‹ L'ItalieChapitre 87 sur 196 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

Il était dans la destinée de la papauté temporelles d'aboutir fatalement à un état de subordination poli-tique vis-à-vis des puissances laïques. On finit toujours par subir Tinfluence et même la domination de ceux dont on a besoin pour s'établir et pour se n^ain-. tenir. Ces domaines que le saint-siége devait primilir vement à la libéralité des princes, jamais elle n'avait pu ni les conserver ni les recouvrer sans le secours de Tétranger. Le dernier pape, véritable fondateur de l'État ecclésiastique, s'était appuyé alternativement sur les Espagnols, sur les Français, sur Tempereur^ et même sur tous ces auxiliaires à la fois. C'était leur montrer trop clairement qu'on ne pouvait se passer de leur concours et se suffire à soi-même.

Jules II s'était flatté qu'une fois son œuvre accomplie, il chasserait les barbares. Le seul peuple qu'il

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