LE DIMANCHE A LA FORGE
ONJOUR, bonjour, petit. Ça ne te lasse donc pas, de toujours travailler le dimanche ? Moi, vrai, ça ne me plairait guère.
— Qu'est-ce que vous voulez, père Guillaume l C'est le métier qui veut ça.
— Pardienne ! Faut bien le faire, quand on y est. »
Ces propos s'échangeaient, un jour de grand'messe, devant la forge de Pierroutou, entre un conseiller de fabrique de Combebrettes et Pascalou, le fils aîné du sacristain.
Le père Guillaume, un vieux terrien attaché à la glèbe, et qui gémissait et souffrait qu'on la quitte, avait mis dans son apostrophe tout son mépris pour les lâches qui, par espoir de vie facile, rompent avec la tradition des ancêtres et désertent la terre.
Le « petit », un grand garçon de vingt-cinq ans, qui avait uiic figure sans énergie et jjas méchante, des veux bleus de poupée, une moustache blonde à peine dessinée, portant peu
d'ombre & la lèvre, êlait en Iruln créinoucher paresseusement la mule du meunier, pendant que son patron s'occupait, à Tintérieur de la forge, à étamper les fers
Il avait vu la malice h peine feinte avir ijniuellc le paysan de vieille souche, amoureux des bcso^^iies de plein soleil et de grand air, avait salué en lui Tartisan, le petit apprenti forgeron contraint de tenir le pied des mules, le dimanche, et d'ôtre en manches de chemise sale et en tablier de cuir, quand son frère cadet, et son père, et tous ceux de sa race, se reposaic nt ou chantaient au lutrin en bel habillement de droguet neuf.
C'était souvent d'ailleurs que le père lui faisait un reproche d'avoir failli à l'amour des anciens pour les champs, ei pour CCS travaux d'allègre et saine joie qui se nomment labours, semailles et moissons. 11 regardait un peu son Pascalou comme un défroqué, avec un sentiment de tristesse et de demi-déshonneur, lui, Lionard Mérigal, aux yeux de qui on était pour ainsi dire ordonné en naissant teneur de charrue et sacristain dans la famille, de par la tradition et la longue suite de ses ancêtres, pour lesquels toujours le culte de la terre avait été comme une seconde religion.
L'apprenti souffrait depuis longtemps, sans rien dire, de cette situation inférieure qui lui était faite. II n'entendait être traité ni en déserteur ni en dégradé, surtout depuis qu'il avait vu à la caserne le mépris de l'ouvrier des villes pour < ces rustres de paysans ».
« Très beau d'aimer la terre, pensait-il, mais trimer toute une vie comme une bête de labour, pour s'assurer la crèche garnie de mauvais foin ; mourir avant l'heure, tout bossu d'avoir peiné, pas plus riche à la fin qu'en commençant, merci ! Bon pour d'autres. J'aime mieux être à l'abri quand il pleut, et me chauffer au feu de la forge quand on voit son haleine. Que les vignes gèlent, j'aurai du vin dans ma cave. Que les blés viennent à rien, mon grenier ne sera jamais vide. Quelque temps qu'il fasse, l'argent arrive toujours dans notre métier. On travaille à son aise, en causant. Comme cela, à la bonne heure, c'est facile de vivre. Quoi que tu en dises, père, vivent l'enclume et le marteau ! >
Pourtant, celte fois, la réflexion du père Guillaume lui irollait dans l'esprit. C'est vrai qu'à la forge de Pierroulou on travaillait toujours le raatin du dimanche, et qu'on était même plus pressé que les jours de semaine, tous les bordiers des enlours profitant de ce qu'ils faisaient le voyage du bourg pour mener leurs bêtes au ferrage. Ah I ce n'était pas la même chose à la ville I On se reposait ce jour-là ; personne ne vous regardait de travers I...
