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LE CONCILE DE CONSTANCE

Il en fit solennellement Touverturele 5 novembre 1414 et présida lui-même les premières sessions.

Ces grandes assises du monde chrétien, qui ne durèreHt pas .moins, de trois ans et demi, sont restées célèbres dans les fastes de VËglise. Nous n*avons pas à raconter ici les travaux et les actes de celte mémorable assemblée. Aucun événement n'a été décrit avec plus de détails par les historiens, soit religieux, soit laïques.

Les premières paroles des pères du concile semblèrent annoncer une ère nouvelle ; le mot de réforme ^tait sur toutes les lèvres. Allait-an voir le clergé, secouant enfin la lèpre des derniers siècles, reprendre les traditions de la primitive Église, et se faire résolument le promoteur de tous les progrès dans la vie temporelle des nations ? Ce fut Tespoir de tous les iMBurs généreux, et, longtemps après que les faits en eurent montré la vanité, certains historiens ont conservé là trace de cette illusion.

Assurément, quelques grandes aspirations se firent jotir dans les délibérations de Constance. Mais quel édifice pourrait-on construire quand la base fait défaut? Le seul mérite des prélats de Constance, c'est d'avoir mis fin au schisme. Ils déployèrent dans ce but une énergie digne d'éloges. Us domptèrent l'orgueil de Jean XXIII, proclamèrent la suprématie du

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