‹ L'ItalieChapitre 8 sur 196 · SUCCÈS DE ROBERT · texte numérisé non relu

SUCCÈS DE ROBERT

sa liberté entre les mains de l'empereur, qui lui donna pour podestat Hugues de la Faggiuola.

Il faut aussi nommer Pise, la célèbre cité gibeline, dont la fidélité à Tempire ne se démentit jamais. Suivant ses traditions invariables, elle mit spontanément à la disposition de Henri VII son or et ses soldais. Mais là se bornèrent les succès de lempereur.

lY

Le roi de Naples avait trouvé dans le parti guelfe le terrain mieux préparé et des forces plus réelles. Des légats, envoyés d'Avignon pour relever le parti de lempire, ne pouvaient qu'irriter les cités guelfes, sans en gagner une seule à la cause qu'ils venaient servir; ils lancèrent en vain leurs anathèmes; les Guelfes, ne reconnaissant plus leurs chefs dans ces ministres d'un pape traître à l'Italie et vendu à l'étranger, protestèrent au nom même de TÉglise. Les villes de la Toscane et de la Lombardie sentirent se réveiller cet esprit d'indépendance qui autrefois les avait jetées dans des luttes glorieuses, et elles renouvelèrent leur ancienne ligue sous la direction de Robert de Naples.

Brescia, Bologne, Florence, fermèrent leurs portes à l'empereur et soulevèrent les populations à son approche. Puis Robert se porta lui-même à Rome et s'y concerta avec le parti des Colonna pour organiser la résistance; et lorsque, après une malheureuse campagne de vingt mois, le césar allemand se jprésenla à

Page 1