OO
En janvier 1932: La radiographie montre que la cavité est considérablement réduite. Elle est visible sous la forme d’une fente
(1,5 cm. de large environ sur le film), obliquement dirigée en bas et en dehors.
On note par ailleurs une ascension très nette de l’arche fibreuse. Une déviation de la trachée.
ODS ORNE (Oro), OISE AE = msioan.
Très volumineuse cavité du La cavité est très réduite dans sommet gauche. Crachats: 20; tous ses diamètres. Niveau li- BIKL Je
idetCrachats PACE Phrénicectomie : 10-1031.
Le diaphragme est remonté d’environ deux travers de doigt. Dans Iles mois qui suivent, l'amélioration ne fait que s’accentuer.
Les bacilles disparaissent de l’expectoration. Puis celle-ci devient nulle. La malade ne tousse plus.
En mars 1932: La radiographie montre le nettoyage très important des condensations péricavitaires.
La déviation trachéale ne s’est pas modifiée, de même que l’ascension diaphragmatique.
En juin 1032: Même aspect.
L’ascension du diaphragme paraît s'être un peu accentuée. L’expectoration est toujours nulle.
Pendant le mois de juin, la toux réapparaît. Elle ramène une expectoration d’abord très minime, puis qui augmente.
te —
Le 15 juillet, la malade revient au dispensaire. À cette époque, elle crache une dizaine de fois.
Elle n’a pas maigri, elle n’a pas de fièvre. Elle n’est pas fatiguée.
La radiographie du 15 juillet 1032 montre la réouverture de la cavité. Son volume est à peu près moitié du volume initial.
OS. 0," te Eee) ODSRO UE ro Ce ro22).
La cavité est très réduite. Ex- Réouverture progressive de la pectoration minime. B.K. = o. cavité. Niveau liquide. Cra-
Etat stationnaire : 6 mois. ÉINANSS ER JAUIRS <E,
Par la suite, la cavité va reprendre son volume initial.
Il n’y a pas de modification de l’ascension du diaphragme qui est toujours parfaitement paralysé.
La malade est soumise alors au traitement par les sels d’or.
Mais, jusqu’au 12 octobre 1032, elle n’est pas suivie.
Le 12 octobre 1032, l’état est toujours le même. Etat général bon. Pas de température. Poids stationnaire. Le nombre des crachats est d’une quinzaine environ.
La radiographie faite ce jour montre que la cavité a repis très exactement, semble-t-il, son volume initial.
En décembre 1032, la radiographie ne montre pas de changement.
Jusqu’en mars 1033, la malade n’est pas vue.
Le 15 mars 1033: On constate de nouveau sur la radiographie
une modification de la cavité. Elle a diminué en effet environ de moitié. Il existe une image de niveau liquidien.
Hauteur de la cavité: 5 cm.; largeur: 4 cm.; image de niveau: 2 CM.
Notons que la malade expectorait moins depuis quelque temps: Cinq à six crachats par jour.
En juin 1033: La radiographie montre une augmentation de volume de la cavité qui n’a pas atteint cependant son volume initial.
Remarquons qu’il n’y a eu pendant cette période aucun signe de poussée évolutive.
Jusqu'en novembre 1033, la malade est perdue de vue.
En novembre 1033: À ce moment, on constate que la cavité a considérablement diminué de volume. Elle est ovalaire à grand axe oblique en bas et en dehors.
Tout autour d’elle existe une image de condensation très som-
bre. L’expectoration est minime: Trois à quatre crachats. Il n’v a pas de B. K.
En décembre 1033, la diminution cavitaire s’accentue.
En mars 1034, sur la radiographie, la cavité apparait sous la forme d’une fente oblique en bas et en dehors, longue de 3,5 cm., large de o,5 cm. à peine.
Tout autour, la condensation s’est considérablement éclaircie.
L’expectoration est tarie complètement.
Dans les mois qui suivent, l’amélioration persiste.
En août 1034: Les condensations se sont encore très notablement éclaircies. Elles sont maintenant à peine marquées.
Pas de B. K. dans l’expectoration, pratiquement nulle d’ailleurs.
Jusqu'en novembre 1034 la malade n’est pas suivie.
En novembre 1034, l’expectoration fait de nouveau son appasition: Trois à quatre crachats par jour. On y trouve quelques. rares BR
Sur la radiographie, l'image de la « fente » semble s'être élargie un peu.
En mars 1935: La cavité a réapparu très nettement. Elle mesure environ 4 cm. * 2 cm. Autour d’elle existe une zône de condensation très nette.
