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LA STATUE DU MORT VIVANT

Ç^^^^A mort ressemble à la nuit qui fait s'al- ^i| EjHi lumer les étoiles. De l'io-noré de la u^jJ^I veille elle fait tout à coup étinceler le nom. Une lumière inattendue sort des tombeaux.

A peine le bruit de cette fin tragique du docteur Klipper s'était-il répandu que des biographies louangeuses apprenaient à la foule la valeur extraordinaire de l'homme inconnu que la science venait de perdre. Les revues spéciales énuméraient les travaux du chercheur, et les savants officiels célébraient les découvertes de cet indépendant qui avait combattu à Tavantgarde, travaillant seul et dans Fombre. Et le grand public lui-même apprenait avec stupeur qu'il avait coudoyé, en ne s'en doutant guère, un homme qui eût mérité une statue.

Une statue ! L'idée ne tombait pas dans le

vide. La Revue des Sciences Nouvelles ayant imprimé le mot sous la signature du docteur Chardin, la chronique parisienne s'emparait du projet. Frédéric Clément, le chef du grand reportage du Boulevard, commençait par une préface très émouvante et une série d'interviews sur la vie et les travaux de Jean Klipper et, après avoir en bon journaliste raillé la fièvre de ^X.B,iMe^\di statu ornante qui sévit sur le temps présent, il interrogeait la plupart des grands savants, sur la question de savoir si l'enfant de Strasbourg, après avoir voué toute une existence à la science, après avoir vécu et souffert pour elle, méritait, oui ou non, un socle, une image sur une place publique.

Et presque toutes les réponses publiées par \q Boulevard concluaient à. une manifestation en l'honneur de Klipper. Buste ou statue, le savant alsacien méritait un hommage. Et pendant toute une semaine, Paris, entre deux conversations sur la récente première et le dernier scandale, Paris, oubliant un peu les coulisses de théâtre, les crimes à la mode et les interrogatoires des juges d'instructions, s'occupa du docteur Jean Klipper comme s'il se fût agi d'un acteur en vedette, d'un apache récidiviste, ou d'une héroïne de cabinets de restaurant.

Frédéric Clément avait d'ailleurs, avec beau-

coup d'art, présenté comme possible, comme probable, la découverte extraordinaire du docteur Klipper, arrivant à doter l'humanité d'un troisième œil, d'une troisième fenêtre ouverte sur la vie de l'univers. Le chroniqueur avait intitulé sa série d'articles, ses visites et interviews : Un Magicien du XIX^ siècle y et grâce à lui, pour la foule, la figure du chercheur avait pris Taspect fantastique d'un ci i: ire docteur Faust penché sur ses alambics. Le public, intéressé par la vie et la mort de Klipper, avait lu cette biographie dramatisée et les opinions successives des savants, comme il eût dévoré un roman-feuilleton, un livre de Wells ou de Rudyard Kipling.

« Comment en plein Paris un tel homme avait-il pu vivre sans que la gloire qui va droit aux cabotins politiques ou littéraires eût donné à ce front désormais refroidi, à ce nom désormais célèbre, un rayon de cette renommée qu'elle prodigue aux médiocres, aux arrivistes et aux aventuriers ? »

Frédéric Clément développait ce thème avec véhémence, secouant ainsi l'opinion. On s'irritait de rinjustice du sort. Tous les incompris, les vaincus, ceux que la fortune laissait en chemin, incarnaient leurs revendications dans cet ignoré, le génie : Jean Klipper. Et tout naturellement de Paris la colère contre l'igno-

rance des hommes et l'injustice du sort se répercutait jusqu'en Alsace. Les compatriotes de Klipper se sentaient à la fois plus fiers et plus tristes que les Parisiens eux-mêmes de cette destinée dont la gloire rejaillissait sur la chère petite patrie.

« C'est en France qu'il a lutté, en France qu'il repose, disait le Journal d' Alsace ^ mais c'est en Alsace qu'il est né. »

Alors l'idée naissait, exprimée tout d'abord par V Alsacien-Lorrain^ d'élever à Strasbourg un monument au savant que les académies et les revues françaises saluaient ainsi comme un précurseur. Un comité se formait bien vite qui lançait un appel de fonds et, dans l'émotion provoquée par V Enquête de Frédéric Clément, la souscription s'élevait avec rapidité à un chiffre assez considérable. On obtenait très vite assez d'argent pour élever une statue.

