LA PRIÈRE
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savoir que s’il a besoin d’assistance, celle-ci peut lui être donnée d’une façon plus appropriée par un être se rapprochant davantage de son propre niveau. Et, ici même, sur le plan physique, ne sommes-nous pas plus sages que cela ? car nous n’avons pas l’idée d’aller trouver les plus grands savants de nos universités pour leur demander d’aider nos enfants à vaincre les difficultés de l’alphabet.
En ce qui concerne les saints des Eglises, la situation est différente, bien que, pour eux aussi, la possibilité d’entendre les prières qui leur sont adressées dépend de la place qu’ils occupent dans l’évolution. Le saint ordinaire, qui est tout simplement un brave et saint homme, en tre, comme il est de règle, dans la vie céleste qui, pour lui, sera probablement longue. Cen’est que pendant sa vie astrale qu’une prière peut l’atteindre, mais comme son séjour n’y sera probablement que de très courte durée, il y a peu de chance pour qu’elle lui parvienne ; si elle lui parvient malgré tout, il fera sans aucun doute son possible pour satisfaire celui qui l’implore, mais il n’est nullement certain que la prière attire son attention, occupé qu’il sera par le monde nouveau dans lequel il vient de pénétrer.
Et quand il est entré dans le long repos du monde céleste il lui est impossible d’être troublé par les choses terrestres ; cependant, dans ce cas, la prière qui lui est adressée peut ne pas être sans effet sur l’homme qui prie : car cet homme doit être assurément pour l’humanité, une source intarissable de pensées d’amour, et ces pensées se déversent comme une pluie bienfaisante de bénédictions pour aider au développement spirituel de ceux sur qui elle tombe.
Il n’y a donc aucun doute que l’homme dont les pensées, par des prières ardentes, se dirigent vers ce saint ne se mette en relation occulte avec celui-ci et attire ainsi sur
l’occultisme dans la nature
lui même une grande partie de la force qui en émane sans que le saint en ait conscience. Si le saint est suffisamment avancé pour avoir parcouru une série spéciale d'incarnations se succédant rapidement, le cas est encore différent, il est alors constamment en contact avec la terre, qu’il vive sur le plan astral ou qu’il soit en incarnation sur le plan physique ; et si la prière est assez intense pour attirer son attention alors qu'il est hors de son corps, il est à présumer qu’il donnera toute l’assistance possible.
Mais, heureusement, pour les milliers de gens dont les âmes s’élèvent sans cesse par la prière— dans l’ignorance la plus complète, il est vrai, mais cependant avec la foi la plus sincère — subsiste, indépendamment de toutes ces considérations, une autre chose capable de satisfaire leurs aspirations. Dans la Bhagavad Gita., Shri Krishna nous dit que toutes les prières sincères parviennent à rUn quelconque des Grands Etres à qui elles sont adressées en toute ignorance; il y a, nous dit-il, une conscience assez large pour tout embrasser, conscience qui ne manque jamais de répondre à tout effort tendant à un accroissement de spiritualité. Elle fonctionne de bien des manières ; parfois l’attention d’un déva est attirée par l’homme, parfois encore, celui qui prie attire sur lui l’attention des êtres humains qui travaillent sur les plans astral et mental au bien être de l’humanité. Si ce déva ou cet aide, ainsi utilisé, se montre, il est souvent pris par l’homme en prière pour celui à qui il s’adresse. De nombreux exemples viennent illustrer ce fait.
J’ai été pris moi-même, dans une circonstance analogue, pour saint Philippe de Néri, et un aide plus jeune qui se trouvait avec moi, fut pris pour saint Stanislas Kostka. Notre Présidente elle-même a été prise plus d’une fois pour un ange par ceux qu'elle assistait.