Cependant, pas de B.K. dans l’expectoration.
De mars à juin 1035: On constate à la radioscopie que la cavité augmente progressivement, sans aucun signe de poussée évolutive.
En juin 1035, sur un cliché, la cavité apparaît comme ayant dépassé un peu la moitié du volume initial.
La malade crache cinq à six fois par jour. B. K = +. De juin 1035 à novembre 1035: Séjour à la campagne.
En novembre 1035, on constate sur la radiographie que, malgré ce séjour à la campagne, la cavité a encore augmenté. Jusqu’en janvier 1036, l’état paraît stationnaire.
Mais, en janvier 1036, une radiographie montre de nouveau
OO NO PRIE un (6 ro28): ODS AO UC TE (T0) Nouvelle diminution très 1im- Etat actuel. De 1033 à 1038, a portante de la cavité. Niveau diminué concentriquement et liquide. s’est agrandie trois fois.
une diminution très nette. La cavité mesure 2 cm sur 4,5 cm. Il existe un niveau liquide.
La malade crache peu: Deux à trois crachats. Pas de B. K. Avril 1036: Même état.
La cavité a 2,5 cm. de large sur 4,5 cm. Il existe un niveau liquide de 1 cm. de hauteur environ.
Juin 10936: La cavité a très nettement augmenté.
Jusqu’en octobre 1036: Séjour à la campagne.
En octobre 1036: La radiographie révèle que la cavité a repris très exactement le même volume, le même aspect qu’au début en
Pendant toute l’année 1036-1937, aucun changement.
re
Obs. 10. — (1D' CHADOURNE). (1)
Mme Char... Lucienne, 32 ans.
Résumé. — Diminution concentrique en dix mois d’une très volumineuse cavité du sommet, quatre ans après une phrénicectomie. Image de niveau liquide qui, au cours de l’évolution, s’est élevée progressivement. La cavité, au dixième mois, a disparu. Elle est remplacée par une plage sombre beaucoup plus petite (cavité pleine de liquide ?).
Etat stationnaire: Trois semaines. B. K. = o. Réouverture en huit jours.
Histoire clinique. — Le début semble remonter à 1932. On a
peu de renseignements sur les symptômes qui ont marqué ce début.
A la suite d’un épisode pulmonaire fébrile, la malade est amenée à consulter au dispensaire Léon Bourgeois.
Tentatives de Pno en 1032 infructueuses.
En juin 1032: phrénicectomie.
La phrénicectomie est suivie d’un gros amaigrissement (11 ke. en quatre mois).
En octobre 1934, elle entre au sanatorium de Chevilly.
À ce moment, la malade pèse 40 kg.
Elle remplit un demi crachoir par jour. L’expectoration est bacillifère.
Elle est subfébrile.
La radiographie (nov. 1034). — Montre l’existence d’une très grosse cavité apicale droite ayant sur le film o cm. sur 6 cm. de diamètre. On note un certain empâtement péri-hilaire avec quelques calcifications.
L’ascension diaphragmatique est de 7 cm. environ.
Sous l’influence de la cure sanatoriale, cette malade reprend du poids (6 kg. en un an).
L’expectoration n’est pas modifiée. B. K = +.
En octobre 1035, l’expectoration diminue progressivement et tombe à cinq à six crachats par jour.
Le 7 février 1036: La radiographie montre que la cavité a diminué. Il existe un niveau liquide.
Le diaphragme est remonté (8 cm.).
Dans les mois qui suivent, l’amélioration continue.
En septembre 1036: le poids est à 53 ke. La malade expectore trois à quatre crachats. La température est normale.
(1) Cette observation sera publiée in extenso, avec les radiographies, dans la Revue de la Tuberculose.
Octobre 1034 7 février 1936 11 septembre 1936 (Deux ans après La Diminution de la La cavité a encore Dhrénicectomie : as- cavité. Niveau liqui- diminué. Elle est à cension du diphragme de. Ascension du dia- moitié pleine de li- 7 centimètres). phragme, 8 cm. 5. quide. L’espace qui
sépare son bord externe de la paroi s’est élargi. Ascension du diaphragme, 10, 5.
SN (e)
15 décembre 1936 8 janvier 1037 15 février 1037
La cavité n’est plus Réapparition de la la cavité a repris visible. Elle est rem- cavité qui s’élargit son aspect initial. Asplacée par une zone progressivement. As- cension du D., ro cm. sombre. Ascension du cension du D., 10,5. Par la suite, thoraco-
diaphragme "10. cm BK. plastie = guérison.
