‹ L'Obélisque de Louqsor transporté à ParisChapitre 10 sur 16 · Texte des inscri/itions · texte numérisé non relu

Texte des inscri/itions

On peut diviser l’ensemble des inscriptions de chaque face de l’obélisque en trois parties.

^Immédiatement au dessous du pyramidion, le bas-relief des offrandes qui occupe toute la largeur de chaque face.

a° En tête de chaque colonne d’hiéroglyphes, un encadrement surmonté de la ligure de l’épervier symbolique, coiffé du pschent entier ( 1 ), et terminé en franges à sa partie inférieure; on peut donner à cet encadrement le nom de bannière royale ; il renferme les titres honorifiques et variés des princes nommés dans les obélisques, et on le trouve figuré isolément à côté des rois égyptiens , dans des représentations de cérémonies religieuses ou civiles.

3° U inscription proprement dite, dont les signes, divisés en trois colonnes parallèles , et écrits les uns au-dessous des autres isolément ou par groupes, forment trois inscriptions verticales qui se lisent de haut en bas.

Ou doit remarquer encore ce qui suit :

(1) Le pschcnt est le bonnet à mitre qui est la coiffure des rois d’Égypte, et qui , par les deux pièces qui le composent, est le symbole de leur autorité sur la Haute et la Basse. Égypte ; la mitre pour la première, et le pschent sans mitre pour la deuxième.

1 ° L’ordre de ces colonnes n’est pas arbitraire, pas plus que celui des idées exprimées par les signes qui les composent : quand les inscriptions ne concernent qu’un seul roi, l’une des trois colonnes est lapremière; les deux autres succédent.Pour reconnaître la première, il suffit de voir de quel côté regardent les oiseaux ou les quadrupèdes figurés dans l’inscription; s’ils regardent à droite, la colonne de droite est la première, et celle de gauche la troisième ; c’est le contraire si ces animaux regardent à gauche. Ce principe s’applique d’ailleurs à toutes les inscriptions et autres textes en écriture hiéroglyphique.

i° Si deux rois sont mentionnés dans les trois inscriptions d’une ou de plusieurs des faces d’un obélisque, l’inscription du milieu est la plus ancienne, et doit être interprétée isolément des deux autres. En général, un obélisque dont les quatre faces ne portent qu’une inscription médiale chacune, ne mentionne que le souverain qui le dédia; quand il y a trois inscriptions, c’est un roi postérieur à celui-ci, qui a fait ajouter les deux inscriptions latérales.

3° Quelques groupes de signes sont enfermés dans un encadrement dont les contours sont uniformes et réguliers. Ces encadrements se nomment cartouches et méritent une attention toute particulière , les cartouches donnant à tous les

monuments où il s’en trouve une haute importance historique.

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