‹ L'occlusion de la bronche de drainage: Étude critique de son rôle dans certaines modifications radiologiques des cavernesChapitre 26 sur 36 · IIS · texte numérisé non relu

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Observation très résumée :

M. Bay... Alexandre, 38 ans.

Malade en traitement au sanatorium de La Bruyère pour une cavité sous-claviculaire droite se projetant sur les 4° et 5° arcs costaux postérieurs (datant de deux ans). Pno impossible. Bon état BÉNETAl BR EES

Le malade est adressé à l’hôpital Laënnec pour subir une thoracoplastie. Quelques jours après son entrée (trois semaines après la dernière radiographie prise à La Bruyère), on constate que la cavité est remplacée par une plage sombre occupant un peu plus de la moitié de la surface primitive de la cavité sur le film.

L’expectoration pendant cette période avait diminué progressivement, passant de 10 à 4, 5 crachats. Au dernier examen : B.K.:0

Le 10 mars 1038: Un examen tomographique montre bien la persistance de la cavité à 6 cm. de la paroi postérieure. L’examen comparatif des images de tranches passant à 5 et 7 cm. de la paroi permet de conclure que la cavité est très réduite de volume. Elle est occupée jusqu’à sa partie moyenne par du liquide. Le malade est renvoyé à La Bruyère.

I1 sera intéressant de suivre l’évolution et de voir si cette cavité ne va pas s’ouvrir à nouveau.

Les théories anciennes ne peuvent expliquer ces disparitions radiologiques rapides de vieilles cavernes paraissant inerles jusque là. I faudrait admettre que le processus cicatriciel rétractile, depuis de si longues années en sommeil, s’est brusquement réveillé, sans raison, et s’est développé avec une rapidité très grande. N’est-il pas plus simple de penser que dans ces cas de vieilles cavernes à processus ulcératif bacillaire éteint, ou très atténué, l’obstruction de la bronche de drainage à été le facteur déclanchant de la guérison.

Dans ces observations, nous l’avons vu, persistait, après « disparition de la caverne », une ombre arrondie de contour plus où moins net. Il n’v à pas eu d'examen tomographique.

Dans le cas Bay..., celte ombre est donnée par la cavité considérablement diminuée de volume, mais pleine de liquide (Fexamen tomographique le prouve bien). Ce

Dr. '

fait est un argument important pour la théorie que nous étudions,

Nous rapprocherons de cetet observation, l’obs. N° 11, où, après la première disparition, persislait une image arrondie, opaque, homogène, dont le volume représentait le liers environ du volume initial de la cavité.

De même les observations N° 7 et N° 9.

Dans ces cas, il s'agissait bien de cavités exclues très réduites et pleines de liquide.

Nous en rapprocherons les deux observations signalées par CHADOURNE dans sa thèse,

Dans les deux cas, une cavilé assez importante de la région moyenne avait une évolution chronique apyrétique.

« Sans raison apparente, l’expectoration diminua len- «tement dans l’une, très rapidement dans l’autre. Dans cun cas, un niveau sombre apparut qui s’éleva et trans- « forma la cavité en une masse arrondie très opaque. Dans «l’autre, la cavité était devenue plus petite et rapidement «très opaque.

« Dans les deux cas, cette masse opaque se densifia en- « core dans la suite, tout en se rétractant considérablement.

« Par ailleurs, les bacilles disparurent de l’expectora- «tion. »

CHapourne soulève l'hypothèse de l’occlusion de la bronche de drainage et remarque la bonne tolérance de cette rétention de pus tuberculeux.

De même, dans le livre de JacqQuErop: « La spéléologie », nous avons relevé plusieurs observations analogues.

Nous citerons ainsi,.en particulier, l’observation correspondant à la fig. 21

Il s’agissait d’une grosse caverne « du deuxième degré » datant d’une année. Expectoration: 5o cm3 en 24 heures.

Cure stricte de 18 mois.

A cette époque, la caverne est considérée comme guérie. L’expectoration est nulle, l’état général parfait.

Sur le cliché : on voit une tache nettement arrondie, sombre,

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