BAS © Observation N° 10. — Diminution concentrique d’une volumi-
neuse cavité, aboutissant à sa disparition radiologique, suivie de sa réouverture progressive.
A ce moment, la radiographie montre L'augmentation de l’ascension diaphragmatique (10,5 cm.), et le double phénomène de la diminution très importante de la cavité
(moitié environ) et de l’élévation du niveau liquide (1 1/2 plus du 1/3 de la cavité).
D'autre part on note:
L’accentuation de la déviation trachéale;
L'augmentation de la distance qui sépare le bord de la cavité de la paroi costale;
L’'ascension des nodules calcifiés hilaires.
Progressivement, dans les mois qui suivent, on assiste à la réplétion progressive de la cavité par le liquide.
Le 15 décembre 1036: La radiographie montre que la cavité est remplacée par une plage sombre homogène à bord diffus.
Il ne reste plus à la partie supérieure de cette ombre qu’une petite bulle claire qui deviendra même invisible par la suite.
La malade est très améliorée. Elle pèse 56 kg.
Ses crachats peu nombreux (deux à trois) ne contiennent plus de B. K. à l’homogénéisation.
Mais cet état dure peu.
Au milieu de janvier, quelques jours après une analyse positive, la cavité réapparait.
D'abord simple élargissement de la bulle claire qui avait été vue précédemment. Progressivement et très rapidement (huit jours), celle-ci augmente pour atteindre environ une surface moitié environ de celle de la cavité au début. Il existe un niveau liquide qui occupe la moitié de cette cavité. B. K. = +. L’expectoration a augmenté un peu (trois à cinq crachats).
En février 1037: La cavité a repris très exactemënt son aspect et son volume primitif. L’ascension du diaphragme a légèrement diminué, mais la paralysie persiste. Pendant cette période, il n’y a pas eu de fièvre, pas d'augmentation de la toux. Aucun signe de poussée évolutive.
Il faut remarquer que pendant la période de disparition radiologique de la cavité, on ne percevait aucun signe d’auscultation, alors qu'avant et après on entendant des râles humides.
En juin 1037: Premier temps de thoracoplastie (r1'°, 2°, 3° côtes).
Deuxième temps un mois plus tard (3°, 4° 5°, 6° côtes).
Très rapidement, disparition complète de la cavité. B. K. = o.
Guérison maintenue depuis.
re — Obs. 11. — (D'ToBé).
Mile Ma... Angèle, 23 ans.
Résumé. — Cavité sous-claviculaire gauche. B. K. = +. Un mois après une phrénicectomie, la cavité est remplacée par une tache opaque (caverne pleine de liquide ?). B. K. = O.
Pendant les deux mois qui suivent, diminution concentrique de cette tache.
Mais, en quelques semaines, réapparition de la cavité. Il existe un niveau liquide.
Aucun signe de « poussée évolutive ».
Par la suite, une première fois, diminution nette de la cavité, suivie d'augmentation.
Puis, après création d’un Pno controlatéral, nouvelle dispari-
tion de la cavité (B. K. = O.), suivie de sa réouverture deux mois après.
Thoracoplastie — guérison.
Histoire clinique. — La malade, âgée de 23 ans, entre au sana-
torium en mai 1033.
Le début de la maladie remonte à janvier 1033.
Il s’est fait par un épisode fébrile qualifie de grippal avec toux et expectoration.
En février, à plusieurs reprises, la malade a expectoré des crachats striés de sang.
D'autre part, elle a maigri de 2 kg.
Elle présente de l’anorexie, de l’asthénie.
A son entrée, l’état général est bon.
Pa température est a.3705.
Le poids à 57 kg. coo pour une taille de 1 m. 64.
L’expectoration peu importante: Deux à trois crachats le matin, bacillifères.
A l’examen, on note l’existence de râles humides dans la fosse sus et sous-épineuse gauche en arrière.
La radiographie du 25 mai 1933, montre:
A gauche: Au-dessous de la clavicule, en regard du quatrième arc costal postérieur, l’existence d’une cavité nettement arrondie, ayant sur le film un diamètre de 2 cm.
Son bord est très net. Alentour, on note des images de conden-
sation diffuse mais peu marquée.
A la partie moyenne du poumon gauche existe une zône d’o-
pacité diffuse.
A droite: Image normale.
Plusieurs tentatives de pneumothorax sont faites sans succ A la fin du mois de mai: Une phrénicectomie est pratiquée
Obs. 11. — FIG. 13. — Cavité sous-claviculaire externe.
