CLÉMENT VU
gnols parlaient en maîtres, même à Rome. Les Italiens, fiers de leurs gloires littéraires et artistiques, étaient humiliés de subir Tinsolence de ces barbares. L'orgueil et la brutalité de leurs nouveaux oppresseurs relevaient à leurs yeux Taménité et la générosité du caractère français; par leurs goûts, leurs habitudes intellectuelles, leurs mœurs faciles et élégantes et le mystérieux instinct d'une mission civilisatrice commune, ils se sentaient plus rapprochés des sociables enfants de la Gaule que des sombres habitants de Tlbérie ou des fanatiques soldats de TAUemagne. Ils sentaient donc se réveiller leurs vieilles sympathies pour les Français et commençaient à voir en eux des libérateurs.
Cependant Clément VII continua d'être Tallié de Tempereur tant que les Français semblèrent en état de lui tenir tête. Mais les deux grands désastres que subit Farmée française, à Biagrasso et à Rebecco, en 1524, à Pavie le 25 février 1525, Técrasement, sur ces champs de bataille, de la tleur de la noblesse française, la captivité de François P', donnèrent à Charles V une telle prépondérance, que Clément VII ne put plus résister à la réaction violente qui animait tous les Italiens contre les Espagnols ^
* « Glétnent éprouvait aussi des sujets de mécontentement personnel... Il trouvait que déjà, comme cardinal, on n'avait pas eu pour lui tous les égards qu'il méritait ; on continuait encore à faire peu de cas de lui, et c'est formellement contre son avis qu'on entreprit en l'année 1524 l'attaque sur Marseille. Ses ministres (ils le disaient euxmêmes) redoutèrent toujours de voir s'accroître ce mépris pour le