SCÈNE VIII
LE M.VRQUIS seul , les tablettes à la main, sans les regarder.
Allons... je puis me vanter de faire en ce moment Mne chute bien ridicule. . . mais aussi quelle fatuité ! aller s'imaginer que la comtesse... c'est qu'en vérité, il n'y a qu'un moment tout semblait l'indiquer... q\U m'a compris et elle s'est moqué de moi... mais non, elle était grave, émue, elle ne se moquait point... Au diable! il n'y faut plus songer... quel dommage ! j'avais déjà arrangé ma vie... j'acceptais le posic que Clioiseul m'a ofF'-rt et dans un mois jepart.ii^ avec ma femme... — Bah! je ne suis qu'un sot ou li 'U n'est perdu encore... elle s'en remet à moi du soin d'encourager sou prétendant... elle l'a dit., donc, je vais de sa part lui donner son congé... El d'abord voyons un peu quel est ce beau muguet qui conte si bien fleurette {ouvrant les tablettes). H in! mes tablettes... El là les vers du chevalier écrits par moi... ah ! liiple niais !je comprends tout maintenant... c'est égal, j'di eu une belle peur... je n'aurais pa» cru l'aimer encore autant... courons... mais lecheva-
lier auquel je ne prisais plus... c'est lui qui a ouvert le siège... oui, mais c'est à moi que se rend la place... d'ailkurs elle m'aime, c'est prouvé... el elle ne l'aime pas... donc pas de fausse délicatesse... ne laissoDs pas échapper le bonheur qui me leud la maio... Dam ! l'occasion lait le larron... Il faudrait cependant bien se débarrasser du chevalier... {apercevant la baronne qui entre). La baronne... Quelle idée !... superbe ! parbleu ! ça lui apprendra à vouloir jouer au fin avec moi...