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Quoi qu'il arrive, nous demeurerons promis d'âme

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El mainlenanl, le cœur npuisé, nisséréncc, inélaiieoliquo à peine, elle j^'oûtait innoceinineiil rciichanlcnienl de la nuit bleue.

I.e bas Liiiiuusin de Urive, « portail riant du Midi n, « pay.s au niantel de fleurs », finit ce soir-lù de consoler une de ses filles dans la peine ; car rien ne peut tenir contre la magie d'un de ses soirs de juin.

I.e vent passait léger, l'aile molle, musant comme un écolier qui buissonne. Très doux partout, il se faisait cbanteur dans les ormes de la cour pour le ropos des choses. Il y avait un l)oudroiement de lune sur la cluse ; les prés, les bois, les haies, tout était d'argent clair et se confondait presque avec le blond (les ni'oissons miires. Les seringas du pignon de la grange, les violiers et les giroflées des murailles, mêlaient leurs senteurs fortes à Todeur amoureuse des fleurs de châtaigniers, qui venait des bois proches et emplissait toute la nuit.

« J'aimerais vivre bien des soirs avec lui, pensait petite mie. Nous serions heureux, contents de la vie, de nous-mêmes et des autres. »

D'un mouvement berceur, le rêve pousse ainsi toujours plus avant sa marée lente en l'àme de Millette, monte, monte encore, •et puis se fait étale.

Qu'il est charmeur, ce soir de juin 1 comme il caresse, l'air qui arrive de la cluse, baigné de clarté, de musique et de parfums I

« Eh bien, petite ! appela l'ancienne .Elle est longue à dire, ce soir, ta dizaine. Viens-t'en pour la prière en commun. Voici la demie de neuf heures qui sonne. »

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