Î-^QPUT
-^ Le père P^ton, qui .çst^-ce ? jaixiais op ne le ren- .cpnw^. Il pawt w^ hmK^s canqniales puis s'en va par la poïiti^ dp l^rsaçristiç ; ,pf rspinp^e n.aAt rapport.avec ivu.
-r-T- JLe pèue Pftton ^]t up ftnpiep .curé, très fort en vvitiç^Uvire, m çépobijte .macéré^ ..duir, .comm^ il ^erw .4ésir^ble qu'ij y en eût be^wçpujp au Y5ii4^§ Saints ; il est, ^u 4enieu;:^t, yn excellât honi,ïïie qui trime, 4u ,matin au soir, ainsi qu'ui;i paysan, pt qui, .à causée TOême de son genre de travail, vit très à l'écart. J'ajoute qu'il a des vertus laïques, c'est-à-dire qu'il ne dénpnce pas ses confrères e^t n^e çonsidfèrç point la délation, telle qu'y^e v«:rtu.^. pous wrp.ps m lui un djy:çctpur rugueux n>ais déypué, ^ini^i^t \mm^XK% le$ âmç?.,,. -
— Ah! vous me versez du baume dans le coeçr^ pe^^r^tre que l'on pourrai^t alors ne pas partir. Si vous saviez combien cette perspective d'ftUer k Pilris ou je ne sgis pù, devient niaiiitfnant, pour wibi, un cau- ,cheix>^r !
-:- Attendez, cela tournera mieux que vauç mjçxoy^z ; vous verrez que npus Qpus e» tirerons^
r«- Au fond, «ipn oncle., ç'^s^ vcxu^s q,vii tene^ h clef de la s.itiu^tiQi?, dit M'-^ de Garambpis,
^rr Qui^ eii p^tie, du nj^oins ; )e suis le paravent, mx paravent blindé de procédure;; fit je vous jure q*i'il faudra d;échaiçie»r }ï*n.e s^açrée brise pour l'abattre.
— j'ai visité, ijine :fpi$, pend.aijt mae prpm^n^de^ la vigne de$ père$^ reprit DiArtal.. Elle est spa^çiei^is^ ^t bien située; ils fabriquent avec d^$ vins de meçse?
rr- Oui, pas ^ixayvais, d'ailleurs. Le coteau sur lequel le vignoble est placé ^st un $ol argUp-calc^irje, -coloré de rouge par des oxydes de fer ; il ressemble à U ^rre
l'ôblai* 3Î23
de certaîïis des climats de Pomtnard ; le père Paton y a planté des cépages de pinots et, dans queliques années, si les saisons sont 'propices, ce ne seront plus de simples vins de meSse tnais des vins de table plus qu^ofdînaires qu'il y récoltera; ce jour-là, Tabbaye sera riehe.
En attendant, la vente des vins blancs suffit presque à compenser la dépense* de la communauté; aussi faiit-il sauver à touf prix ce clos, car si les rtioines se fîxeùt à l'étranger, ce sera grâce à Ini qu'ils vivront, sinon, cesefa la disette et, à bref délai, k débâcle.
-^ Bien, admettons que le Gouvernement ne puisse confisquer le vignoble ; il n*en ftstet^i pas moins impossible à Dom Paton et à Ses domestiques de résider chez eux, dans h clôture, car ils seraient poursuivis sous inculp^ftion* de former oti de reconstituer une congrégation non autorisée.
— Il n'est pas utile que le P. Paton et les frères laiS habitent le monastère même. Us demeureront au dehors ; nous en recueillerons chacun un et ^office aura lieu, même si le commissaire de police appose les scellés sur les portes de la chapelle du noviciat et de Moratoire, dans une pièce quelconque que Ton arrangera à cetefîet, chez l'un de ndus.
— Q.ue Dieu vous ertttende ! s^écria DUrtalqui se leva' pour prendre congé.
-^ Êh bien, quoi', vous vous retirez, mais il n'est pas quatre heures î
— Si, à force de bavarder, nous avons atteint l'heure des Vêpres. Écoutez tinter lés premiers coups.
— L'heure des Vêpres ! dit M. Lampre qui regarda sévèrement sa nîèce ; c'est, ma foi', Vfai ; et vôUS oser
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arborer des rubans blancs à votre chapeau et une cravate de la même teinte I Et la sainte liturgie, qu'en faitesvous ?