(Dr Maurer). Elle provoque une ascension de 6 cm. avec phénomène de Kienbœæck.
Au début de juin: Le nombre de crachats tombe de trois à un, puis à zéro. Il n’y a pas de B.K. dans l’expectoration ni dans les selles (six examens).
Le poids augmente en un mois de 2 kg.
Le 23 juin 1933: La radiographie montre, à la place de la cavité une tache opaque ovalaire et non arrondie, à grand axe oblique
en bas et en dehors. Son grand diamètre mesure 2 cm. sur le film. Le petit, 1 cm. Par ailleurs, les zônes de condensations de la partie moyenne du poumon se sont éclaircies.
Obs. 11. — FIG. 14. —- La cavité a disparu un mois après une phrénicectomie. À sa placeon distingue une petite tache sombre.
Ainsi, à peine trois semaines après la phrénicectomie, la caverne est remplacée par une tache sombre bien limitée et nettement plus petite. (Caverne pleine de liquide ?)
En juillet, août, cette tache diminue toujours progressivement. L’expectoration est toujours nulle. B.K. = o.
En septembre 1033: À la radiographie, il semble que la cavité a réapparu. D’autre part, on entend dans la fosse sus-épineuse et
dans l’aisselle, un petit souffle et des bouffées de râles sous-crépitants.
Une radiographie du 6 septembre 1933, montre en effet la réapparition de la caverne avec son même aspect nettement circulaire, sa taille (2 cm. de diamètre sur les films pris dans les mêmes conditions). Il existe une image de niveau liquidien. Les condensations de la partie moyenne restent très améliorées.
Notons que le parenchyme péricavitaire n’est pas condensé.
D'autre part, l’ascension diaphragmatique s’est accentuée entre juin et septembre, atteignant deux travers de doigt en juin, elle approche maintenant quatre travers de doigt. La mobilité diaphragmatique n’a pas réapparu.
Dans les deux mois qui vont suivre, l’image cavitaire va diminuer nettement de volume, puis, en novembre 1033, elle augmente en même temps que les signes physiques s’accentuent.
Les bacilles réapparaissent dans les crachats.
En janvier 1034: La cavité est toujours identique.
Les signes de la base paraissent s’accentuer un peu.
Il y a des B.K. dans l’expectoration.
Sur le film on ne constate aucun signe d’attraction médiastinale ou trachéale.
A La fin de janvier 1034: Un pneumothorax contro-latéral droit à l’oxygène est institué.
Pendant le mois de février, l’effet centro-latéral s’avère heureux. On constate une déviation du médiastin très nette.
La malade est soumise à la cure latéro-déclive.
Le Pno est entretenu à pression terminale zéro.
Le 23 mars 1034: La radiographie permet de constater la disparition de la cavité que des examens radiologiques antérieurs, montrant la diminution progressive de l’image, avaient fait espérer.
Des examens répétés de l’expectoration poursuivie dans les mois qui suivent montrent l’absence des B.K., même à l’homogénéisation.
Au début du mois de mai 1034: La cavité semble réapparaître. A ce moment, une légère température apparat avec de la toux. On note la présence de liquide dans le cul de sac costo-diaphragmatique droit.
La cavité augmente de volume rapidement; après quelques jours, elle est de nouveau comparable exactement à ce qu’elle était en septembre 1033.
Nettement arrondie avec un diamètre de 2 cm. sur le film. Il existe une image de niveau liquide.
Il n’y a pas de zône condensée autour de la cavité qui est nettement limitée.
La base s’est remarquablement bien nettoyée.
Dans les crachats, présence de rares B.K.
On abandonne le pneumothorax centro-latéral au cours du mois de mai. Le liquide disparait rapidement.
Obs. 11. — FIG. 15. — Variations de l’image cavitaire.
On décide alors de pratiquer une thoracoplastie.
Le premier temps est fait le 6 juin 1034 (Dr O. Monod) : La première côte est enlevée sur 13 cm. ; la deuxième sur 15 cm. ; en-
fin la troisième sur 13 cm.
Le 21 juillet 1034: On fait le deuxième temps (Dr O. Monod).
Des fragments de la sixième, cinquième, quatrième côtes sont
enlevés.
L’expectoration diminue et disparait presque aussitôt. B.K. = o.
S'ur La radiographie du 15 septembre 1034, on ne voit plus trace
de la caverne.
Par la suite, de nombreux examens de l’expectoration, des selles sont négatifs.
