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L’HINDOUISME

Quand les missionnaires ignorants s’étendent à plaisir sur les trois cent trente millions de dieux hindous, ils donnent là une idée grossière d une religion beaucoup plus scientihque que la leur. L’Hindouisme, comme toutes les religions, ne reconnaît qu’un seul Dieu, malgré la multiplicité de ses manifestations. Appeler celles-ci des « dieux » est certes absolument ridicule, et il serait préférable d’éviter ce mot : dieux à cause des conceptions fausses qu’y ont associées les Chrétiens. Mais si on l’emploie, au moins ne devrait-il être appliqué qu’au Logos du système solaire, et non aux êtres qui lui sont inférieurs. Toutes les grandes qualités attribuées au Dieu des Chrétiens sont vraies aussi pour le Logos ; il n’y a rien dans son système qui ne soit Lui, et, cependant, il est encore bien au-dessus de son système. Il nous est impossible de concevoir la vérité concernant l’Absolu ; tout ce que nous pouvons en imaginer ne peut qu’être bien faible par suite de l’extrême limitation de notre intelligence.

Le Seigneur Bouddha conseillait toujours à son peuple de ne pas s’occuper de questions aussi élevées puisqu’il lui était impossible d’arriver à aucune conclusion, et que rien d’utile ne pouvait en ressortir.

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Les images des Divinités hindoues sont généralement fortement magnétisées, et leur influence sur le peuple est bonne quand elles sont transportées dans les rues lors de certaines fêles. Dans la plupart des temples hindous, de fortes influences se font sentir à Tétât permanent ; c’est le cas à Madura. Un jour que je visitais cette ville, on me donna un peu de cendres blanches provenant du temple de Shiva et aussi une poudre brillante et cramoisie provenant du temple de Parvati ; leur pouvoir magnétique était si grand que j’en ressentis leur influence pendant quelques années, même durant mes nombreux voyages.

L’Inde est essentiellement un pays épris de rites et de cérémonies. La religion en est remplie et il est dit qu’un grand nombre d’entre eux furent prescrits par le Manou lui-même, mais il est à présumer que beaucoup d’autres furent ajoutés à des époques ultérieures. Quelques-uns de ces rites paraissent être des règles qu’il est nécessaire de prescrire au débuts d’une nouvelle race ; mais ces règles deviennent inutiles lorsque celle-ci est définitivement établie. En regardant s’accomplir certaines cérémonies, il est facile, en bien des cas, de découvrir le but pour lequel elles ont été instituées, bien qu’elles nous rappellent ces coquilles vides dont on ne peut plus rien retirer. Cependant, ces cérémonies ne sont pas sans utilité pour les âmes jeunes ; en réalité, nombreux sont ceux qui s’en réjouissent et en retirent un grand profit ; toutefois aucune d’elles n’est nullement nécessaire, et l’homme vraiment évolué est entièrement libéré de cet esclavage.

A l’origine, chaque chef de famille était lui-même le prêtre de sa maison, mais lorsque la civilisation fut devenue plus compliquée, les rites et les cérémonies le devinrent aussi ; dès lors, intervint une classe de prêtres spécialement instruits pour cette fonction, personne ne

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pouvant se rappeler la richesse des détails inutiles inhérents au culte, tous ayant d’autres occupations. 11 semblerait qu’à notre époque la plupart des gens accomplissent ou ordonnent ces cérémonies à peu près comme l’on prend un médicament prescrit par le médecin, sans savoir quelle est sa nature, mais avec la ferme confiance qu’il procurera un certain bien être. 11 en est sur qui les cérémonies ne font aucun effet s’ils n’en comprennent pas le sens, et, qui, le plus souvent, finissent par s’en détacher complètement.

C’est un triste spectacle que de voir des prêtres accomplir les cérémonies d’autrefois sous les formes anciennes qui, dans le passé, étaient si efficaces et qui, maintenant, ne donnent que des résultats si minimes qu’ils ne valent même pas la peine d’être mentionnés. Il semble, de nos jours qu’aucune force de volonté ne soit exercée. Les prêtres commencent par réciter quelques-unes de leurs invocations : « Om, Bhur, Bhuvar, Swar ; » mais le résultat est nul. Dans les anciens jours, l’officiant qui prononçait ces mêmes mots y mettait une volonté ferme ; et, tandis qu’il parlait, il élevait sa conscience d’un plan à un autre en même temps que celle des personnes présentes suffisamment sensitives pour ressentir l’effet des vibrations ainsi provoquées.

Je me rappelle avoir vu une scène analogue au cours d’une cérémonie solennelle, alors que nous étudiions les vies passées d’une individualité qui vivait dans l’Inde il y a un millier d’années. Le peuple entrait dans une salle intérieure et s’y tenait dans une obscurité complète. Au début de la cérémonie, l’officiant proférait les mots sacrés avec lenteur et solennité, et chacun de ces mots produisait l’effet voulu sur la majorité des assistants. Le mot « Om » harmonisait l’assemblée avec l’officiant

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