‹ L'ItalieChapitre 98 sur 196 · CLÉMENT VII ET LES COLONNA · texte numérisé non relu

CLÉMENT VII ET LES COLONNA

château Saint-Ange, et il se hâte de conclure une trêve avec le lieutenant de Charles-Quint, Hugues de Moncade.

Mais, tout en exécutant les conditions du traité visà-vis de Fempereur, c est-à-dire en retirant ses troupes sur la rive méridionale du Pô, en donnant Tordre à Doria de lever le siège de Gênes, il exerça de terribles vengeances contre les Colonna, alliés de Fempereur. Après avoir rassemblé une petite armée de Suisses et d'Italiens, il fit ravager leurs fiefs. Déjà les environs de Rome avaient été dévastés par les Colonna ; les bandes pontificales mirent le comble à cette désolation ^

Le suprême dénoûment était proche. Le connétable de Bourbon, traître à la France, déjà mécontent de l'empereur, son nouveau maître, et doublement rebelle, s'avançait à la tête de bandes de partisans ; plus barbare qu'un chef de hordes, il n'avait d'autre but

*■ c Les riantes collines qui entourent le lac d'Albano et tout le pays qui s'étend de là jusqu'aux frontières de l'Abbruzze, furent exposées à une dévastation dont on pourrait encore distinguer aujourd'hui les traces. Marino et Montefortino furent brûlés, Gallicano et Zagarolo rasés, quatorze autres villages saccagés et détruits, et FÉtat romain fut inondé d'une multitude de vieillards, d'enfants et de femmes réduits à mendier leur pain. En même temps, un monitoire priva le cardinal Colonna de sa dignité, et condamna toute sa» famille comme coupable de rébellion et de trahison. Subiaco, qui était le château favori de Pompée Colonna, fut traitéfavec la plus excessive cruauté, i (Sismondi, t. IX, p. 447.)

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