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sées sur leur base, ou avec des branches, etc. etc. Plusieurs étaient placées sur de beaux trépieds , comme quand elles éclairaient un vestibule ou une chambre à coucher ; et l'un et l'autre étaient si délicats et si petits, qu'une belle dame française aurait pu , après avoir cacheté un billet doux à la flamme de la lampe, mettre la lampe et le trépied dans son ridicule. Le plus grand nombre des trépieds est fait pour tenir très-peu de place : la plupart sont portatifs. Les vases de bronze et d'albâtre sont dans une quantité prodigieuse, et rien ne peut les égaler dans les inventions modernes , soit pour la forme, soit pour les^ ornemens. Des sièges du plus beau bronze se démontent comme des chaises de jardin. Les tables à écrire pouvaient également convenir à un Pline ou à une Aspasie. Viennent ensuite les preuves de la dissipation et de la vanité des anciens : les dés, les billets pour les théâtres, dont quelques-uns sans doute avaient appartenu à la beauté à la mode , à la lady J — d'Herculanum ; des boîtes de toilette dignes du trousseau d'une fiancée royale de notre temps ; de petits miroirs portatifs en métal poli ; du rouge plus solide que celui de Martin (i); des poinçons,
(i) S'il u'a pus été placé parmi les anticfuités (comme
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des bracelets, des peignes de toutes les dimensions et de toutes les formes , les uns d'une matière précieuse, travaillés pour les tresses dorées des beautés patriciennes, d'autres en corne et plus grands, destinés ài^lever les boucles négligées des plébéiennes : ces derniers objets devraient donner l'idée au gouvernement de Naples de faire une amélioration, en établissant une manufacture de j3eignes, et en obligeant ses sujets, par un ukase , à acheter et à faire usage des produits de cette fabrique.
Le nombre de vases appelés indistinctement et vulgairement étrusques est immense : plusieurs e n terre très-fine, qui présentent de beaux groupes sur leur surface polie , paraissent avoir été la porcelaine de l'antiquité, et d'après les coupes faites de la même matière, on serait tenté d'adopter l'opinion du cicérone de Pompeii, et de supposer que les dames romaines prenaient le café dans leurs villas, sur les côtes de Portici et de Pausilippe. L'élégante petite couche de bronze sur laquelle les idoles étaient placées certains jours de fêtes des dieux (où l'on représentait des scènes du genre du
on l'a dit) par la feue reine , pour faire une mystification.
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Presepio(])de l'Italie chrétienne), donne une idée parfaite du lit domestique des anciens , et l'on conçoit bien qu'il appartienne à leurs petites chambres. Il diffère peu de ce qu'on appelle canapé grec dans l'ameublement moderne.
Une collection de vases et de figures égyptiennes qui étaient les antiquités des anciens , donne l'idée du cabinet de leurs antiquaires, et termine convenablement la collection lapins intéressante et la plus curieuse de l'univers.
Le museo Borbonico est un édifice noble , spacieux et très-ancien, élevé par un noble Napolitain, avant que le nom de Bourbon ait
(i) Le Presepio est une représentation théâtrale de la naissance du Christ , qui a lieu dans plusieurs églises et dans quelques maisons particulières à Rome et à Naples dans le temps de Noël. Nous en avons vu une dans la vieille église à! Ara-Cœîi à Rome. Il y avait un théâtre régulier avec des coulisses , etc. etc. Le fond de la scène représentait un paysage montagneux; plusieurs paysans (de grandes marionnettes de bois) descendaient avec des paniers de fruits véritables, des flacons d'huile, etc. etc. Sur le devant se voyait l'étable 3 l'enfant Jésus était dans son berceau, superbement vêtu; et la Vierge, en vrai costume d'opéra, couverte de pompons fanés, recevait les sages et leurs offrandes. Plusieurs dévots de chair et d'os déposèrent dos paniers de fruits pendant que nous étions là.
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jamais été entendu à Naples. Il était originairement destiné à faire une écurie , et il fut converti ensuite en palais de l'université par le comte de Lemos, vice-roi espagnol. Ce musée est ouvert au public, et le public a rarement l'occasion de jouir d'un privilège plus délicieux. Il est divisé en plusieurs salles ou écoles, et outre celles que nous avons déjà décrites il contient des galeries, des marbres (i) , des bronzes , des antiquités égyptiennes , des médailles , des ouvrages en cristal, en ivoire, en os, en plâtre, etc. etc.; la salle du Papyrus (a) , et une bibliotbéque contenant cent cinquante mille volumes, dont quatre mille
(i) Le Gladiateur blessé et Vuéristide nous parurent les plus belles statues de cette collection , parce qu'elles semblaient les plus vitales (si ce terme est admissible) que nous ayons jamais vues; sans en excepter même les miracles du Vatican et du Capitule. Ces figures ont Tair de se mouvoir actuellement.
(2) Nous avons visité dans cette salle sir Humphry Davy , qui était occupé à dérouler les manuscrits qui , réduits en charbon par l'éruption , ont été ainsi conservés pour l'inspection moderne. On a déroulé en dernier lieu un traité sur la musique par Philodémus , deux livres d'Epicure , et les fragmens d'un poëme héroïque attribué à Rabirius. La plus grande partie des soixante et dix manuscrits trouvés dans Ilerculanura sont, à ce que l'on dit, susceptibles d'être déroulés. Ceux que l'on trouve