Le poids augmente dans les mois suivants et passe de 58 kg. à 7o kg. en cinq mois.
La guérison s’est maintenue depuis.
Obs. 12. —- (D' BRISSAUD).
Mme Bas..., 37 ans.
Résumé. —- Malade atteinte de lésions tuberculeuses du sommet gauche depuis 1024.
Une cavité de la région sus-claviculaire gauche a une première fois disparue après Pno, ainsi que les bacilles.
Réapparition d’une cavité sus-claviculaire gauche au même endroit, trois ans après symphyse du Pno.
Disparition de la cavité ainsi que des bacilles, après une phrénicectomie.
Etat stationnaire: Quatre ans et demi.
Réapparition d’une cavité sus-claviculaire gauche au même endroit. Celle-ci ne se modifie pas pendant l’année 1036.
En 1037, diminution concentrique de la cavité aboutissant à la disparition complète et à sa réouverture en un mois environ.
Histoire clinique. — Début en 1934 à la suite d’une grossesse. A cette époque, lésions bilatérales. Très discrètes à droite, prédominantes à gauche, où 1l existe une petite cavité sus-claviculaire. L’expectoration est bacillifère.
La malade fait plusieurs cures sanatoriales. Pno gauche en juillet 1926.
Bon décollement, mais la cavité reste accrochée au sommet par un système complexe d’adhérences. Malgré celles-ci, six mois plus tard, disparition des B.K.. Au début de 1027, la cavité a disparu.
Le Pno est entretenu sans incident jusqu’en 1020. À ce moment, se produit une symphyse progressive. Le Pno est abandonné en juin 1027. B.K. — o (plusieurs homogénéisations).
En mars 1030: Réapparition des B.K.
Jusqu’en octobre 1030: Bon état général.
A cette époque: Asthénie. Amaigrissement. A l’examen, on constate l’existence de râles au sommet du poumon gauche.
Sur la radiographie: Image en mie de pain du sommet gauche.
Séjour à Paris: Bon résultat.
A la fin de l’année 1931: Une ‘avité sus-claviculaire gauche
est de nouveau visible.
On fait une phrénicectomie.
La paralysie obtenue est complète avec syndrôme de Kienbæck.
L’ascension diaphragmatique s’accentue rapidement et atteint bientôt 8 cm. Elle ne se modifiera plus par la suite. Rapidement, diminution de moitié de la cavité, puis disparition dans les mos qui suivent. B.K. = o.
Etat stationnaire jusqu’à l’été 1035.
A cette époque, à la suite d’une injection de vaccin, apparaissent de la fièvre, de l’asthénie et une expectoration minime, mais bacillifère.
On ne trouve pas de cavité à ce moment à l’examen radiologique.
Ces symptômes aigus persistent une quinzaine de jours.
Au début de 1036, malgré six mois de repos, on constate la
réapparition d’une cavité sus-claviculaire gauche avec un niveau liquide. B.K. = +.
Pendant l’année 1036, la malade fait divers séjours à la campagne. Pas de modification de la cavité.
En novembre 1036, elle part en Suisse à Leysin.
C’est alors qu’on va assister encore une fois à la disparition complète de la cavité, après une phase de diminution concentrique, puis à sa réouverture rapide.
Au début de l’année 1037: La cavité sus et retro-claviculaire gauche, se projetant sur le film, sur l’arc postérieur de la quatrième côte qui la croise en diagonale. Son grand axe est oblique ‘en bas et en dehors. Il a 4 cm., le petit axe mesure 2,5 cm... La
cavité a la forme d’un œuf à grosse extrémité supérieure.
La malade est soumise à la cure simple, avec cure d’altitude, latéro-déclive. Les résultats de la cure sanatoriale s’avèrent rapidement très satisfaisants.
Le poids augmente en trois mois de 2 ke.
L'état général s'améliore.
La toux et l’expectoration cessent.
Des radiographies successives montrent une diminution très importante de la cavité.
En avril 1937: La cavité conservait sa forme mais avait diminué nettement. Elle mesurait en effet, sur un film pris dans les mêmes conditions, 3 cm. dans son diamètre longitudinal et 1 cm. dans le diamètre transversal.
Le 19 juillet 1037: La cavité ne mesurait plus que 2 cm. pour son grand diamètre, un peu moins de 1 cm. pour le petit.
L’expectoration est très minime, mais toujours bacillifère.
Le 18 octobre 1037: L'amélioration est considérable.