— Mais, répondit M"' de Garambois ahurie, c'est aujourd'hui une fête simple de la Vierge et la couleur du jour est le blanc.
— Pardon, les Vêpres sont dimidiées; elles sont panachées ainsi que des glaces mi-vanille blanches et mipistache, vertes ; elles sont marquées surTordo, comme étant, à partir du capitule, du suivant, c'est-à-dire de demain, dimanche (de Ea), neuvième dimanche après la Pentecôte, vert. Or, une liturgiste de votre envergure ne peut ignorer que le conopée du tabernacle change en ce cas-là, et arbore le ton de la deuxième partie, alias du lendemain. Vous devriez donc porter à cette heure des rubans et une cravate verts ; les avez-vous au moins sur vous, pour changer ?
— C'est la vengeance du Montrachet et du Pouilly demandés pour le service de l'autel, s'exclama Durtal, en riant.
— Je lui revaudrai cela, fit M"' de Garambois, en riant, à son tour.
— Que M, Lampre nous conserve, ici, des moines et vous ne lui revaudrez rien du tout ; et nous le bénirons, en chœur, au contraire.
— Ah certes, répliqua-t-elle, en se coiffant, car vivre sans mon office, c'est impossible et je filerai plutôt, si je le puis, à la remorque du monastère, en Belgique.
— Elle en serait bien capable, grogna son oncle, qui enfila son paletot pour se rendre avec elle, aux Vêpres, dont le deuxième coup venait de sonner.
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[viDEMMENT la gloîrc de la sculpture des Pays- Bas est, ici, à Dijon, pensait Durtal, en tournant autour du puits de Moïse qu'il était revenu voir dans l'asile d'aliénés, bâti sur l'emplacement de Tancienne Chartreuse de Champmol, situé à dix minutes de la gare.
Cet établissement où Ton pouvait, à certains endroits, s'abstraire loin des fous, eût été un refuge de rêveries et d'art si l'on avait pu s'asseoir, tranquille, devant ce puits, sans être toujours accompagné d'une concierge attendant que Ton eût fini d'examiner les sculptures pour refermer le grillage qui les enclôt et vous reconduire, par les voies les plus courtes, dehors.
L'hospitalière ville de Dijon était, en ce lieu, insupportable.
Aussi, quand il s'était bien rempli les yeux de l'œuvre de Sluter et de ses élèves, Durtal s'en allait-il la digérer plus loin, dans le délicieux jardin botanique qui borde la route de Plombières, en face du remblai des trains»
Parle soleil de ce matin-là, les feuillages des grands
32é l'oBLAT
arbres de Fasile se tachetaient de gounes d'or qn^ils reversaient en gouttes Meukres sui les caiUous àâi soi ; Ton cheminait dans' les allées sousun crible de lumière et d'ombre et la haie serrée des cyprès que Ton devait longer pour atteindre le préau où se trouvait le puits, parfumait d'un fleur léger de résine, le vent.
Cétait dans ce préau solitaire, que s'élevait le monument commandé par Philippe le Hardi à Claus Sluter, assisté des imagiers les plus habiles de son temps.
Ce monument émergeait de l'intérieur même du puits, supporté par un piédestal hexagone, sur les pans duquel se tenaient les statues des six Prophèiass 4pâ avaient annoncé la Passion du Chiist et A était sofmonté d'une plate-forme appayée sur six anges piearai]! au-dessus des Prophètes. Sur cette plate-fornae, cette terrasse, comnae l'appellent les anciiens textesj^se dressait jadis un Calvaire disparu, dont quelqiaes dlébris avaient à;é recueillis par le musé« archéologique ik ia ville.
Le tout était abrité dai^s une émxny^ voti>ère en. âlde fer plafojQnée d'un toit et garnie^ au ^edauas, par dessus, la margelle mècœ du puits qu'il dépassait, d'un plancher courant de bois et d'une balustrade au-dessous de laquelle l'on voyait l'eau quasi-morte dans laquelle trempait le piédestal, verdi par les mousses, au fond du trou.
Et l'on se promenait sur ce balcon autour des effigies des Prophètes, taillés grandeur nature, dans des blocs de pierre qui avaient été autrefois peints par Malooel mais étaient redevenus, avec l'âge, d'un ton ujaifornae où il entrait un peu de blond et beaucoup de gris..
La plus surprenante de ces statues^ celle qui vous ac-