le péril et avait' hâte de le conjurer; les cardinaux eux-mêmes, eux les premiers auteurs du schisme, n'étaient pas moins impatients de terminer cette lutte, source de tant de maux.

Quand le sacré collège d'Ayrgnon se réunit pour donner un successeur à Clémeiit VU, chacun des cardinaux s'engagea par serment à subordonner, si le choix tombait sur lui, tout autre intérêt à celui de l'extinction du schisme, fallût il, dans ce but, abdiquer le pontificat. Précautions inutiles! Benoit XIII montra la même obstination que Clément VH.

Les mêmes serments dérisoires précédèrent, quel-

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