La cavité s’est encore réduite dans des proportions très fortes. On ne la distingue plus que sous la forme d’une clarté estompée de la grandeur d’un très petit haricot sur le bord supérieur de la clavicule gauche.
L’expectoration est pratiquement nulle. Plusieurs examens sont négatifs.
Le 23 décembre 1037: La cavité a complètement disparu. On ne peut la distinguer sur les radiographies prises suivant les diverses incidences. Tous les examens des crachats sont négatifs.
L’état général est parfait.
La malade, qui était demeurée jusque là au sanatorium à Levysin, va passer les vacances de Noël à Montana. Le séjour à Montana est marqué par une trachéo-bronchite avec toux pénible.
Cependant la malade revient au sanatorium où elle se remet vite de cet incident.
Les examens de crachats demeurent négatifs.
L'état général est bon. Il n’y à pas de fièvre. L’expectoration est minime. Mais, le 15 février 1938, l’examen radiologique permet de découvrir la cavité avec le même aspect qu’en janvier 1037, la même forme, une taille à peine plus petite, la même situation.
L’expectoration, toujours minime, n’est pas bacillifère.
Devant cette réouverture de la cavité, une thoracoplastie est envisagée.
Il convient de noler que, dans les précédentes observations, le diaphragme reste bien paralysé pendant toute la durée de l’évolution, On ne peut donc arguer, pour expliquer la réouverture de la caverne, du traumatisme exercé sur les lésions par la reprise des mouvements du muscle.
Il n'en est pas de même dans les cas de disparition temporaire de cavité après alcoolisation du nerf phrénique.
Ces observations ne sont pas exceplionnelles, mais nous n'avons pas eu, cependant, l’occasion d'en observer nous-mêmes.
Nous citerons le cas suivant
Obs. 13. — (Obs. Al. 8 Th. O. MoNoD) (D' RAUTUREAU). Mile de M..., 21 ans.
Résumé. — Début en 1032. Il existe des lésions excavés bilatérales. Sous l’influence de la cure sanatoriale, la caverne gauche
disparait. À droite, il existe une caverne rétro-claviculaire. Tentatives de Pno infructueuses.
Avril 1033: Alcoolisation du phrénique.
Ascension faible avec paralysie. Disparition rapide de la cavité, expectoration nulle.
Deux mois après, l’ascension diaphragmatique diminue, la récupération fonctionnelle du diaphragme survient.
La caverne reparait identique.
3 octobre 1033: Phrénicectomie. Immédiatement les lésions s’effacent de nouveau.
La guérison se maintient depuis.
Chez des malades (raités par le Pno. artificiel, on peut relever des cas de disparition temporaire d'images caviaires.
Tantôt il s’agit de Pno. bridés, tantôt de cavités libres d’adhérences.
Nous ne ferons qu'envisager rapidement le cas de Pno. bridés.
Il peut arriver parfois que, malgré l’adhérence qui la sustend, la caverne se ferme rapidement après l'institution du Pno. Les « conditions nécessaires et suffisantes » pour cette fermelure s'étant trouvées réalisées d’emblée.
Etant donné la disparition de l’image cavitaire, des B. K. dans l’expectoration, on juge inutile la section de la bride.
Mais, dans les semaines ou les mois qui suivent, on assiste à la réouverture de la cavité.
Il est possible que le traumatisme exercé par l’adhérence sur les lésions, traumalisme « rythmiquement répété à chaque mouvement respiraloire », soit responsable de cette réouverture en détruisant le fragile processus qui avait été le point de départ de la fermeture cavitaire.
Nous n'’insisterons pas sur ces Cas ; mais nous citerons simplement la communication de J, Mirze.
J. Mure (Acta. Tuber. Scandin. 6.49.63 - 1932) rap-
porte deux observations avec douze films. Dans ces deux cas, les cavités réapparurent au même endroil quelques mois après la fin du traitement par Pno., qui avait été appliqué pendant un an et demi.
L'auteur conclut en recommandant la section précoce des adhérences et d'autre part de continuer l'entretien du Pno suffisamment longtemps.
Nous cilerons enfin, sans v insister, une observation de disparition radiologique de cavité sous Pno. avec réapparilion de celle-ci lors de la svmphyse de la poche pleurale.
Obs. 14. — (D' DEGEORGES).
Mlle Ma..., 24 ans.
Début apparent par une pleurésie droite en février 1036.
Epanchement peu abondant.
