‹ L'obsessionChapitre 7 sur 27 · LE DEVOIR DE CÉCILE FORTIS · texte numérisé non relu

LE DEVOIR DE CÉCILE FORTIS

[LLE rentra, désespérée, dans sa chambre, et le problème se posa de nouveau pour elle. Allait-elle fuir? Allaitelle rester? Frapper au cœur ses parents en leur disant la vérité ? Ou se condamner à vivre en tète à tête avec un fou ?

Un fou? Était-ce bien un fou? Le ton précis de ses paroles, la façon dont il jugeait l'œuvre de ce Fortis auquel il semblait étranger, gardaient l'expression la plus nette, la forme en apparence la plus raisonnable. Mais^ quelque ignorante qu'elle fût des caractères de la démence, Cécile savait bien que les fous — le général de Jandrieu en avait parlé tout un soir à propos d'un camarade mort mégalomane — gardent dans leurs visions ou leurs manies une logique déconcertante.

Elle savait aussi, elle espérait que la folie peut se guérir.

— Je resterai auprès de lui !

Oui, c'était son devoir. André reviendrait peut-être à lui bientôt. Et d'ailleurs, elle épargnait à son père, à M""" de Jandrieu, une douleur épouvantable. « S'ils pouvaient ne rien savoir? Ou plus tard. Beaucoup plus tard! » Souffrir un peu, souffrir pour eux, devenait même, en sa pensée, une sorte de joie amère. Elle était de ces femmes nées consolatrices, infirmières de l'âme, qui ont un appétit de sacrifice. Toute jeune, dans une crise d'exaltation religieuse, au fond d'une chapelle d'église, elle avait mentalement fait vœu de se faire religieuse. Et le doute lui était venu de savoir si elle n'était point coupable de n'avoir point tenu son serment. « Serment d'enfant, lui avait dit l'abbé Vibert. J'avais bien juré de me faire militaire ! »

Eh bien ! ce serment intérieur, ce cri d'un accès de mysticisme, elle le tiendrait à présent. Elle serait, auprès de celui qui était son mari, la Sœur de Charité, la surveillante de toutes les heures. Souffrait-il? Ce qui est certain, c'est qu'elle était là pour l'empêcher de souffrir.

— Je resterai, je resterai.

Sa résolution était prise. De sa vie qui lui

semblait brisée, elle ferait un devoir, attendant la fin du cauchemar sinistre, comptant sur l'avenir.

Elle s'inquiétait seulement de savoir ce que penseraient de l'attitude d'André, de ses propos, de l'étrangeté de son état d'esprit, les domestiques. Pourrait-elle dissimuler à ces témoins de toutes les heures le changement subit des idées de son mari ? Ils observent tout, cherchent à tout deviner. Ils s'apercevraient bientôt du trouble de ce malheureux cerveau. Alors, Cécile se disait que, si André consentait, ils pourraient partir, seuls, pour le Midi, l'Italie, rÉgypte — il choisirait — et dans le têteà-tête de ce voyage de guérison, elle pourrait essayer de le reprendre, de retrouver en lui celui qu'elle aimait. Projet impraticable. André, attiré par son œuvre, hypnotisé parcette toile qu'il couvrait, là-haut, d'une composition bizarre, terrifiante, ne consentirait jamais à quitter son atelier, à suivre celle qu'il appelait Madame et ne semblait même pas reconnaître.

La pauvre créature se sentait comme perdue dans un brouillard opaque. De quelque côté qu'elle souhaitât se diriger, elle se heurtait à une impossibilité. Le mieux était de se fier au hasard dans sa vie à la dérive. En attendant, encore une fois, elle était bien résolue à rester. Il adviendrait ce que le sort voudrait.

Et, tout à coup, comme elle se demandait si elle allait, à l'heure du déjeuner, faire prévenir André ou essayer encore en remontant vers son atelier, de le ramener à elle, de le ressaisir et de le retrouver, quelqu'un frappa à la porte de sa chambre et, effrayée, redoutant elle ne savait quel malheur, elle s'écria :

— Qui est là?

— Moi, dit une voix très douce.

Elle la reconnut, cette voix. C'était celle d'André, non pas de cet André froidement impassible qui laissait tomber ses paroles d'un ton sec, non, la voix pleine de tendresse qui, pendant les douces heures des fiançailles, lui avait, tout bas, à l'oreille, parlé de l'avenir, des rêves à deux, de mariage, d'amour. Oh ! il n'y avait pas à douter ! C'était bien la même caresse musicale et délicieuse, celle qu'elle écoutait en fermant les yeux, dans le petit salon, chez son père, alors que, la main dans la main, André lui parlait.

