ADI
pratiquée dans d’autres pays. Par bonheur, les gouvernants eux-mêmes guident le pays dans la voie d’un parlementarisme loyal. Une nouvelle loi électorale, basée sur le suffrage universel étend les droits politiques à toutes les classes et soumet à l’activité du Parlement l'examen et la discussion de tous les intérêts. Nous ne voyons plus uniquement, dans la nouvelle Chambre, des groupements nationaux, mais aussi des groupes politiques et économiques (un fort parti socialiste, clérical, agrairien) et tout laisse prévoir que l’évolution des anciens partis vers une coalition d'intérêts politiques et sociaux n’est pas encore terminée. Le ministère actuel se compose de membres de la Chambre des seigneurs (1) et de membres de la Chambre basse et les ministres-députés au moins sont dépendants de leurs partis respectifs. La Chambre actuelle a pu finir œuvre du compromis austro-hongrois entreprise en vain par les deux Chambres qui la précédèrent, c’est-àdire qu’elle a pu reléguer à l’arrière-plan — ne fût-ce que pour un temps — le conflit des nationalités.
On a le droit de voir, dans ces faits, autre chose qu'une simple coïncidence, on peut y relever des symptômes de guérison du parlementarisme autrichien.
(1) A l'exception du ministre de la défense nationale.