LE SPIRITISME
carnation et ne Fadmettent pas comme un fait réel ; mais pourquoi en serait-il autrement? Quand Fhomme meurt, il recherche la société de ceux qu'il a connus sur terre et vit dans une classe de gens analogue à celle qu’il fréquentait dans le monde physique. Le simple épicier de campagne n’a pas plus de chance — après comme avant sa mort, d’entrer en relations avec des personnes pouvant lui donner des instructions au sujet de la réincarnation. La plupart des hommes se ferment à tout idée nouvelle par suite d’une foule de préjugés, et comme ils emportent ceux-ci, avec eux, dans le monde astral, ils ne sont pas plus susceptibles d’être amenés à se rendre à la raison et au sens commun qu’ils ne l’étaient ici-bas. Il est vrai sans doute, que Fhomme à Fesprit ouvert peut apprendre bien des choses sur le plan astral, et même acquérir rapidement la connaissance de l’enseignement théosophique dans son ensemble, et il y a des morts à qui cela arrive ; c’est pourquoi des bribes de notre enseignement sont quelquefois données dans les communications spirites. 11 ne faut pas oublier qu’il existe un spiritisme d’un ordre plus élevé dont le public n’a pas connaissance et qui ne publie aucun compte-rendu de ses résultats. Les meilleurs cercles sont strictement privés et réservés seulement à une famille ou à un petit nombre d’amis. Dans ces cercles, les mêmes personnes se rencontrent maintes et maintes fois, et toute personne étrangère en est exclue dans la crainte que le magnétisme ne s’en trouve modifié; aussi les conditions sont-elles rigoureusement parfaites et les résultats obtenus d’un caractère surprenant. Dans les séances publiques où tout le monde peut être admis, et où Fon paie sa place, on a le plus souvent, sinon toujours, affaire à des désincarnés d’une classe inférieure par suite des magnétismes divers qui se dégagent de l’assistance.
LE SYMBOLISME
Le symbolisme est un sujet d’une étude très captivante. Pour certains d'esprits, tout s’exprime en symboles, et ceux-ci sont d’un grand secours pour bien des gens. Je n’ai pas ce genre d’esprit, aussi n’ai-je point porté une attention spéciale sur les symboles ni fait d’étude particulière à leur sujet ; quelques-uns d'entre eux, cependant, sont de toute évidence et faciles à saisir par quiconque comprend, ne fût-ce que faiblement, les principes de leur interprétation. Prenons, par exemple, les symboles des premières pages du Livre de Dzyan. Sur la première page est tracé un disque blanc représentant la condition du non-manifesté; sur la seconde, un point apparaît au centre du disque, ce point représente la première manifestation, le Premier Logos ou le Christ dans le sein du Père; sur la troisième page, on peut voir que le point s’est étendu pour former une ligne divisant le disque en deux parties égales, division qui représente la première grande séparation entre l’Esprit et la matière, comme aussi le second Logos que l’on représente toujours comme étant double ou androgyne ; sur la quatrième page, une autre ligne, tracée à angles droits avec la première, nous donne la figure d’un cercle divisé en quatre parties égales.
LE SYMBOLISME
figure qui représente la manifestation du troisième Logos, bien qull ne soit pas encore en activité. Sur la page suivante, le cercle extérieur disparait ne laissant plus que les quatre bras de la croix grecque. Celle-ci indique que le troisième Logos est prêt pour l’action, c’est-à-dire prêt à descendre dans la matière de Son Cosmos.
Le stade suivant de cette activité est indiqué par des formes diverses du symbole. Parfois, les bras de la croix s’élargissent, en s’éloignant de leur centre, de manière à • former la croix de Malte. Un autre symbole garde les quatre bras de la croix grecque, mais recourbe chacune des extrémités comme une flamme pour représenter le feu s’échappant de l’intérieur. Une autre forme de ce symbole donne l’impression d’une croix tournant autour de son centre comme une roue autour de son axe ; puis des flammes sont dessinées comme jaillissant en arrière pendant que la croix accomplit son mouvement de rotation ; nous avons ainsi le plus universel de tous les symboles, celui de la svastika que l’on trouve dans toutes les nations et religions du monde.
