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de compte très-au-dessus de cette particularité religieuse et politique du gouvernement papal , l’existence isolée des dignitaires ecclésiastiques , lesquels n’ayant aucuns liens humains , ne prenaient aucun intérêt au perfectionnement de la société et au progrès des lumières. Sans familles , sans héritiers reconnus sur le bonheur desquels leur patriotisme aurait pu influer, ils 11e regardaient les abus que comme des instrumens de bien-être actuel; et même quand un naturel heureux et bon ou le sentiment du devoir l’emportaient sur le pur égoïsme, l’indolence et l’ignorance de la prêtrise s’opposaient à tout effort persévérant vers les améliorations philosophiques.
En addition à ces causes qui ont agi uniformément dans l’administration papale, il existe encore un autre motif qui a été mis en activité depuis la restauration ; c’est la terreur de la révolution , et toutes les espérances se fixant d’après cela sur le rétablissement des anciennes institutions. Le cardinal Gonsalvi est le seul membre du conclave qui paraisse sentir la nécessité d’accorder quelque chose aux lumières et à l’énergie croissantes du peuple ; mais quand il serait livré à ses propres impulsions, il est encore trop imbu d’anciens piéjugés, et comme ecclésiastique et comme
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ministre, pour donner à ces vues l’étendue que les circonstances actuelles demanderaient. Il n’est donc point extraordinaire que malgré ses absurdités, ses inconvenances, ses injustices, l’ancien code ait été rétabli, et celui de Napoléon rejeté avec horreur. Le motu proprio du pape , par lequel cette révolution a été effectuée a remédié il est vrai, dans quelques cas particuliers , à un ancien abus et corrigé une imperfection établie. L abolition de la torture honore spécialement le cardinal Gonsalvi dans son caractère personnel et politique; mais ou ses intentions ont été traversées et paralysées, ou son penchant à faire le bien n’est pas égal aux besoins de la contrée qu il est appelé à gouverner.
Dans le motu proprio du 6 juillet 1816, on fait la promesse de nouveaux codes, dont la compilation était confiée à trois ou quatre commissaires. Mais les Romains eux-mêmes n’ont aucun espoir d’amélioration par un système quelconque basé sur l’ancienne jurisprudence ; et comme les commissaires ne travaillent pas avec une grande activité , il est probable que la mort du pape et le changement de ministère qui en serait la suite, renverseraient tout ce qui aurait été fait, puisque Gonsalvi est le seul dans tout le conclave qui