‹ L'ItalieChapitre 41 sur 196 · FIN DO SCHISME · texte numérisé non relu

FIN DO SCHISME

concile et déposèrent ce pape, bien que la légilimité de son élection ne fût pas contestée.

Ce coup de vigueur eut un double effet : la soumission de Jean entraîna Grégoire XII qui, suivant cet exemple, s*enïpressa d'envoyer son abdication. Quant à Benoit Xlil, sa résistance fut comme non avenue ; le complet abandon où le laissèrent même ses partisans équivalait à une abdication ; et l'unité du saint-siége se trouva définitivement reconstituée dans la personne de Martin V, dont l'élection eut lieu ie 1 1 novembre 1417.

Cette victoire eût pu être féconde si elle eût été accompagnée de réformes décisives. Restaurer le trône pontifical dans les mêmes conditions qui en avaient causé la chute momentanée, c'était faire une œuvré stérile. Une partie de rassemblée de Constance avait Finstincf que là était tout l'intérêt de la situation. Quelques évêques, surtout les Allemands, soutenus par Tempereur, voulaient que lô réforme précédât l'élection, sentant bieil que c'était se lier les mains et s'ancrer dans le passé, que de confier le choix du souverain pontife au sacré -collège, même augmenté pour la circonstance d'tin certain nombre de prélats.

Ce dissentiment souleva un violent orage et presque des voies de fait au sein de rassemblée. Le parti des cardinaux l'emporta et Ton procéda à rélection préalable.

Les tristes prévisions des réformistes se réalisèrent. Le nouveau pape ne tint aucun compte de la volonté du concile. Bravant la décision qui lui enjoignait de

n AVEUGLEMENT DES PRÉLATS DE CONSJANCE.

ne pas s'éloigner de Constance que la réforme ne fût accomplie, il se borna à quelques concessions insignifiantes et prononça la clôture du concile le 22 avril

Ainsi, cette solennelle réunion si ardemment désirée comme l'arche sainte qui devait recueillir les saines traditions de la doctrine évangélique au milieu du déluge d'abus, d'erreurs, d'iniquités, qui avait envahi le monde chrétien, et faire briller d'un nouvel éclat les grandes vérités religieuses et sociales pour le triomphe moral de l'Église et pour le légitime progrés des sociétés humaines, cette réunion qui devait rendre au corps sacerdotal, avec l'unité de sa constitution, l'esprit apostolique et la vertu civilisatrice des premiers siècles, laissait les consciences plus que jamais troublées et inquiètes, le haut clergé, obstiné dans ses préjugés, n'ayant souci que de ses privilèges et de ses avantages temporels, les peuples partagés entre leur foi religieuse qui les attachait au centre de Tunilé et leurs aspirations sociales qui tendaient à briser une lettre étroite et inféconde, l'avenir enfin chargé de tempêtes.

C'est se tromper étrangement et se payer de raisons bien futiles, que d'attribuer le résultat négatif des travaux de ce concile au choix de tel ou tel pape et à l'imprudence qui fut commise de procéder à cette élection avant d'opérer la réforme. Nous ne crai-

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