Le dernier de la messe sonnait ; d'abord une volée de cloches qui allait au loin, dans la campagne, dire aux malades et aux infirmes : « On va commencer, vous n'y serez pas. Que votre cœur du moins se recueille. » Puis une grêle de coups : ding I ding I ding !... « allons ! allons » à l'adresse des paroissiens du bourg, qui sont toujours les en-retard, et de ceux des villages, qui s'oublient sous les arbres de la place dans les compliments et les offres de prises.
Quelques coiffes passèrent encore avec des airs de voler, tant leurs ailes battaient d'aller vite. Puis ce fut le silence des heures d'office, un silence grave dans lequel on dirait qu'il entre quelque chose de sacré.
La petite porte de l'église était ouverte, et la foule des fidèles débordait sous son ogive. Il en sortait en bourdonnements pressés des chants d'église, des Kyrie, des Gloria et des Amen, qui montaient vers le ciel ou allaient se perdre dans le feuillage des grands ormes. Une rumeur confuse arrivait jusqu'à la forge, et Pascalou lui-même avait peine à reconnaître les deux voix unies de l'ancien et du cadet, même quand Pierretou ne martelait pas à grands coups sonores le fer rouge sur l'enclume.
Le ronflement des hymnes religieuses, la chanson ardente des abeilles sur les giroflées de la mercière, le recueillement de la prière qui planait dans l'air, et plus que cela les pensées graves, les inquiétudes qu'il sentait s'agiter en lui depuis quelque temps, tout portait au rêve l'apprenti.
Des paroles du père lui revenaient à la mémoire :
« On a toujours été paysan dans la famille. Pourquoi donc te faire ouvrier ? Reste avec nous : il y aura du pain pour tous, j'en réponds. Tu auras la liberté : quand on l'a perdue, ça ne s'achète pas. Tu es l'aîné ; on te mariera dans la maison ;
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toute la ])roi)riclc lu viendra eu Léritage. il n'y a pas grande étendue (renibiaves ; mais ce sont de bonnes terres franche», où le blé vient dru. On s'est toujours fait bien honneur dans cette ferme des Kyrials. Pourtiuoi diantre les enfants ne vivraient-ils pas lu où tant d'anciens, et tous lionnêlenient, se sont tirés d'alïairc ? >
S'il lui venait un regret d'avoir rompu la chaîne des ancêtres, éternellement voués de père en fils h la terre et à l'église, Pascalou n'osait pas se l'avouer. Son orgueil, d'ailleurs, aurait rendu tout regret stérile : il était trop tard ; la faute n'était i)lus réparable aux yeux d'un lier comme lui. Ah ! tant pis, et que le méchant sort en soit jeté î...
« Allez, hop I petit. As-tu fini de rêver ? Lève donc le pied de la mule I >
Le petit ne sortit qu'à moitié de son rêve, jeta sur la croisée le chasse-mouches, qu'il promenait distraitement sur le dos de la bête, flatta du bout des doigts la mule à petits coups, lui caressa la croupe et descendit ainsi prudemment jusqu'au pied gauche, qu'il saisit à deux mains, souleva et posa sur le tablier de cuir, qui s'était tendu de lui-même sur sa jambe pliée.
Le forgeron avec ses tricoises enleva les clous du sabot, mit à la place de l'ancien le fer neuf qu'il venait de sortir du brasier et que l'air avait déjà bleui par grandes places. Une fumée épaisse monta en couronnes sous le nez de l'apprenti, tandis qu'une odeur de corne brûlée se répandait dans la rue, supplantant le fin parfum des jolies giroflées de la mercière.
Puis, le fer remis au chaud sous la braise, Pierroutou allait enlever la corne usée, lorsque, pan !... la mule, d'un coup de pied sec, envoya promener la tablette aux outils de l'autre côté de la rue.
Pascalou, distrait, l'esprit parti en songe, avait par mégarde laissé glisser la jambe de la bête ; et celle-ci, contente maintenant de pouvoir donner à sa guise la chasse aux taons, dansait du pied, encensait de la tête et s'ébrouait tant qu'elle pouvait.
