‹ L'IvraieChapitre 4 sur 26 · I ' 1 V II A I K · texte numérisé non relu

I ' 1 V II A I K

l>r;iiulu' jciiiu* il pU'iiic de sève, où il y n beaucoup à faire cl h gjigiier. Demeurez ce que vouH êtes, d'esprit et de caractère, et tout ira bien. Dans tous les cas, soyez assuré, mon cher ami, (lue tous mes v(rux vous accompiignent. >

Ah I récents de France, (lue j'en ai vus, parmi vous, encourager ainsi les déserteurs de la terre, au lieu de leur montrer les désenchantements qui les attendent au premier tournant de la voie sans retour ! Que j'en ai vus accepter de gaieté de cœur la dépopulation des campagnes, la prêcher même, la i)rovoqucr à l'occasion, non sans croire, et de très l)()nne foi, servir la cause du progrès I

Le fils du sacristain quitta donc Tinstituleur, content de la décision prise cl tout ragaillardi. Il annonçait maintenant son départ à tous ceux qu'il croisait sur la route. Les jeunes en accueillaient la nouvelle avec indifTérence, sans tristesse et sans joie. Mais les vieux, qui sentaient en eux, solidement racines, l'orgueil et l'amour de la terre, les vieux hochaient la tête drôlement, avec un air de dire :

« Tant pis, Mérigal aine. C'est grande pitié de voir partir des enfants comme toi. »

Un même mépris retroussait leurs lèvres ; une égale douleur assombrissait leurs yeux. Ils tendaient cependant leurs mains rudes, et d'une voix de regret :

« Au revoir tout de même, disaient-ils. Et fais un bon voyage. >

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