Ce nom alors jaillit de ses lèvres : André ! Elle se précipita vers la porte. Là, souriant, la contemplant avec une indéfinissable expression de tendresse à la fois mélancolique et joyeuse, il était sur le seuil. Il semblait ne pas oser avancer, timide, ou plutôt heureux de regarder dans le cadre de cette chambre fleurie, celle qui était sa femme.

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Elle alla à lui, les mains tendues, prête à se jeter à son cou, sentant des pleurs de joie lui monter aux yeux.

— C'est vous, c'est bien vous!

Il s'avança, ferma la porte, la prit dans ses bras.

— C'est toi !

Et ce tutoiement lui parut d'une infinie douceur comme la preuve même de la disparition du cauchemar.

— Comment avez-vous passé la nuit ? demanda André.

Elle sentait dans le ton de la question une inquiétude vague et les yeux noirs du jeune homme l'interrogeaient avec une sorte d'angoisse légère, mais qu'un rayonnement heureux emportait bien vite.

Ils avaient, ces yeux, une tendresse enveloppante et suppliante, si différents de ces yeux aux prunelles glacées, qui s'étaient fixés sur elle, lui faisant peur. Leur regard était redevenu ce regard clair et franc qui cherchait une âme au fond d'autres regards comme une sensation au fond d'un paysage, regard de piété et d'artiste, regard d'amoureux et qui rendait à Cécile toute la joie retrouvée.

Elle n'osait pas lui dire qu'elle l'avait attendu. Elle ne savait pas s'il s'était rendu compte de la crise passagère qu'il avait subie.

Elle ne voulait pas interroger, elle ne vovilait pas savoir. Il était là, il lui souriait, il lui parlait. Il était redevenu lui-même. Adieu, le souvenir de cette vision affreuse ! La vie continuait, reprenait. Elle bénissait la vie,

André avait cependant la sensation indistincte d'une lacune dans les dernières heures vécues. Ses questions même le prouvaient à Cécile. Il l'interrogeait, lui demandait si rien n'était venu la troubler, cette nuit. Lui — il s'en souvenait bien — oui, il s'en souvenait, — il s'était assoupi, dans sa bibliothèque, là, tout près, et venait de s'y retrouver, endormi dans le même fauteuil, un volume de Musset à ses pieds.

Comment était-il revenu là ? Qu'était devenu le tableau bizarre qui avait épouvanté Cécile ? Comment André avait-il fait disparaître (ainsi ferait un criminel des traces de son crime) les vestiges, les preuves de sa seconde vie ? U autre seul eût pu répondre qui, mathématiquement, avait accompli un acte dont le véritable André ne se souvenait même pas et, obéissant à cette autre conscience, rangeait, cachait, dérobait son œuvre à la vue — et faisait place à un être nouveau continuant, dans un même corps, une vie nouvelle. JVlêmes traits, âmes différentes.

— C'est la première fois que Musset me

pousse au sommeil, dit André Fortis en riant. Un sommeil étrange qui m'a pris tout à coup... Avez-vous pensé à moi, Cécile, pendant que je dormais ainsi, tout près de vous ?

— Tout près de moi ?

— Dans votre sommeil d'enfant m'avez-vous appelé ? Il me semble, lui dit-il, tout bas, effleurant la chair de son oreille rose, que je t'aurais entendue !

Elle frissonnait. C'était bien André qui parlait cette fois. Et cette espèce d'accès de folie n'était donc qu'un somnambulisme passager dont, au réveil, il n'avait pas le souvenir. Elle ne voulait même pas songer à tout ce qu'aurait de redoutable une telle crise qu'une émotion quelconque, inattendue, pourrait renouveler. Elle avait été si effrayée cette nuit et tout à l'heure encore, en se heurtant à elle ne savait quel mannequin ambulant, quelque statue mouvante, qu'elle se laissait aller, sans analyser, sans prévoir, à cette joie de retrouver André tel qu'il était, avec son charme et son sourire.

— Mais, est-ce absurde, ce sommeil! disaitil. Et, il y a un moment, en me réveillant dans ce fauteuil, je me suis demandé où je me trouvais. Le froid m'avait saisi. Je grelottais. J'ai réchauiîé mes mains à la bouche du calorifère. Et j'ai pensé que si je me retrouvais dans le

palais d'une fée, la bonne fée, la douce bonne fée, c'était toi !

Elle avait pris entre ses mains les doigts encore glacés d'André et les réchauffait de son haleine.

— C'est absurde, répétait André. Une sorte de main qui s'abat sur le crâne... Une torpeur douce... Et ce réveil dans le froid du matin!...

Il ne se rendait pas un compte exact de la sensation subie. Il semblait chercher, interroger sa mémoire.

— Ne pense plus à cela, dit-elle. Je t'aime. M'aimez-vous, André ?

— De toute mon âme !

