‹ L'ItalieChapitre 9 sur 196 · CHUTE ET MORT DE HEISRI VIF · texte numérisé non relu

CHUTE ET MORT DE HEISRI VIF

la tête de ses troupes devant la ville éternelle, il trouva Tarmée napolitaine gardant le Tibre» Tous ses efforts ne le rendirent maître que d'une partie de la ville. Ne pouvant réussir, malgré l'aide des Orsini, à pénétrer dans la cité léonine où devait se célébrer, selon Tantique usage, la cérémonie du sacre dans Téglise du Vatican, il fut obligé de se faire couronner par les légats de Clément V dans Téglise de Saint-Jean de Lalran.

Bientôt, ce prince besogneux ayant voulu lever des contributions sur les Romains, la ville tout entière se souleva contre lui et le força de décamper au plus vite. Celait pourtant cette môme Rome qui avait fait retentir ses lamentations parce qu'elle était veuve de son empereur, qui avait appelé avec des larmes le nouveau César et avait si ardemment soupiré après son retour!

Henri comprit alors la vanité du rôle qu'il était venu jouer en Italie, sur la foi des jurisconsultes infatués de l'antique droit de la Rome des Césars et des poètes qui rêvaient la paix universelle et le bonheur du genre humain dans Tunité du saint-empire. Le piédestal brisé, il ne restait plus au jeune monarque que le profond sentiment de son humiliation et le désir de la venger.

Ce n'est plus ce prince, s'annonçant naguère comme le père des peuples, le conciliateur suprême de Tllalie, dominant toutes les factions du haut de sa majesté impériale. C'est un chef de parti, moins le prestige qui

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