Une statue pour Jean Klipper dans ce Strasbourg qui n'en avait pas élevé une à Kœberlé ! Les polémiques maintenant commençaient. Les rivalités patriotiques se dissimulaient sous des prétextes singuliers. Les autorités allemandes craignaient que les étudiants de race alsacienne et d'âme française ne profitassent de l'inauguration de cette statue pour arborer des couronnes significatives et rendre des hommages que ces jeunes gens savaient du reste

porter, chaque minuit de Noël, à l'image de Kléber. Et vraiment Jean Klipper, avec ses visions admirables peut-être, mais de simples visions sur l'avenir, avait-il mérité le même honneur que ce Jean Gutenberg dont Strasbourg avait salué le bronze, autrefois, solennellement (( du temps des Français »?

En fin de compte, on s'entendit en acceptant un compromis. Les partisans de la statue renoncèrent au socle, les adversaires acceptèrent ridée d'un buste — un buste de bronze encastré dans la muraille de la maison natale du savant, et, au-dessous de l'effigie, une inscription indiquant au passant que Jean Klipper était né là.

L'hommage était aussi solennel et, pour le gouvernement allemand, la cérémonie n'avait plus le même caractère populaire et par conséquent périlleux. L'inauguration d'un buste dans une petite rue du Vieux-Strasbourg ne pouvait attirer autant de foule qu'une statue dressée sur la place publique.

— C'est un demi-danger, disaient les feuilles allemandes.

— Et une demi-concession, répondait, à peine résigné, le comité alsacien.

Le buste de Klipper, exécuté par un jeune statuaire strasbourgeois d'après un admirable dessin fait jadis sur nature par J.-J. Henner,

avait figuré au Salon. Il rendait bien la physionomie étrange, la maigreur pensive, de ce visage à la Michelet ou à la Mommsen. Et les critiques n'avaient pas eu grand'peine à deviner, après coup, sous le front pensif, l'homme génial.

Les Strasbourgeois, aussi ignorants que les Parisiens des recherches du docteur Klipper, ne voyaient dans Thommage rendu qu'un souvenir donné à un de leurs compatriotes vivant et mourant de Vautre côté^ en fils d'Alsace transplanté dans la grande ville. Il leur semblait que, par delà la frontière, Paris leur renvoyait, glorifié et grandi, un enfant du pays. Et c'était bien en effet la patrie qui avait recueilli, sinon acclamé le savant penché sur ses recherches. C'était Paris qui, un peu tard, avait découvert Jean Klipper et le rendait à Strasbourg enveloppé de gloire — gloire tardive, gloire posthume. On prend ce que la destinée vous donne.

Et ce fut grand jour de fête lorsque le Comité conduisit, de la gare à la rue de la Mésange, les délégués parisiens venus pour saluer l'image de Jean Klipper. Les Strasbourgeois pavoisaient aux couleurs de leur pays — rouge et blanc — les fenêtres du voisinage. A ce drapeau strasbourgeois une troisième couleur manquait, une couleur que les jolies filles portaient

à leur corsage en ajoutant des bleuets aux coquelicots et aux marguerites blanches. Mais c'était du moins l'Alsace fêtant un Alsacien avec son drapeau clapotant dans le soleil.

Le docteur Chardin était accouru de Paris, tenant à payer au savant disparu la dette de la science. Il parlerait, non pas au nom de l'Académie de Médecine, mais en son nom personnel. Le témoignage d'un représentant officiel de la science française n'en était pas moins important. C'était un maître saluant un maître.

Le reporter du Boulevard^ Frédéric Clément, empêché de faire le voyage d'Alsace parce que, ce même jour, on inaugurait, par une version grecque, un Théâtre de la Nature dans une ville d'eaux, lui avait, en lisant les épreuves de la harangue envoyées au journal, télégraphié :

— C'est une maîtresse page, cher docteur. Quand on sait parler ainsi, on est mûr pour la tribune !

Chardin, peut-être, était de cet avis.

Et André Fortis avait pieusement voulu faire avec Cécile le voyage de Strasbourg qui était pour lui comme un pèlerinage de reconnaissance. Toute la paix de son esprit, son affranchissement, sa délivrance, la joie qu'il avait maintenant de humer la vie, de vivre sa jeunesse, d'aimer la créature exquise qui était

sa femme, d'espérer des enfants, de se donner tout entier à son art, d'être soi, d'avoir à jamais vu fuir le spectre, c'était à Jean Klipper qu'il devait cette quiétude, ces espoirs, cette existence nouvelle. — Le dévouement qu'il ne pouvait plus prouver au savant, puisque la mort avait passé, il voulait l'apporter, changé en admiration reconnaissante, à la maison natale, et, au premier rang des spectateurs, devant la foule, le peintre était là, à côté de sa femme.

