LIVRE I. — ENSEIGNEMENT OFFICIEL
laires approuvés par l'État, nous sont un guide aussi sûr que les plus fines prévisions des diplomates.
Veut-on savoir, sans être dans le secret des chancelleries, ce qu'il adviendra des illusions que les journaux allemands entretiennent en Italie au sujet de l'annexion future du Trentin, du Tyrol, de Trieste au royaume d'Humbert P' et de l'avenir de l'Adriatique logo itahano ? Dans les Manuels de géographie en usage dans les écoles prussiennes, les Allemands, offrant à l'Italie tout ce qu'ils ne possèdent pas, lui adjugent les possessions italiennes de la Suisse, de la France, de l'Angleterre, mais stipulent d'une manière fort précise que Trieste, comme tels autres avulsa Imperii, doit faire retour à l'Allemagne, héritière des droits de la Confédération germanique.
On pourrait appliquer la même méthode à l'étude des rapports futurs de l'Allemagne avec le Danemarck, la Hollande ou la Russie. Nous nous bornerons aujourd'hui à rechercher quelles indications générales peut fournir l'enseignement officiel des écoles italiennes sur les sentiments de l'Italie à l'égard de la France, et si faire se peut, sur les tendances et les vues d'avenir du gouvernement Italien.