IÊ6B £T SAC DE ROME
que de livrer Rome à la rapacité et à la fureur de ses soldats.
l^e pape se tourne de nouveau vers les Français, et il envoie des troupes contre le royaume de Naples. Quelques succès de ce côté ne peuvent empêcher la catastrophe qui est imminente. L'indiscipline se met dans Farmée papale. François I" manque à toutes ses promesses de secours. Clément VII, par avarice, et convaincu que Bourbon n'entrera pas à Rome, licencie ses meilleures troupes, les Suisses et les bandes noires qu'avait formées Jean de Médicis.
Quand il voulut se raviser, il n'était plus temps. Bourbon se hâtait d'autant plus ; il était aux portes de la ville, prêt à livrer Tassant. Le pape effrayé songe alors à se défendre ; il fait appel à la bourse et au patriotisme de ses sujets. Tout lui fait défaut à la fois. Les plus riches offrent des sommes dérisoires ; les cœurs sont fermés comme les bourses ; Tindifférence est générale, et même des seigneurs et des prélats, en grand nombre, secrètement attachés au parti de l'empereur, font des vœux pour le prompt succès des assiégeants.
La ville fut aisément emportée. Le duc de Bourbon ne put jouir de son triomphe ; une balle Tavait frappé à mort au moment où il appliquait une échelle aux murailles. Les Allemands et les Espagnols, ivres de fureur, se ruèrent sur la grande cilé comme des bêles féroces sur leur proie ; ils y commirent de telles horreurs, qu'au dire de tous les historiens, jamais on