Le sens symbolique de la croix latine ordinaire, dans l’Eglise chrétienne, n’a aucun rapport avec cette svastika telle que nous l’interprétons ; sa signification est totalement différente, car elle symbolise le second Logos et sa descente dans la matière, elle est en outre étroitement liée aux rites initiatiques de l’ancienne Egypte. Dans le cas du Livre de Dzijan, l’interprétation du symbole est grandement facilitée par le fait que le livre lui-même est puissamment magnétisé d’une façon particulière ; aussi, quand l’étudiant qui a le privilège de voir ce livre prend une de ses pages entre les mains, un effet remarquable se produit : il voit le tableau que la page se propose de représenter et il entend une sorte d’explication de la stance.
Il est excessivement difficile de traduire cela en paroles, mais l’expérience est merveilleuse.
J’ai vu et j’ai eu entre les mains, le document décrit par Blavatsky, document dont l’étude lui a servi pour écrire La Doctrine secrète. Ce document n’est pas, certes, le livre original, mais la copie qui en a été faite et qui est conservée dans le musée occulte sous la garde du Maître K. H. Le document original est à Shamballa sous la garde du Chef de la Hiérarchie, c’est le livre le plus ancien du monde. En fait, on a dit qu’une partie de son contenu, (ses six premiers stances, je crois) est même plus ancienne que le monde, car elle proviendrait d’une chaîne antérieure à la nôtre. Cette partie du Livre de Dzyan est considérée par quelques-uns, non-seulement comme décrivant le processus de la naissance d’un système, mais encore, et surtout, comme étant une sorte de manuel d’instructions pour la création d’un univers.
Un autre symbole bien connu est celui du « Grand Oiseau » employé pour désigner la divinité planant sur son Univers, couvant ou sommeillant sur les eaux de l’espace ou s’élançant en avant dans le sens de son évolution. S’abriter sous les ailes du Grand Oiseau signifie méditer de façon à provoquer une union avec le Logos, et il est dit que l’homme qui atteint ce degré peut rester là un nombre inoui d’années.
Le mot Om est une autre représentation de la même idée, c’est le mot sacré de la race-mère Aryenne. Le mot sacré des Allantes était Tau, et il a été dit que tous les mots sacrés donnés successivement aux races-mères sont les syllabes consécutives d’un Mot Suprême et unique, le vrai nom sacré.
Un autre symbole qui tombe sous le sens, c’est le
LE SYMBOLISME
IGl
tîœur; ce symbole avait une place prépondérante dans la religion des Atlantes. Dans le sanctuaire le plus caché du temple de la Cité des Portes d’Or était placée sur l’autel une boîte en or massif ayant la forme d’un cœur dont l’ouverture à secret n’était connue que du Grand Prêtre. Elle était appelée le « Cœur du Monde » et représentait pour les Atlantes le mystère le plus occulte qu’ils connussent. Ils y renfermaient les choses les plus sacrées et une grande partie de leur symbolique s’y rattachait. Ils savaient que chaque atome a des pulsations semblables à celles du cœur ; ils prétendaient que le soleil avait aussi . ses pulsations qu’ils disaient coïncider avec la période où les taches solaires sont visibles. On rencontre souvent dans leurs livres des passages laissant croire que leurs connaissances scientifiques étaient plus complètes que les nôtres, bien qu’ils étudiaient à un point de vue plutôt poétique que scientifique. Ils croyaient, par exemple, que la terre respire et se meut, et, tout récemment, des scientistes ont découvert que la surface de la terre se déplace régulièrement et journellement, déplacement qui, dans un certain sens, pourrait être pris pour une sorte de respiration.
Un autre symbole c’est celui du lotus qui représente le système solaire dans ses rapports avec son Logos. Cette comparaison est justifiée par des faits mêmes de la nature. Les sept Logoï Planétaires, tout en étant de hautes individualités, sont en même temps des aspects du Logos Solaire, les centres de forces de son corps, pourrait-on dire. Or, chacun de ces grands centres vivants, ou Logos auxiliaire, subit, en propre, une sorte de changement, ou mouvement périodique, correspondant peut-être, mais à un degré infiniment supérieur, aux battements réguliers du cœur humain et à l’inspir et l’expir du souffle.