La malade entre au sanatorium le 1°’ mai 1036. Toux, expectoration peu abondante. Etat général médiocre. Température subfébrile. Poids: 45 kg. Signes de lésions bilatérales disséminées, discrètes à droite (séquelles de la pleurésie). Plus importantes à gauche, en particulier dans la région intercleido-hilaire où il existe une cavité sous-claviculaire qui donne en arrière des signes sthétacoustiques concordants.
Enfin, dans l’expectoration: B.K. = +.
Le 15 septembre 1036: Création d’un Pno gauche.
Novembre 1936: Bien que le collapsus soit gêné par un système complexe d’adhérences, on note une amélioration importante des lésions. Za cavité a diminué de moitié environ.
Décembre 1036: Apparition de liquide dans le Pno. La cavité a complètement disparu. B.K. = + très rares.
Janvier 1037: La poche se réduit progressivement malgré l’augmentation de pression. Le liquide disparait.
Février 1937: Tentative de Pno droit sans succès. La symphyse progresse à gauche. Le Pno gauche est abandonné.
Avril 1037: La symphyse est complète. La cavité a réapparu. Elle semble peut-être un peu plus petite qu'auparavant.
Dans l’expectoration: B.K. très rares. Certains examens sont négatifs. L’état général se maintient.
Septembre 1037. — Jusqu’en septembre, l’état est stationnaire. Cependant la cavité semble s’agrandir progressivement.
Un Pno extra-pleural est alors créé. Bon résultat.
mn
Cette observalion est à rapprocher de celles signalées jar J. Mirre.
Au cours des thoracoplasties on peut observer de même des varialions importantes de volume des cavités,
Ch. TrocuMe rapporte, dans son article sur les scléroses pulmonaires tuberculeuses, un exemple de disparition temporaire d’une cavité sous (horacoplastie.
« Voici le cas, dit Ch. Trocué, d’une cavité volumi- «neuse du sommet chez qui cette tendance (la tendance rétractile spontanée) faisait absolument défaut. La thora-
« coplastie à été faite néanmoins et quelques jours après « l'opération, la rétraction à commencé brusquement, en « même temps que la malade cessait d'expectorer, Un reste « de la cavité demeura cependant et commanda un deuxiè- « me lemps de thoracoplaslie. Celui-ci, après un temps de « béance fut suivi d’un nouvel effort de rétraction. La ca- « verne ainsi résorbée s’est encore ouverte une fois depuis « lors. Maintenant, elle paraît être de nouveau refermée.
« Cet exemple, continue TrocMÉé, démontre assez bien « que la rétractilité n’est pas attribuable dans un tel cas à «une qualité permanente des tissus qui environnent la « cavité, mais assurément à la cavité elle-même, selon que
«s’oblitère ou se débouche sa bronche de drainage. » Nous aurons l’occasion de revenir sur cette pathogénie. Cependant, il est un point sur lequel nous voudrions
attirer l'attention, En regardant attentivement les schémas
très suggestifs dont M. Trocue illustre son article, nous notons que sur le cinquième schéma, où la cavité n'est re-
présentée que sous la forme d’une mince fente à peine vi-
sible, l'hemithorax opéré est figuré nettement moins large
que sur le schéma N° 6, où la cavité est représentée agrandie.
Nous avons eu l’occasion d'observer des cas semblables après thoracoplastie sous périostée.
La réexpansion thoracique trop précoce avait entrainé une distension mécanique pulmonaire néfaste pour Îles lé-
sions. La comparaison de calques pris sur les radiographies successives nous avait montré la réalité de celte réexpansion el Son importance,
Peut-être, dans le cas rapporté par M. TRocME, ce mécanisme jouerait-il un rôle.
On peut distinguer, parmi les observations que nous vapporlons plusieurs groupes.
En effet, dans un certain nombre, on note la présence d'un niveau liquide qui a précédé la diminution de la caverne et qui à persisté en s'élevant jusqu à la disparition radiologique (relative où non) de celle-ci, |Observ, numéros DT ALTO te]
? nl
La caverne, étant devenue invisible, est parfois remplacée par une ombre arrondie, homogène, occupant une surface très inférieure à celle de la caverne.
Dans ce groupe, nous pouvons placer les observations NUIMÉTOSN I TO LEE.
Ces observations sont des plus intéressantes.
Dans d’autres cas, on ne constate l’apparition de ce niveau liquide qu'au moment de la diminution de volume de la caverne.
Il en est ainsi dans les observations numéros 5, 6 et &.
Enfin, il faut distinguer encore les cas où chaque réouverlure s’est accompagnée de signes « d'activité » : fièvre, toux, augmentalion de l’expectoration de nouveau bacillifère, asthénie et amaigrissement.
