‹ L'Obésité et son traitementChapitre 11 sur 24 · TROUBLES DE LA NUTRITION · texte numérisé non relu

TROUBLES DE LA NUTRITION

État général. Activité physique et intellectuelle. — L'activité physique, la force musculaire sont, sauf de rares exceptions, très diminuées; l'effort lui étant pénible, l'obèse développe peu ses muscles par l'exercice ; il a d'ailleurs besoin de repos et de sommeil, et dort 10 à 12 heures par jour. Par contre, l'état des facultés intellectuelles est très variable; il n'est pas rare d'observer des obèses qui ont conservé la plénitude de leurs moyens et se livrent avec activité aux travaux de l'esprit, mais chez beaucoup le travail cérébral devient plus pénible et plus lent. L'histoire relate même des exemples d'obèses qui tombèrent dans un état voisin de l'imbécillité.

Troubles de la nutrition. — La nutrition générale est troublée. La température rectale est, le matin, inférieure à la normale, elle se relève dans le courant de la journée. La quantité d'acide carbonique exhalé est diminuée.

Kisch (1) a recherché quelle était la richesse du sang en hémoglobine; il Ta trouvée augmentée dans 79 p. 100 des cas et diminuée dans 21 . Chez les

(1) Kisch, Ze'dachr. f. klin. Med. t t. XIII, p. 350.

obèses anémiques, le nombre des globules ne serait pourtant pas au-dessous de la normale, d'après M. Bouchard.

Le trouble nutritif se traduit d'une façon plus nette si Ton étudie les éliminations urinaires, comme nous le verrons plus loin. Notons dès maintenant la fréquence de l'oxalurie. de la glycosurie, de l'albuminurie. On a signalé encore la polyurie, la lipurie.

Marche de la maladie. — La marche de l'obésité est extrêmement variable ; d'habitude elle est lentement progressive, mais elle peut être rapide, comme elle peut aussi s'arrêter spontanément ou rétrocéder sous l'influence d'un changement de régime.

On peut arbitrairement, d'après le poids du corps, fixer des degrés dans l'obésité. Le Gendre en admet trois. Le premier comprendrait les poids inférieurs à 100 kilogrammes; entre 100 et 175 kilogrammes on rangerait les obèses dans le deuxième degré ; et dans le troisième degré tous ceux pesant plus de 175 kilogrammes; ils sont d'ailleurs très rares.

Maurel pense que l'augmentation d'un dixième du poids constitue déjà l'état pathologique et reconnaît quatre degrés : Le premier, qui coin-

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