L'ANALOGIE
La défense victorieuse du christianisme n'est possible que si l'on répudie le legs sémitique.
Dieu d'Israël, Dieu d'Abraham sont des blasphèmes ou bien disons : Dieu des Italiens, Dieu d'Hildebrand : expressions que nul n'a écrites et que tout le monde lit.
VArchée est le point où descend l'Absolu et où l'homme peut élever sa compréhension.
Le Logos c'est tout le devenir encore indevenu; ce sont toutes les modalités encore ombiliquées à l'archétype, c'est V immense gerbe des rapports encore liée. La cellule idéale s agglomère, le divin mouvement se prépare à la parabole créatrice. Le Logos qui était en Dieu va se détacher, comme une parole s'envole des lèvres : et la vie commencera, seule lumière des hommes.
74 AMPHITHEATRE DES SCIENCES MORTES
faut donc que la lumière s'humanise afin que l'homme s'illumine.
Bénis et glorifiés soient ceux qui furent choisis comme miroirs vivants de V idéal, mais adoration au Logos incarné, lui seul est la voie, la lumière et la vie.
Tout être exclusivement animique est manichéen, et la magie a deux pôles dont Vun est noir et où grouillent, à défaut du diable chef, les élémentaires et les élémentals.
XXXIIÏ
La théorie de Vandrogyne ou daimon, qui n'appartient ni à V orthodoxe occulte, ni à la religion, explique seule l'existence, sous une forme semblable, de Léonard de Vinci et de Mac - Mahon, de V omnipuissance et de la stupidité.
Celui qui mène V homme à Dieu, quel que soit le chemin, est la plus noble des créatures.
Celui qui éloigne Vhomme de Dieu, quel que soit le motif, est la plus infâme des créatures.
Entre ce point d'auréole et cet autre d'ignominie, la hiérarchie se déroule d'elle-même, chorie sublime qui va de Manon à Sophocle, de Pythagore à Lacuria et de Phidias à Wagner.
v. — l'occulte catholique
Le génie, c'est la suprême magie et le chef-d'œuvre, le vrai grand œuvre ; mais le génie, ce n'est pas Rubens et le chefd'œuvre, ce n'est pas le Décaméron.