On peut ranger dans ce cadre les observations numé- OS SS MiNetRTO
À l'inverse, dans les autres observations, chaque réouverlure cavilaire ne s’est accompagnée d'aucun signe fonctionnel ou signe général et n'a été, en somme, qu'une découverte radiologique,
Cette dernière classification est importante car, à propos de cerlains de ces cas, des auteurs ont pu dire, pour expliquer les réapparitions de cavernes, qu'il s'agissait simplement d'une nouvelle poussée parenchymateuse péricavilaire qui aurait entravé ainsi les processus de cicatrisation. On à même, parfois, invoqué une nouvelle fonte caséeuse du parenchyme, à partir du reliquat cavitaire qui constituerait ainsi un point dangereux par son « microbisme latent ».
De telles hypothèses ne pourraient être soutenues que dans les observations où ont été constatées des signes de « poussée évolutive » au moment des réapparilions cavitaires. On peut se demander, cependant, comment cette nouvelle poussée aboutit, dans ces cas, à la formation d’une cavité dont l’image est superposable à celle de la caverne précédemment guérie ou presque.
Enfin, cette hypothèse est impossible à admettre dans les observation où il n'a élé observé, ni signe fonctionnel, ui signes généraux, ni parfois réapparilion de bacilles, lors de la « rechute », On emploie en effet dans ces cas le terme « rechute in situ ». Encore faut-il savoir ce que l’on peut entendre par là.
MM. Derscuein et Toussainr, dans leur étude distinœuent les « rechutes mécaniques » et les « rechutes biologIqQues ».
« La rechute mécanique est définie par une réouver- «ture cavitaire simple, phénomène unique ou principal,
«accompagné tout au plus de quelques signes cliniques « discrets et d’une expectoralion abacillaire où pauci-bacil- «aire »:
Dans ce cas, par conséquent, pas de prôdrome, pas de prélude clinique france, Les $S. G. et fonctionnels sont au minimum, Mais cependant, il v aurait parfois, disent Derscnei et Toussaivr, un retentissement sur l’état géné: ral, de la fièvre, un certain état catarrhal bronchique banal.
to —
« Quoi qu'il en soit, c’est là un phénomène soudain, « d'ordre anatomique el les délabrements s’établissent avec «une rapidité qui n’a d'égale que celle de la guérison ma- « gique, qu'il peuvent annuler ou même dépasser, en quel- « ques jours, si bien que les grandes guérisons de la phré- « nicectomie apparaissent parfois rétrospectivement, comme « l'image d'un puzzle merveilleux et fragile ou, pour main- «tenir la comparaison sur un terrain plus médical, d’une « vaste fracture osseuse idéalement réduite, mais non consolidée ».
En somme, el c’est ce qui nous intéresse, DERsCHEID et Toussaivr admettent bien qu'il s’agit dans ces observations de la réouverture, de la réexpansion des parois de la cavilé temporairement invisible.
Cette réouverture mécanique ou cette « rechule in situ » apparaît avec ou sans cause déclanchante, plus spécialement, semble-t-il, disent DEerscaein et Toussar, chez les malades soumis prématurément à une activité sociale fatigante, particulièrement lorsqu'elle comporte des mouvements violents ou qu'elle expose aux traumalismes.
« Nous avons vu une rechute manifestement causée « par une chute qui, pour un homme normal, eul été cer- « lainement anodine »., Nous avons noté dans l'observation N° 6 une telle cause déclanchante.
Quant aux « rechutes biologiques » isolées par Derscnrin et Toussaixr, elles sont « définies par une réou- « verlure cavilaire accompagnée d’un cortège clinique « traduisant une reprise évolutive ».
Donc, là encore, il s’agit bien de la réouverture de la caverne, de cette même caverne dont on à observé la fermeture progressive.
La seule différence avec le premier cas (réouverture ou mieux réexpansion des parois cavilaires purement mécanique) c'est qu'alors celle réouverture s'accompagne d’un cortège de signes cliniques traduisant une poussée évolulive, poussée qui à élé le primum movens de la réouverture.
Quoi qu'il en soit, les cas que nous rapportons, apparliennent sans contredit à la première catégorie, D'ailleurs, si, sur le grand nombre de cas observés par DErscneïD el Toussaxr (18) ces auteurs ont relevé huit cas seulement s’accompagnant d'un syndrôme clinique net, il est probable que sur ces huil cas, certains relevaient d’un processus surtout mécanique.