Pierroutou, bien qu'il en fût quitte pour une égratignure, n'était pas content : il avait beaucoup à faire ce matin-là ; l'ou-
vrage n'avançait pas ; ce fut tant pis pour Tapprenti. Et comme il avait de suite les oreilles chaudes et la colère prompte :
« Ah ! ganache I cria-t-il. Il y a quatre ans que c'est dans le métier. C'est seulement pas f... de tenir le pied d'une mule. Ah ! je te ferai rêver à la lune, moi !... »
Le forgeron, qui avait bu un coup de vin blanc, ce matin-là, avait la langue déliée et l'injure facile. L'apprenti s'impatienta d'autant plus vite que toute la paroisse sortait à présent de l'église, sans que son maître s'arrêtât pour cela de jurer le nom de Dieu et de vouer le « petit » à tous les diables.
« En voilà assez, n'est-ce pas, dit-il à la fin. Si vous' n'êtes pas content de moi, cherchez-en un autre. »
Pierroutou devint furieux, et, plus rouge que son feu de forge :
« En chercher un autre ! Je n'aurai pas de peine à en trouver un qui te vaille. Ayez donc des bontés pour des foutriquets de cette sorte. Quatre ans que je te supporte, que tu vas et viens dans ma boutique aussi niais qu'au premier jour, pas seulement capable de bien vous tourner une étampure. Et ça raisonne ! Et ça se lève sur ses ergots ! « Cherchez-en un autre !... » Ah I tonnerre de Dieu, n'était ton père, tu serais vite pris au mot, je t'assure... Non, mais j'aime ça : « Cherchez-en un autre !... » Malheur ! si on en croyait sa colère !... »
L'homme criait fort, secouait son bras puissant, haussait les épaules, narguait l'apprenti.
La mule, agacée par les taons, impatiente de regagner l'ombre fraîche de l'écurie, faisait toujours sauter la crinière, émouchait ses flancs avec la queue, battait d'un pied nerveux le pavé.
Il passait des paroissiens à chaque instant. L'église s'était vidée peu à peu, puis la place ; les auberges et les boutiques commençaient à s'animer : déjà il en sortait un murmure continu, pareil à celui qui, aux jours chauds, flotte autour des treilles, dans les cours de fermes.
Pierroutou, sa mauvaise humeur mise en mouvement, ne tarissait plus d'injures
€ Qu'nllends-lii donc, planté ]h comme une solive ? Vovtu t(Milr le pied, cette fois, inib^-cile 7 >
PîKsc.don. plus oxnspt^ré de ces dornières paroles que de toutes les autres, jeta l'émouclioir de crin nu milieu de la boutique, et avec une énergie dans le gesic et don» la voix qu'on ne lui soupçonnait f^uère :
« Non, je ne le tiendrai pas. Vous dites que vous en trouverez facilement un (pii nie vaille. Tant mieux pour vous. Il y a trop longtemps (pie ra <lure, c'est fini ; je vous quitte. >
Pierroutou demeura tout décontenancé un instant que l'aventure eût si mal tourné. Pascalou était si timide et si doux d'habitude I... Puis, des apprentis forgerons, ça ne court pas les routes à la campagne. Mais le patron n'en laissa rien i)araître, et affecta même de prendre un air content pour dire :
— Entendu, mon garçon. Allez, houp I décampez, et bon voyage ! >
La résolution de Pascalou fut vite prise. Depuis le retour du service, il avait des idées de ville, qui ne le quittaient pas.
Oh I la gaieté bruyante des faubourgs, Tanimation des promenades chaque dimanche ; la joie des concerts militaires, sous le kiosque, aux soirs d'été ! L'agréable vie qu'on devait mener à Tulle, autrement intelligente, variée, riche en plaisirs, que cette existence de routine, de monotonie et de rude labeur que les gueux de la terre traînent, toute leur misérable durée mortelle, dans des bordes isolées î
Dès lors, c'était décidé et tout à fait irrémédiable : il allait partir pour Tulle. Il ne restait plus qu'à l'annoncer au père, faire sa malle, dire quelques adieux dans le pays.