Le voile qui recouvrait le buste placé audessus de la porte d'entrée du vieux logis ne laissait, pareil à un suaire, apercevoir que des traits confus et comme fantomatiques. Pressée dans la rue et maintenue par des agents, la foule regardait, impatiente, ce buste caché qui allait leur montrer les traits inconnus d'un compatriote dont ils se contaient l'histoire ou plutôt la légende. Des « vieux » avaient connu le petit Klipper lorsqu'il gaminait là, tout enfant, devant la boutique de coutellerie de son père. Depuis, paraît-il, il était devenu un grand, très grand savant là-bas, à Paris! Membre de l'Institut, disaient quelquesuns. — « De l'Institut, comme Pasteur », répondaient les autres. Ils ne savaient pas que Klipper n'était rien que Klipper.

André regardait, sous un beau ciel clair de

printemps, cette rue aux perspectives pittoresques, cette foule avec les jolies filles aux bonnes figures paisibles, blondes ; les grands gas trapus, carrés des épaules, les drapeaux palpitant aux fenêtres, et à ces fenêtres, comme dans les tableaux du moyen âge, des visages curieux, des silhouettes de vieilles femmes et des têtes joufflues d'enfants regardant avidement le spectacle de la rue.

Mais, tout à coup, André crut avoir eu un éblouissement.

l'apothéose

L dit à Cécile en lui pressant le bras : — Resfarde donc ! Reg-arde !

A une des fenêtres du logis qui faisait face à la maison natale du docteur Klipper il venait d'apercevoir, oui, plus il examinait, mieux il croyait reconnaître un homme aux traits émaciés encadrés de cheveux blancs, très longs, tombant sur les épaules, un homme à la face osseuse dont les yeux se fixaient immobiles et comme hynoptisés sur la demeure qui concentrait toute l'attention de cette foule et — rencontre incroyable ! — cet homme ressemblait trait pour trait à Jean Klipper en personne. Oui, c'était un autre Klipper. Le frère vêtu de noir qui ressemble comme un frère au poète visionnaire.

— C'est impossible ! Mais il ne serait pas mort, Klipper, que je dirais : « C'est lui ! »

Et ce qui rendait l'apparition tout à fait

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invraisemblable, affolante, c'est qu'à côté de ce blême et maigre visage pareil à celui de Klipper, avec une chevelure plus longue peutêtre que jadis, un autre visage s'encadrait dans la fenêtre ouverte, la figure d'une jeune femme blonde, amaigrie elle aussi, triste, très pâle et qui évoquait le visage même de Marthe.

Ou plutôt, non, elle ne l'évoquait pas. C'était Marthe elle-même, Marthe avec cette tache rouge au front qui était comme l'admirable stigmate de son dévouement et de son martyre.

Une seule femme au monde ressemblait à cette femme aperçue là. Une seule femme portait au front cette cicatrice de la science. A n'en pas douter, cette femme qui était là, c'était Marthe Klipper.

Mais alors celui qui penchait son visage vers son épaule, celui qui se montrait à côté d'elle, spectre vivant, sous une chevelure de vieillard, c'était donc Jean Klipper lui-même, Klipper vivant, ce Jean Klipper dont tout un peuple allait saluer l'image, acclamer la mémoire ?

— Je ne me trompe pas, Cécile! dit tout bas Fortis, la voix étranglée comme un enfant qui apercevrait un revenant.

— Non, répondit Cécile. C'est incro3^able, mais on jurerait que c'est lui !

— Et elle, son front, la tache rouge... C'est Jean Klipper et c'est sa femme !

— C'est efFra3^ant, dit Cécile,

Ils n'étaient pas le jouet d'une hallucination. Lui et elle voyaient bien à la fois ce couple que personne ne remarquait, vers qui n'allait aucun regard et qui, du haut de la fenêtre, dominait la foule, lui, les yeux rivés sur le voile de serge verte, elle, promenant sur le remous des curieux et des inconnus un regard qui ne voyait pas et qui semblait chercher dans cette nuit des visages familiers.

Et, derrière Marthe, une autre figure se montrait, une femme qui regardait et qui voyait, la vieille Anna, la fidèle, la dévouée... Alors, André et sa femme, pour se mieux désigner à l'attention de la servante — si c'était elle, et c'était elle ! — se détachèrent de la haie de spectateurs et firent quelques pas dans l'espace resté vide entre la foule et la maison natale...

Nul ne pouvait se rendre compte qu'ils levaient la tête l'un et l'autre vers une fenêtre, de l'autre côté de la rue. Mais, comme ils interrogeaient avec une attention visible cet homme et cette femme penchés sur le balcon, la vieille Anna saisit au passage ce regard stupéfait et qui scrutait pourtant.

Et la servante dit tout bas quelques mots

à l'oreille de Marthe, comme si elle désignait quelqu'un dans la foule.

André vit Marthe rougir et se reculer légèrement, tandis que l'homme, immobile, les yeux fixes toujours, obstinément, n'avait pas fait un mouvement, restant là comme pétrifié.

