‹ L'Italie sous la domination autrichienneChapitre 12 sur 28 · DEUXIÈME SECTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SECTION

Destruction des établissements et des méthodes

scientifiques.

§ 10 o. — Quand jl' Autriche s'empara de l'J-

lalie en 1799, son premier soin fut de fermer l'université de Pavie , et d'en disperser les professeurs , expulsis in super sapientiœ professoribus, atque omni hona arte in exilium acta. Le même empereur qui s'était annoncé ainsi en *799 se déclara , en 1821, à Leybach, contre les savants. C'est toujours le même système ! Ces faits, reunis aux faits déjà cités et à ceux que nous citerons encore , prouvent jusqu'à l'évidence que S. M. ferait fermer toutes les écoles si elle ne craignait un cri d'indignation et un soulèvement général. Répétons-le : La maison d'Autriche ne fait aucun pas vers la civilisation sans y être forcée parles clameurs de l'opinion publique,

5 loin — Les musées d'histoire naturelle dans les départements recevaient sous le régime italien une somme annuelle de 1000 francs ; le gouvernement actuel l'a réduite à 200 livres d'Autriche.

§ 102. — Les jardins botaniques des départements , qui étaient entretenus par le trésor public , sont maintenant abandonnés à la charge des communes, s'il plaît à l'administration d'en entretenir.

§ io3. — Sons Napoléon il existait dans chaque chef-lieu de département une clinique médicale , une clinique chirurgicale , et une autre d'accouchement. Ces trois chaires ne coûtaient au

trésor que 900 francs , le restant des honoraires étant fourni par les hôpitaux. Pour épargner 900 francs par département , S. M. a détruit ces institutions si utiles.

§ io4» — Sous le royaume d'Italie, il existait dans chaque lycée départemental des chaires de chimie et d'histoire naturelle , de botanique et d'agriculture.. Le gouvernement autrichien les a abolies \

§ io5. — Le gouvernement autrichien a proscrit l'enseignement mutuel , et déclaré rebelles ceux qui l'avaient établi à leurs frais à Milan , à Brescia , à Mantoue.

§ 106. — Les membres de l'Institut national ne sont plus remplacés quand ils meurent ; ce sont autant de pensions de moins à payer, et ce corps finit par s'éteindre. Pour l'empêcher d'obtenir de la considération , on lui a défendu, contre l'usage général de tous les corps scientifiques , d'envoyer des diplômes à l'étranger pour s'associer des membres.

§ 107. — La notification du 18 mars 1824 prononça l'abolition, pour la fin de la même année, des écoles particulières de philosophie et de jurisprudence, autorisées le 16 novembre 1818. Il est évident qu'on a voulu, en les abolissant , enlever aux maîtres particuliers leurs moyens de subsistance , et rendre l'instruction plus dispen-

dieuse aux écolier» en les forçant d'aller à ÏVinîyersité.

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