Tout cela d'ailleurs au plus vite, car la mise à exécution d'un projet aussi hardi ne souffrait pas d'atermoiement : il fallait donner l'assaut et agir par surprise. Le départ une fois annoncé par tout le bourg de Gombcbrettes, l'ancien serait plus empêché de retenir son fils.
Le soir même, vêpres dites, Pascalou se rendit au presbytère :
« Holà ! Guillaume, est-il rentré de réglisse, M. le curé ?
— Oui bien ; prends la porte du jardin ; tu le vois ? Il lit le Soleil sous la cbarmille. »
Un bon homme, l'abbé Mitre ; rond, gros, les pommettes fleur de pêcher, les joues et le menton bleus d'être rasés de près.
« C'est toi, petit ? Un dimanche après midi î Jésus-Dieu, tu ne danses donc pas aujourd'hui ?... A la bonne heure I
— Oui, monsieur le curé , c'est moi. J'ai dit bonsoir à la danse, bonsoir à mon maître, et je viens vous faire mon adieu.
— Ton adieu ? Comment ça, petit ?
— C'est bien simple, monsieur le curé. J'ai eu querelle avec Pierroutou, mon maître ; je lui ai dit « Je vous quitte. î> Il m'a répondu : « Bon voyage !» Et je pars pour Tulle.
— Tu pars pour Tulle ?... Ah I mais non, par exemple ; je me charge bien d'arranger l'affaire.
— Inutile de vous déranger pour ça. Merci bien tout de même. Mais je suis décidé à m'en aller, et je m'en irai.
— Ta, ta, ta... Et qu'a dit ton père ?
— Rien encore ; la nouvelle est toute fraîche, puisque la chose se passait à la forge ce matin, à la sortie de la messe grande. Je n'ai pas voulu empêcher l'ancien de chanter les vêpres, et je ne lui ai pas annoncé : « C'est demain que je vous quitte. »
— Comment ? C'est déjà demain que tu pars ?
— Oui, monsieur le curé : c'est la foire et la fin du mois. Je trouverai plus facilement à me faire conduire à Tulle et à m'y placer. »
L'apprenti avait un tel air d'assurance dans la parole et le maintien que l'abbé Mitre, désolé, se prit la tête dans les mains, réfléchit un temps et conclut :
« Intervenir ? C'est inutile. Je ne viendrai jamais à bout de ses raisons. »
Et dans sa sagesse de prêtre et dans sa clairvoyance, il jugea qu'il valait mieux adresser quelques reproches mêlés de recommandations à l'ouvrier, que l'engrenage de la ville allait prendre.