102 l’occultisme dans la nature
Quelques-uns de ces changements périodiques sont plus rapides que d’autres, de là une série compliquée d’effets ; il a été observé en outre que les mouvements des planètes physiques, dans leurs rapports réciproques, fournissent une indication expliquant les effets des fortes influences cosmiques à un moment donné. Chacun de ces centres est localisé, spécialisé, à son foyer principal dans le corps du soleil, et, de plus, un foyer secondaire qui, lui, est toujours extérieur au soleil. Ce dernier foyer est toujours une planète physique.
Les relations exactes ne peuvent guère être rendues claires à l’aide de notre phraséologie, qui ne concerne que le domaine à trois dimensions ; mais on peut les représenter approximativement en disant que chaque centre a un champ d’influence pratiquement co-extensif avec le système solaire et que, si on pouvait faire une section de ce champ, on verrait qu’elle a la forme d’une ellipse, que l’un des foyers de chaque ellipse est toujours situé dans le soleil, et que l’autre est- la planète spéciale gouvernée par ce Logos auxiliaire. Il est probable que dans la condensation graduelle de la nébuleuse incandescente primordiale d’où le système est né, la situation des planètes dans l’espace fut déterminée par la formation de tourbillons, les petits foyers secondaires étant des points auxiliaires de distribution, des ganglions dans le système solaire, pourrait-on dire. Toutes les planètes physiques sont comprises dans la portion du système commune à tous les ovoïdes ; ainsi, quiconque essaie, mentalement, de construire la figure peut voir que ces ovoïdes, en exécutant leur révolution, dessinent des segments, et l’on sera ainsi préparé à comprendre la comparaison du système entier avec une fleur composé de nombreux pétales.
LE SYMBOLISME
Cette comparaison du lotus a encore une autre raison d’être beaucoup plus belle mais demandant aussi à être plus approfondie. A nos yeux, les planètes apparaissent comme étant des globes séparés ; cependant, il existe entre elles des liens que notre conscience cérébrale ne peut saisir. Ceux qui ont étudié la quatrième dimension sont familiarisés avec l’idée d’une extension dans une direction invisible à nos yeux, mais il ne leur est sans doute pas venu à l’esprit que ce principe pourrait s’appliquer au système solaire en bloc.
Nous pouvons nous faire une idée des faits en tenant la paume de la main tournée en haut et recourbée en forme de coupe, les doigts étant écartés ; posez ensuite une feuille de papier sur les extrémités des doigts. Un être à deux dimensions vivant sur le plan de cette feuille ne pourrait être conscient delà main, il ne verrait que les petits cercles aux points de contact des doigts avec le papier. Pour lui, ces cercles n’ont entre eux aucun rapport ; mais nous qui voyons avec une dimension de plus, nous pouvons constater que chacun d’eux se rattache à la paume de la main, et forme avec celle-ci un tout complet. De même, celui qui emploie la vision à quatre dimensions peut observer que les planètes qui, avec nos trois dimensions, paraissent isolées se rattachent cependant les unes aux autres ce que nos sens actuels ne peuvent encore percevoir ; vus ainsi, ces globes ne sont que les extrémités des pétales d’une fleur gigantesque. Du centre de cette fleur emerge le pistil central qui nous apparaît sous la forme du soleil.
11 n’est pas sage, de la part des admirateurs de la science moderné, de ridiculiser ou de mépriser soit les enseignements de l’antiquité, ou les symboles étranges et fantastiques sous lesquels ils étaient exprimés, car un grand
164 l’occultisme dans la nature
nombre de ces symboles sont fertiles en significations, celles-ci dénotant souvent une connaissance plus profonde que n’en possède maintenant le monde extérieur. L’étudiant théosophe, tout au moins, ne tombera pas dans l’erreur de mépriser une chose parce qu’il ne la comprend pas encore, et qu’il n’a pas encore appris le langage dans lequel elle est décrite.