— Et tu m'aimeras toujours ?

— Toujours.

C'était la même expression profonde des mots répétés dans le tète-à-tète du coupé, il y avait si peu de temps — si peu de temps — un siècle pour Cécile qui, un moment, avait entrevu l'épouvante d'une catastrophe. C'était le même éternel duo des amoureux au seuil de la vie. Elle aussi, Cécile, croyait à quelque mauvais rêve. Vision disparue, ce qui s'était passé cette nuit ! Était-elle bien certaine d'avoir vu cet autre André, sinistre et implacable ?

— Je voudrais voir ton atelier? dit-elle.

— Mon atelier ?

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Il paraissait étonné.

— Oui. Je ne le connais pas. Je voudrais voir des toiles commencées, des esquisses...

— Oh ! je n'ai rien de présentable, même à toi. Depuis mon tableau du dernier Salon, je n'ai rien entrepris. J'étais tout à toi. II m'eût semblé que donner quelque temps à ma peinture, c'était te voler les heures que je te devais.

Il dit avec une grâce charmante :

• — Cela prend du temps, le métier de fiancé !

— N'importe, fit-elle. Je voudrais voir !

— Allons voir, Madame !

Et, prononçant d'un ton de caresse, ce mot Madatne, que les lèvres de Vautre faisaient si dur et comme hostile, il tendit son bras à Cécile qui, s'y appuyant, remonta marche à marche, avec des sourires, cet escalier gravi le matin avec des battements de cœur. Elle s'arrêtait parfois pour lui dire :

— Alors, c'est bien vrai ? Je ne rêve pas ? Nous sommes chez nous ?

Mais elle avait peur, à mesure qu'elle approchait de Tatelier, d'éprouver tout à coup une déception profonde de retrouver l'autre André, l'André redoutable, en revoyant le tableau sinistre, apocalyptique, qui l'avait eiîrayée si peu de temps auparavant.

André ne venait-il pas de dire qu'il n'avait rien fait, rien, depuis le Salon dernier ?

Et cette toile — et ce Veau d'Or?

Elle poussa, bien qu'elle voulût se dominer, un cri de surprise en entrant dans l'atelier et en regardant le chevalet. Le Veau d'Or ny était pas.

Sur le chevalet vide, aucune toile. Le tabouret, les pinceaux, la palette étaient loin.

— Voilà mes esquisses, dit André en montrant les études accrochées à la muraille. C'est tout ce que je pourrais offrir.

— Et c'est toute une existence de poète du pinceau !... Oh ! je dis la vérité !... Si je trouvais un tableau indigne de vous, vous ne savez pas, André ?

Elle s'arrêta.

— Non, j'aurais peur de te fâcher...

— Me fâcher? moi? Jamais, par exemple.

Eh ! bien, si vous ne trouviez pas un tableau digne de moi... Oh! les grands mots ! Vous allez me rendre vaniteux, Madame. Eh ! bien ? Il attendait la réponse en l'attirant à lui, ses lèvres posées sur les blonds cheveux.

Elle lui répondit, blottie dans ses bras :

— Eh ! bien, je vous demanderais de l'effacer.

— Ah! bah? dit-il.

— Oui, je veux que mon mari, mon cher mari, ne fasse que des chefs*d'œuvre !

— La consigne est d'être génial ! fit-il en riant. Diable ! Allons ! on tâchera !

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Elle le regarda bien en face.

— Et vraiment, tu n'as pas d'autre tableau commencé dans ton atelier ?

— Vrai. Pas d'autre tableau.

— Il n'y avait pas de toile placée ce matin sur ton chevalet?

— Ce matin ? demanda- t-il un peu inquiet. Pourquoi ce matin ?

Il avait froncé les sourcils comme cherchant ce que Cécile voulait dire.

Elle comprit qu'elle allait le troubler, l'inquiéter.

— Je dis ce matin, je pourrais dire hier...

— Je ne suis pas entré dans mon atelier depuis trois jours. Personne n'y est entré. Quelqu'un vous a dit qu'il y avait une toile sur mon chevalet?... Quelle toile? Qui a vu cette toile? Je n'ai commencé aucun tableau, aucun... Pourquoi me demandez- vous cela?

— Pour rien, dit-elle. Je trouve triste un chevalet vide, alors, je pensais...

— Eh bien ! dit André, mon premier tableau sur le chevalet ce sera, tiens, ce Trouville dont l'esquisse est là-bas, et si je retrouve l'impression de cette heure de clarté, — tu te souviens, tu te souviens... — ce sera le chef-d'œuvre que tu exiges !

Elle regardait le paysage d'une finesse exquise, le bout de mer, la plage, les villas,

OTHeCA

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cette étude en pleine lumière qui l'avait frappée tout à rheure et qui, fixée par André Fortis, contenait une minute de sa vie...