« Ah ! petit, lui dit-il, si tu savais le regret que j'ai de te voir partir I Et la crainte ! Tu étais l'aîné des Mérigal, im bon garçon, un beau parti I Tu étais fait pour vivre ici, heureux, au soleil des champs, et nos dans une forge. C'est un grand malheur que tu aies renié la terre ; car la terre meurt, mais
ceux-là aussi meurent un peu, meurent ù la douceur de vivre, qui la quittent. Ce n'est pas à vingt ans passés, c'cst-à-dirc réducation de la vie à peu près faite, qu'on quitte le milieu où non seulement on a vécu soi-même, mais où toute votre race depuis des temps innombrables a vécu. Quand()n est né paysan, on le demeure : le joug est doux, et le fardeau léger. Si on ne se sent pas la vraie vocation de la terre, ch bien l on se fait curé ; je te Tui dit : le curé est le frère du paysan. L'un sème ; l'autre bénit les récoltes. L'un llattc la terre, l'autre flécliit le Ciel. Et c'est leur commune intervention qui nous vaut les troupeaux prospères et les moissons fécondes. Je t'ai offert de te faire admettre à Servières pour entrer dans les ordres. Tu aurais été vicaire, et puis peut-être un jour curé de Combebrettes. Ton père aurait chanté la messe, et tes neveux l'auraient servie. Tu aurais coulé des jours calmes et bien remplis dans la prière et l'affection des tiens. Tu n'as pas voulu, et ce n'est pas ma faute. Tu préfères une vie d'aventures, dont les prémices sont l'exil... Et tu pourrais, loi, le fils honoré du sacristain de Combebrettes, quêter comme un chemincau l'aumône du travail de forge en forge ? Ah I petit, que je te plains !... Surtout, suritout, matin et soir, n'oublie pas ta prière, et que ton cœur et ta pensée aillent toujours vers Dieu. »
Le petit écoutait distraitement, les yeux baissés, hochait la tête d'un air de dire :
« C'est bon, monsieur le curé. Chacun ses idées, n'est-ce pas ? Vous avez appris beaucoup de latin ; moi, je connais la vie des villes. Ah I ne me plaignez pas, monsieur le curé I »
Mais Pascalou avait encore son âme de campagne pleine de douceur, de foi et de respect pour la soutane. II se contenta de répoudre :
« Vous êtes trop bon de vous inquiéter, monsieur le curé. C'est un essai que je fais. Si ça ne réussit pas, je reviendrai.
— On dit toujours ça ; on ne le fait jamais. En tout cas, va, je te bénis, et je prierai pour toi. »
Guillaumine, assise au fond de l'allée sur une des marches du perron, s'interrompit de lire la Vie dévote de saint François de
Sales, regarda par-dessus ses lunettes son curé tout ému embrasser le petit, et, n'y comprenant rien et inquiète : « Qu'est-ce qui lui arrive donc, monsieur le curé ?
— Qu'il nous quitte, Guillaumine, <ît part pour Tulle.
— Ah I Jésus-Marie, fit la servante en levant les bras au ciel ; que c'est béte, la jeunesse I Un enfant dans une ville, c'est un fruit tombé de l'arbre : ça se gâte vite... Mais il n'y a pas de quoi pleurer, monsieur le curé. C'est tant pi5 pour lui, et voilà tout. »
L'abbé Mitre n'écoutait guère le sermon, mais suivait des yeux l'apprenti, qui s'éloignait d'un pas léger entre deux rangées de buis taillés en boules.
Il songeait : « Je suis vieux ; il sera loin ; le reverrai-je jamais ?» Et comme il avait une vive affection pour son ancien petit clerc, qui avait toujours été plus doux et moins dissipé que ne le comporte d'habitude la profession, il essuya une larme de la manche de sa douillette, malgré la gronderie de Guillaumine.
Pascalou, cependant, s'en allait chez l'instituteur, le cœur rempli d'espoir et d'insouciance heureuse.
« Le curé, pensait-il, un brave homme, mais dans les idées anciennes. »
Le régent, lui, saurait mieux l'accueillir et le comprendre. En effet :
« Vous nous quittez ? lui dit-il. Ça ne me surprend guère : je m'y attendais depuis longtemps. Vous êtes intelligent, actif, et, dans quelque métier que ce soit, vous devez réussir avec de la conduite et du travail. Pourtant j'aurais mieux aimé pour vous l'école normale ou le service militaire avec rengagement. J'y avais songé, quand vous avez été reçu le premier du canton au certificat d'études. Votre père n'a pas voulu ; vous-même n'avez pas pris garde que vous auriez pu devenir mon adjoint, puis me remplacer un jour à Combebrettes. Vous avez préféré vous mettre apprenti chez Pierroutou. C'était peu, et je suis content de vous voir chercher meilleure fortune à la ville. Tâchez de devenir ouvrier d'art, de monter sitôt que vous pourrez un atelier de forge à votre compte ; l'industrie e§t asiurément une