FAIBLESSE DES PRINCES
plus sûr de comploter dans les ténèbres; au lieu d'armer la nation, ils lâchèrent de suborner un général de Tempereur. La conspiration fut découverte. C'était pour lennemi plus qu'une première victoire ; trouvant devant lui des conspirateurs quand il avait cru trouver tout un peuple, il se sentit maître du terrain.
Cependant les princes italiens ne pouvaient reculer. Une ligue sainte mit Rome, Florence, Milan, Ferrare, Venise, sous le patronage de la France et de TAngleterre. Vains efforts. L'échec moral avait ouvert la brèche ; les barbares s'avançaient à coup sûr.
Milan fut la première écrasée par les troupes impériales. L'armée de la ligue, commandée par des chefs qui se défiaient les uns des autres, ne commit que des fautes et subit défaites sur défaites.
Pendant que Clément VII était absorbé par le poignant intérêt de cette lutte suprême, Rome était dans Tanarchie. Les éternels ennemis du pape, les Colonna, reprenaient des allures insolentes et se mettaient au-dessus des lois. Alliés de l'empereur, comptant sur l'impunité, surtout dans leurs châteaux des environs, ils étendaient leurs déprédations sur toute la campagne de Rome.
Le pape, se fiant aux démonstrations hypocrites du cardinal Pompée Colonna, licencie ses gens d'armes. C'était un piège. Les Colonna arrivent avec huit mille hommes qui mettent l'église de Saint-Pierre au pillage. Clément VII n'a que le temps de se réfugier au