‹ L'Italie moderneChapitre 40 sur 60 · SYNDICALISME · texte numérisé non relu

SYNDICALISME

Le socialisme y tend aussi, malgré le correctif apporté à ses tendances par le contact que ses chefs prennent avec les réalités politiques ét sociales, au moyen de la vie parlementaire. Mais ces divergences subtiles nous importent peu. Ce* n’est point sur elles que nous établissons l’échelle de notre estime. Nous considérons comme à peu près aussi néfaste, les écoles sociales ou politiques sous quelques étiquettes qu’elles se présentent, qui remettent toute autorité, toute initiative, tout pouvoir à la loi stupide du nombre.

Elles sont la négation même du progrès, qui n’a jamais été réalisé par la foule, mais bien, répétons-le, par une élite dont la masse vient ensuite rabaisser le niveau des idées en adoptant ces dernières, rendant alors nécessaire l’œuvre d’une autre élite, pour continuer le mouvement ascensionnel de l’humanité vers les cimes de science et de beauté.

Ces élites ,ont pu accomplir leur mission à travers les siècles, en dépit des fanatismes et des tyrannies. Le penseur se demande parfois tristement si les démagogies modernes, avec leur haine aveugle de toute autorité, ne sont pas plus nuisibles que les fanatismes et les tyrannies de jadis.

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