COOPÉRATION
D’après le plan du l.ogos l’humanité doit, à un certain stade de son évolution, commencer à se diriger ellemême. Aussi, tous les Bouddhas, Manous et Adeptes futurs seront-ils membres de notre humanité, les Seigneurs de Vénus étant partis pour d’autres mondes. C’est pourquoi aussi le Logos compte actuellement sur nous tous, sur vous, sur moi. Nous pouvons être affligés de quatrevingt-dix-neuf défauts et n’avoir qu’une seule vertu, mais si cette vertu est nécessaire à l’œuvre théosophique (et quelle vertu n’est pas nécessaire ?), nous aurons sûrement l’occasion de l’utiliser.
Nous devrions donc estimer nos collègues pour ce qu’ils peuvent faire et non les blâmer constamment pour ce qu’ils ne peuvent pas faire. Nombre de gens peuvent avoir mérité de faire un travail spécial bien que leurs défauts soient plus nombreux que leurs vertus. C’est tomber dans une grave erreur que de comparer ce que l’on fait soi-même avec ce que font les autres, et de désirer avoir pour soi les occasions qui leur sont données. Le fait est que chacun a ses dons et ses pouvoirs, et que l’on ne peut exiger d’un homme qu’il fasse le même travail
l’occultisme dans la nature
que son voisin ; on ne peut lui demander qu’une chose, c’est qu’il fasse de son mieux, et rien de plus.
Le Maître a dit une fois qu’il n’y a en réalité que deux classes d’hommes ; ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Les premiers sont ceux qui ont vu la lumière et se sont tournés vers elle, quelle que soit la religion par laquelle ils sont arrivés, et quelle que soit la distance à laquelle ils se trouvent encore éloignée de cette lumière. Un grand nombre d’entre eux peuvent souffrir beaucoup dans la lutte qu’ils ont entreprise pour arriver à la lumière, mais, au moins, l’espoir brille devant eux ; et tout en sympathisant profondément avec eux et en essayant de les aider, nous savons fort bien que leur cas n’est pas le plus mauvais. Ceux que l’on doit plaindre sont les hommes qui sont indifférents à toute pensée supérieure, ceux qui n’essaient même pas de lutter, parce qu’ils ne croient pas ou ne savent pas qu’il y a quelque chose à quoi il faille s’efforcer d’atteindre. Ce sont ceux-là vraimentqui constituent « la grande orpheline, l’humanité».