‹ L'occlusion de la bronche de drainage: Étude critique de son rôle dans certaines modifications radiologiques des cavernesChapitre 24 sur 36 · FACTEUR DE LA GUÉRISON DES CAVERNES · texte numérisé non relu

FACTEUR DE LA GUÉRISON DES CAVERNES

Nous allons étudier maintenant les arguments qu’on a pu donner ou qui peuvent être invoqués en faveur de la théorie qui nous occupe et les criliques qui peuvent lui être faites.

A. Arguments en faveur.

1°) Tout d’abord, en ce qui concerne les cas très curieux de disparition temporaire de cavernes, aucune expli: cation satisfaisante n’a pu jusqu’à maintenant être donnée. Lors de la présentation du cas de MM. E. BervarD, Morin et HERRENSCHMIDT à la Société d'Etudes Scientifiques sur la Tuberculose, l'accord ne put se faire.

Nous avons vu aussi qu'il ne pouvait s'agir d’une simple fonte caséeuse du tissu cicatriciel ou du parenchyme voisin aboutissant à la formation d’une nouvelle caverne, donnant sur le cliché une image superposable à la précédente. Il s’agit donc bien de la réouverture de l’ancienne cavité qui s'était fermée progressivement et qui s’ouvre à nouveau progressivement,

Ni la théorie de la sclérose rétractile, ni celle de l’emphysème hyperthropique ne peuvent expliquer ces phénomènes, au contraire de la théorie de locclusion de la bronche de drainage.

2°) La théorie que nous étudions à été construite par analogie avec les faits d’atélectasie aiguë par ocelusion bronchique. Or, la réalité des atélectasies pulmonaires tran-

sitoires par occlusion bronchique elle-même transitoire, est parfaitement exacte : soit qu'il s'agisse d’obstruclion par débris caséeux, ou de plicature ou de coudure bronchique après collapsothérapie, soit qu'il s'agisse de cas encore plus complexe comme dans une observation d'ELOEssER.

3°) La possibilité de l’occlusion de la bronche de drainage est réelle. Elle a été constatée au cours de certaines aultopsies.

Nous avons cilé les constatations nécropsiques de Rougr, d'AmMeuiLze et de ses élèves, de Rausr. Rappelons encore la belle communication de M. P.-E. Davy, où l’obluralion des bronches de drainage s’est révélée de singulière façon (observation (rès résumée)

Malade porteur d’une volumineuse cavité du sommet droit d’aspect bilobé. Thoracoplastie après un an de cure (D' MAURER). 21 jours après : hémorragie extrêmement abondante qui s’arrête spontanément, attribuée à l’ouverture d’un vaisseau de la plaie. 27 jours après, deuxième hémorragie d’une grande violence avec état syncopal et pouls incomptable. La plaie est débridée (D' MAURER) et on constate ceci : « La caverne, située très corticale- « ment et dont le mur externe a éclaté, est largement béante sous «nos yeux... Dans la concavité de cette dernière portion, trois «orifices sont visibles. Deux représentent les abouchements des «bronches de drainage. Ces abouchements se montrent sous forme « d’un bourrelet comme œdématié et non perméable. Du troisième « orifice, situé au point le plus déclive (ouverture d’une ulcération «de vaisseau type RASMUSSEN, ou bronche dans laquelle s’ouvre ce «vaisseau, s'échappe au rythme des pulsations, un jet de sang ». L’explication des événements antérieurs est alors évidente: «... Lors « du premier incident, une hémorragie intra-cavitaire s’est pro- « duite. Elle n’a pu s’extérioriser par ses voies de drainage bronchique. etc... ». Fait intéressant: dans l’expectoration continuellement examinée, il n’a jamais été relevé de traces de sang.

L'oblitération bronchique à bien été constatée macroscopiquement.

Rien n'empêche de penser que l’oblitération puisse être seulement transiloire dans certains cas.

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