‹ L'obstruction intestinale: adhérences utéro-intestinales après l'opération CésarienneChapitre 21 sur 26 · A EN · texte numérisé non relu

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post-opératoires et si la préférence ne devait pas être donnée à l’une des deux méthodes. Dans son mémoire de 1897, Uhimann a montré, en s'appuyant sur de nombreuses statistiques, qu'il n'y avait aucune différence entre les deux méthodes; peut-être faudrait-il préférer l’asepsie sèche, à en croire Schauta, qui perdit par suite d’iléus 4 malades sur 3.600 cas de laparotomie, opérés en employant lasepsie humide, alors que sur un nombre égal d'opérations faites en employant l’asepsie sèche, il n’eut aucun décès à enregistrer.

Contact de l'air. — On a accusé le simple contact de l’air d'exercer une influence néfaste sur le péritoine et de favoriser ainsi les adhérences. L'ouverture de la cavité abdominale exposerait le feuillet séreux pariétal et surtout le feuillet viscéral au refroidissement et à la dessiccation. C’est la conclusion des expériences de Walthard et de Schiffer. Telle semble également être l’opinion de Giresse, quand il cite comme causes prédisposant aux adhérences, la présence de l’intestin au voisinage du champ opératoire et la saillie des anses intestinales dans le champ. Labadie-Lagrave et Legueu conseillent de limiter le. champ opératoire et de protéger les anses intestinales avec des compresses humides aseptiques tièdes, justement selon toute vraisemblance pour éviter le refroidissement et la dessiccation de la séreuse intestinale.

Irritalion mécanique du péritoine. — D'autres, avec Sænger, Olshausen, Rissmann, Graser, pensent que la simple irritation mécanique du péritoine, au cours des manœuvres opératoires, suffit à provoquer une péritonite adhésive, qui se manifeste uniquement par la production d'adhérences, sans donner lieu à aucune réaction fébrile. Vasseur (thèse Lille, 1908) se range à cet avis, quand il met en cause le massage de l’utérus par les mains des opérateurs, et s'appuie sur les témoignages de Van Leuwen et de Charles (Journal d’Accouchement de Liège, novembre 1904). Assurément, cet argument peut être pris en considération quand on se trouve en face d’un cas absolument apyrétique, comme celui opéré par M. le professeur Faugère. Mais il est loin d’avoir une valeur absolue, et Dembrowsky d’une

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part, Vogel d'autre part, l'ont réfuté au moyen d'expériences significatives : le premier, après avoir frotté longuement le péritoine d'animaux avec une brosse à dents, le second après avoir fait la même opération avec un torchon rude, n’ont jamais produit d’adhérences et ont toujours trouvé plus tard le péritoine lisse et brillant.

Rétrécissement pelvien. — Bar (Réunion obstétricale de Lyon, 16 avril 1908), Brindeau (L'Obstétrique, 1909), Van Leuwen et Charles pensent que le rétrécissement pelvien qui a motivé l'opération césarienne joue un rôle adjuvant dans la production des adhérences. Il constituerait un obstacle à l’involution de l'utérus et au retour de cet organe dans le petit bassin; restant plus longtemps organe abdominal, lutérus serait plus longtemps exposé à contracter des adhérences. Mais on voit que cet argument n’est pas valable pour les cas où la section césarienne a été commandée par un motif autre que le rétrécissement pelvien (bassin obstrué par tumeur qu'on ne peut déplacer. rigidité du col par cicatrice ou cancer inopérable, décollement du placenta, etc.). Rappelons en passant que Oui, de Lille, au lieu de voir dans les adhérences la conséquence de la lenteur de l’involution utérine, en faisait au contraire la cause du retard que met l’utérus post partum des césarisées à réintégrer sa loge pelvienne.

Repos au lit; pansement. — Van Leuwen et Charles estiment que le repos au lit prolongé rendu nécessaire par lopération, ainsi que la compression éxercée par le pansement, ont une certaine influence. Mais ces deux facteurs ne doivent être considérés que comme favorisant et non déterminant la production des adhérences.

Drain abdominal. — Presque tous les auteurs sont d'accord pour proscrire lemploi du drain abdominal de la technique de la section césarienne; comme le fait remarquer Boudreau, « s’il est condamné par sa tendance à provoquer des éventrations, la fréquence avec laquelle il contribue à la formation des adhérences est un grief de plus contre lui ».

Liquides; sang. — Autrement importante est la question de

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