LIBERTÉ
Sfgnori , uon voglio dare costituzio ne, perché un a costituzione è un ostacolo al bene che intendo di fare. La costituzione distrugge la conjidenza tra il sovrano ed il popolo. Il bene che è da Tare, voglio farlo io , di m io proprio moto» Mon mi parlate duuquedi costituzione ; non ne voglio sentire (1).
( L'empereur François I er aux députés lombards en 1816.)
§ 38. — C'est en bouillonnant d'indignation que'nons abordons ce sujet. Nos lecteurs sentent
(1) Messieurs, je 11c veux point donner de constitution , parce qu'une constitution est un obstacle au bien que j'entends faire. La constitution détruit la confiance entre le souverain et son peuple. Le bien qui est à faire, je veux le faire, moi, de mon motu proprio. Ne me parlez donc pas de constitution , je ne veux point en entendre parler. — Voilà mot à mot la réponse que le monarque d'Autriche, se trouvant à Milan en 1816, donna à une députation du peuple lombard qui s'était avisée de lui exprimer les vœux et les besoins de la nation. On croyait alors
déjà qu'en parlant du gouvernement autrichien , nous ne plaçons ici ce mot de liberté que pour rappeler ces attentats perpétuels qui le dénoncent au tribunal de l'histoire comme le plus criminel des gouvernements arbitraires. Nos lecteurs n'imagineraient pas qu'il ait poussé l'imposture jusqu'à offrir une apparence de sollicitude pour la
généralement que le voyagede S. M. en Italie avait réellement pour but de connaître et de recueillir ces besoins et ces vœux. C'était pourtant la deuxième année de la domination autrichienne en Lombardie! Et d ailleurs S. M. n'avait que trop bien débuté quand elle répondit à la première députation que les Lombards lui envoyèrent : « Leurs Seigneuries savent que, mes armes victorieuses oyant conquis l'Italie, il ne peut être question ni de constitution ni à' indépendance . «Personne ne se méprenait, à la vérité, sur ces deux mots de victoire et de conquête: on savait par cœur les traités par lesquels l'Autriche avait renoncé à tout droit sur l'Italie ; on savait par cœur les exploitsde l'armée italienne et de la brave division Grenier, commandées par le prince Eugène, vice -roi d'Italie^ on savait comment les Autrichiens étaient venus ù Milan , et qu'ainsi les mots victoire et conquête ne signifiaient que défaite et usurpation. Mais, par une funeste illusion, qui n'était pas entièrement dissipée, les souvenirs se portaient encore sur la proclamation que l'empereur d'Autriche avait fait répandre en 1809 par l'organe de son frère , sous le titre à'Invito delV Arciduca Giovanni d'Austria alpopolo d'Jtalia, Dans cette proclamation ,
liberté publique. 11 Fa pour la ni fait , et avec une impudence si effrontée qu'elle dégénère en insulte pour la dignité de l'homme et les droits de la nature. Voici de quelle manière.