ASSERVISSEMENT DE MIUN ET DE FLORENCE
A la mort de Philippe-Marie Visconti, qui ne laissait pas d'héritiers, les Milanais reprirent possession de leurs droits et reconstituèrent la république. Le moindre appui des États voisins leur eût suffi pour se préserver des entreprises de François Sforza. Tous lui firent défaut à la fois : Venise qui craignait une rivale dans la nouvelle république ; Florence qui subissait déjà Tascendant de Cosme de Médicis, en attendant qu'elle tombât sous sa domination; enfin le saintsiége qui avait asseî à faire de restaurer son pouvoir dans Rome.
Sforza ne tarda pas à s'emparer de Milan et à poser* sur sa tête la couronne ducale. Son plus puissant auxiliaire avait été Cosme de Médicis. L'illustre marchand, nourrissant le projet d'aàservir sa pairie, avait tout intérêt à étouffer les institutions républicaines dans les provinces environnantes.
La chute de Florence suivit de près celle de Milan.