Et comme les yeux d'André et de Cécile ne quittaient pas ces deux êtres, la femme, à qui la vieille Anna parlait toujours, doucement porta sa main à sa bouche, posa deux doigts sur ses lèvres et, d'un geste remplaçant le regard, un regard qui, s'il eût pu exprimer la pensée, eût été empli de prière, la pauvre martyre fit le signe du silence, suppliant de loin, comme si, à travers la foule, par-dessus la foule, M. et M'"^ Fortis venaient de deviner quelque lugubre secret.

Ces doigts sur la bouche, et jusqu'à ces yeux morts comme figés, pétrifiés par l'effroi, tout implorait, tout semblait dire :

— Pas un mot ! Laissez-nous ! L'incognito, l'oubli, c'est ce que je vous demande en grâce !

Puis, André vit la petite main de la femme se poser sur l'épaule du vieillard, l'attirer vers la chambre et lentement la fenêtre se ferma, laissant apercevoir seulement à travers la vitre, entre les rideaux blancs et relevés, deux visages

blêmes encadrés là comme par des plis de suaires.

Dans l'ombre la servante disparaissait.

— C'est lui ! C'est Jean Klipper ! répétait André.

— C'est certainement lui ! disait Cécile.

Et, brusquement, ils devinaient un drame terrible, la tempête qui avait dû souffler sous le crâne de Marthe Klipper lorsque le désastre était arrivé : le savant, l'homme adoré et vénéré, la gloire de sa vie, ne se relevant de sa chute que pour traîner une existence navrante, survivant à l'état de fantôme, de larve, de loque humaine — sans idées, sans parole peut-être, le cerveau vide, la lèvre muette, aboli, abêti, supprimé du monde de la pensée, traînant son cadavre dans le monde des vivants.

Oui, c'était cela, ce devait être cela. Klipper avait survécu et Marthe Klipper n'avait pas voulu qu'on apprît comment il avait pu survivre. Et ce spectacle incroyable s'étalait au grand jour d'une fête publique : un homme que l'on croyait mort, dont les dictionnaires biographiques constataient la mort, en donnaient la date précise, cet homme survivait à sa nécrologie, reparaissait en chair et en os, non pas fantôme, mais de pied en cap, et assistait là, vivant, à son apothéose.

Vivant?... La face ravagée, l'œil fixe, cet air d'égarement qui donnait à ce maigre visage Taspectd'un masque immobile, étaient-ils bien d'un vivant?

Non, non, l'âme était absente, le cerveau ne pensait plus et (Fortis le devinait, de loin) ce qui se dressait là, ce qu'on pouvait entrevoir maintenant à travers la vitre, masque blême et hagard, n'était plus que le spectre de Jean Klipper.

Une marche manquée par un pied qui trébuche dans l'ombre, et voilà pour jamais la nuit dans un être marqué pour l'immortalité.

Tout à coup, un cortège apparut au loin, avec des drapeaux flottant au-dessus de la foule. C'était le Comité du monument Klipper qui arrivait, de vieux Strasbourgeois marchant en tête, contemporains et camarades d'enfance du savant, et le docteur Chardin était parmi eux, cravaté de blanc, n'ayant pas mis son uniforme d'académicien où les Alsaciens eussent retrouvé au chapeau la cocarde tricolore. Ce n'était pas un officiel, le travailleur solitaire qu'on allait fêter.

Des clairons sonnaient une marche poignante, Sanibre-et-Mcuse. On eût dit une fête d'autrefois, une journée de jadis...

Le cortège s'arrêta devant la vieille maison,

la foule s'approchant du seuil le plus possible, et André se trouva poussé, avec Cécile, jusqu'auj^rès de Chardin, qui les avait salués, souriant de ses lèvres roses, figure aimable et calme, si différente de la face tourmentée de Klipper.

Puis, sur un geste du président du Comité, le voile de serge, tiré par un cordon, tomba lentement, pendant qu'une fanfare, massée près de la porte, jouait de tous ses cuivres un vieil air alsacien.

Et le buste de Klipper resplendit, scellé dans la muraille, en une niche récemment creusée, et André retrouva dans l'œuvre étrangement vivante du jeune statuaire, les traits, l'expression, le regard même — un noir regard creusé dans le bronze — de l'homme singulier, génial, qu'il avait vu dans cette cave de la cour de Valois, pareil en son laboratoire souterrain à un kobold de la science.

Le buste avait la poésie même, un peu singulière et comme fantastique, de ce petit homme inspiré. Les cheveux semblaient flotter, les lèvres semblaient s'animer, les prunelles semblaient voir. C'était un chef-d'œuvre de vie. Une résurrection, disait le docteur Chardin qui déjà, dépliant un papier tiré de sa poche, commençait son discours.

Au bas du buste de bronze, une inscription

en lettres d'or éclatait sur une plaque de marbre ;

A JEAN KLIPPER

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