Si elle n'eût pas retrouvé là ce coin de terre normande que dédaigneusement Vautre — car elle ne pouvait lui donner que ce nom — déclarait un sujet pour aquarelle, abandonnait à quelque miss anglaise, elle eût pu croire qu'elle avait rêvé, qu'elle n'était pas entrée dans cet atelier, qu'il n'y avait jamais eu de tableau sur ce chevalet, et que la vision sinistre, avec cet amas de chairs écrasées par la Bête Immonde, n'existait pas.

Le tableau lugubre avait disparu. André disait la vérité, il n'avait pas entrepris une œuvre nouvelle. Une sorte d'être inattendu, de passant, quelque visiteur fantastique, était venu pour disparaître. Et c'était maintenant Cécile qui se demandait si vraiment elle avait eu la vision réelle de cette toile qui n'était plus là, et si toutes ses angoisses de cette nuit n'étaient pas une hallucination, si elle n'avait pas vécu, d'une vie bizarre, un rêve éveillé.

Peu lui importait ! Elle éprouvait une telle joie à retrouver André aussi confiant, souriant aussi amoureux que la veille !

Elle n'avait plus de crainte. Avec cette facilité que donne une illusion heureuse, elle fermait les yeux et s'abandonnait à la joie du

bonheur retrouvé. Ah! le cauchemar de cette atroce nuit ! Il était loin, très loin, si loin !

— Tu m'aimes ? disait-elle doucement, en appuyant en son geste habituel sur l'épaule d'André sa fine tête blonde.

Et lui, de cette voix si différente de l'âpre accent de la vision mauvaise, lui répétait le mot éternel des éternelles amours :

— Je t'adore !

— Alors, mon cher docteur, vous croyez fermement que Thomme peut avoir une double conscience ?

C'était, au dessert, dans un grand dîner que donnait madame de Vernière un peu en l'honneur de monsieur et madame Fortis, si parfaitement heureux. Glorieux aussi. André Fortis avait exposé au dernier Salon des paysages d'une poésie infinie et il rapportait de délicieuses toiles d'Italie où pendant de longs mois il avait voyagé avec Cécile, tantôt à Venise, tantôt à Palerme, dans les petites villes pittoresques de rOmbrie ou les coins exquis du golfe de Naples — une Italie vue à travers un tempérament nouveau, non plus l'Italie théâtrale des romantiques, une Italie intime et rare, d'une modernité qui semblait une fleur nouvelle épanouie dans les marbres du passé.

Il y avait tout juste un an que Cécile était

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la femme du peintre et pas une allusion n'avait été faite entre elle et lui à cette étransfe crise de leur première nuit sous le même toit, pas un mot n'avait pu faire croire à Cécile qu'André eût la sensation de ce qui s'était passé ou qui pût faire soupçonner à André que Cécile avait perçu quelque chose d'anormal. Peut-être par une sorte de consentement tacite faisaient-ils, l'un et l'autre, un silence sur ce qu'il y avait — où plutôt sur ce qu'il y avait eu de mystérieux dans leur existence — peut-être aussi la jeune femme avait-elle parfaitement oublié ces heures d'épouvante.

L'année qui venait de passer — si vite — avec ce séjour en Italie, ce retour à Trouville où André achevait la toile promise, paysage de higJi life aussi profond, d'une poésie aussi intense sous son pinceau qu'une vue de Sicile ou un coin de Sorrente. Cette première année de mariage avait eu la rapidité heureuse d'un éclair de soirée d'été. Le général de Jandrieu, fier de son gendre, répétait souvent à sa femme qu'ils avaient eu la main heureuse, et, charmante, M""® de Jandrieu s'efforçait de paraître « le moins belle-mère possible » dans le jeune ménage. Elle ne songeait qu'à la joie de devenir aïeule et de s'entendre appeler de quelque petit nom délicieux par le balbutiement d'une bouche rose.

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— Ils ont bien le temps ! répondait le général.

— Mais nous, mon ami? disait-elle.

Et, au dîner que donnait M'"^ de Vernières, la marraine de Cécile, André Fortis retrouvait le docteur Chardin qu'il était allé précisément consulter Tan passé, presque à pareille date, et l'interrogation d'un convive, — un journaliste toujours prêt à se renseigner sur toutes choses - — mettait précisément la conversation sur le sujet qui avait été une dramatique angoisse. A travers la table tout en suivant avec sa voisine, une petite brune spirituelle, éprise de tous les snobismes courants, une conversation qui consistait pour elle à démolir à peu près tout Tart du passé et pour lui à défendre certains maîtres, André écoutait ce que disait le docteur Chardin, à la droite de qui, précisément, Cécile était placée.

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