‹ L'Obésité et son traitementChapitre 9 sur 24 · CLINIQUES · texte numérisé non relu

CLINIQUES

Symptômes. — Si, au début, l'obésité peut à peine être considérée comme une maladie et si l'embonpoint, lorsqu'il est encore modéré, peut être uniquement envisagé au point de vue esthétique, il ne faut pas que l'adipose soit extrêmement développée pour voir apparaître des symptômes ou des accidents qui, même peu accentués, n'en sont pas moins l'indice d'un trouble apporté au fonctionnement d'un certain nombre d'organes et constituent une gêne dans l'accomplissement des différents actes de la vie.

Suivant que la graisse sera également répartie dans l'organisme, qu'elle s'accumulera dans le tissu cellulaire sous-cutané, ou qu'elle se fixera autour des viscères, les conséquences de la surcharge graisseuse seront toutes différentes et

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seront plus ou moins en rapport avec l'apparence extérieure du sujet.

Aspect physique. — Le développement du pannicule adipeux n'a pas seulement pour résultat de modifier d'une façon désagréable l'aspect général du corps, d'altérer la finesse du visage, d'empâter les traits ou de faire perdre l'élégance de la taille ; il constitue rapidement un obstacle aux différents mouvements. La marche devient lente et lourde ; l'obèse s'avance les jambes écartées, les membres supérieurs légèrement éloignés du corps.

Le cou est épaissi et la peau forme à la nuque des bourrelets disgracieux ; la graisse s'accumule encore au niveau du menton et des joues, les mouvements de la tète deviennent eux-mêmes difficiles; les seins grossissent, l'abdomen se déve loppe.

D'ailleurs, l'obèse ne peut accélérer la marche, car il s'essouffle vite et l'ascension des escaliers lui est particulièrement pénible ; le moindre effort provoque la dyspnée.

A un degré plus accentué encore, l'obèse renonce aux mouvements, il passe ses journées

dans un fauteuil ou reste au lit demi-assis, demicouché, toute autre position lui étant interdite, et le moindre déplacement exige le secours d'autrui.

Troubles cutanés. — On observe fréquemment au niveau des replis cutanés un eczéma intertrigineux toujours très tenace, se localisant de préférence aux aisselles, aux aines, au périnée, sous les seins. La peau est souvent le siège d'éruptions diverses, eczéma, acné, etc. ; elle se couvre facilement de sueurs et exhale une odeur forte, parfois même fétide. Enfin lorsque le développement de l'embonpoint a été rapide, on constate l'existence de vergetures. On a signalé également la fréquence des hernies chez les obèses.

Troubles circulatoires. — D'autres symptômes traduisent la surcharge adipeuse, voire même la dégénérescence graisseuse des viscères. Ce sont généralement les troubles cardiaques qui se manifestent ainsi en premier.

Nous avons signalé l'essoufflement pendant la marche, l'oppression au moindre effort. Cette dyspnée n'est pas seulement le résultat de la fatigue provoquée par l'augmentation de la masse

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