OBÉSITÉ CHEZ LES ENFANTS
mence à l'augmentation d'un dixième, va jusqu'à celle de trois dixièmes ; le deuxième degré pour les cas entre trois et cinq dixièmes d'augmentation; le troisième degré comprend les deux dixièmes suivants; enfin le quatrième degré comprend toutes les augmentations à partir de celle de sept dixièmes au-dessus du poids normal (1).
La notion de l'adiposité permettra à l'avenir de fixer de façon plus certaine le degré de l'obésité.
Types cliniques. — D'ailleurs il y a lieu de tenir compte d'autres éléments, tels que l'âge, le sexe, le tempérament, les localisations de la surcharge graisseuse. 11 existe en effet plusieurs types cliniques d'obésité.
Obésité chez les enfants. — L'adipose peut être congénitale. Le plus souvent elle apparaît dans le cours de la vie, mais elle peut débuter dans J'enfance. Le poids, normal à la naissance, peut, dès les premiers mois, s'accroître dune façon tout à fait insolite. On cite un enfant d'un an et trois
(1) Mai'rel, Rapport au Congrès français de médecine, 7 e session, p. 10 et suivantes.
mois qui pesait 26 fcg .500 (Barkhausen), une flllette de trois ans dont le poids atteignait 24 kilogrammes (Heyfelder), deux enfants de quatre ans pesant l'un 41 kilogrammes, l'autre 68 kg ,500. Nous devons à l'obligeance du D r Parhon (de Bucarest) ^observation de deux cas très intéressants d'obésité congénitale : un garçon âgé de quatre ans, pesant 50 kilogrammes ; sa sœur âgée de 13 mois pesait 30 kilogrammes.
L'obésité qui débute ainsi dans l'enfance est généralement héréditaire ; elle peut cesser au moment de la piîberté (Démange) et Charcot pensait qu'elle était plus facilement réductible par le traitement que celle des adultes.
Obésité suivant les sexes. — L'obésité est plus fréquente chez la femme que chez l'homme. Les conditions sociales différentes, l'activité physique moindre expliquent en partie cette anomalie; mais les circonstances spéciales qui favorisent le développement de l'adipose dans le sexe féminin, prédominance du tempérament nerveux, modifications apportées à la nutrition générale par les différentes phases de la vie génitale et surtout la permanence de ces causes, contribuent à donner à