UN JOUR DE LA VIE
Il n’est pas sage de vouloir approfondir au delà d’un certain point parce que nous ne pouvons jamais arriver réellement à la fin d’aucun sujet, et que cette manière de faire tend à rétrécir de plus en plus l’esprit et l’horizon, à produire un développement unilatéral et maladroit, et à faire voir les choses en dehors de leurs vrais proportions. Nous avons l’habitude d’envisager la vie comme une longue période de temps, alors qu’elle n’est réellement qu’un jour d’une vie plus vaste. On ne peut terminer une œuvre de longue haleine en un seul jour ; elle peut demander de nombreux jours, et bien souvent même, le travail d’un jour ne donne pas de résultat appréciable immédiat; néanmoins un travail journalier est nécessaire pour achever la grande tâche. Car si un homme se livre à la paresse jour après jour en raison de ce que l’achèvement de son travail lui semble'trop éloigné, il n’arrivera certainement pas à le faire du tout.
Il y a beaucoup de gens à qui la Théosophie vient tard dans la vie, qui se sentent quelque peu découragés, pensant qu’ils sont maintenant trop âgés pour travailler à leur propre perfectionnement ou pour faire œuvre utile. Ils pensent donc, que ce qu’ils ont de mieux à faire
est de continuer leur chemin tranquillement jusqu a la lin de cette incarnation avec l’espoir qu’ils seront mieux partagés dans la prochaine.
C’est là une grande erreur et pour diverses raisons. Vous ne savez pas quelle sorte de réincarnation le Karma vous prépare pour la prochaine fois que vous reviendrez sur terre. Vous ne savez pas si, par vos actions antérieures, vous aurez mérité de naître dans un milieu théosophique. Dans tous les cas, le meilleur moyen de vous assurer cette faveur est de saisir l’occasion qui vous est offerte à présent, car d’après tout ce que nous avons appris sur le fonctionnement de cette grande loi de cause et d’effet, un fait ressort bien clairement, c’est qu’une autre occasion plus grande est infailliblement donnée à celui qui a su saisir celle de moindre importance qui lui a été offerte. Donc, si vous négligez cette occasion, si tardive qu’elle soit, d’étudier la Théosophie, vous risquez fort qu’une autre ne vous soit plus donnée dans votre prochaine incarnation.
Si un homme se met sérieusement au travail et se pénètre profondément des idées théosophiques, celles-ci s’imprimeront sur l’Ego et produiront sur lui une attraction telle, que dans sa prochaine incarnation, même s’il ne se souvient pas de tous les détails, il recherchera certainement et reconnaîtra instinctivement les enseignements théosophiques. Aussi, devriez-vous commencer le travail théosophique dès que vous en entendez parler, car le peu que vous en ferez sera autant de fait dans la voie du bien, et vous reprendrez demain où vous en serez resté cette fois. En essayant aussi de modifier autant que possible les véhicules que vous possédez, si obstinés et si peu réceptifs qu’ils soient par manque de souplesse, vous aurez mérité d’acquérir la prochaine fois des véhicules plus malléables.
vy JOUR DE LA VIE
Ainsi, aucun effort n’est perdu, et il n’est jamais trop tard, quel que soit l’âge, pour entrer sur le long, long sentier qui monte, et pour débuter dans l’œuvre glorieuse d aider les autres.
Ayant devant nous toute une éternité ce serait une faute de nous tourmenter de voir le jour actuel approcher de son déclin, ou de négliger, par désespoir, le jour à venir. La Lumière sur le sentier dit : « Tue le désir de vivre. » Ce précepte est souvent mal interprété, mais sa signification devrait être claire. Vous ne pouvez pas perdre la vie, pourquoi alors la désirer? Elle ne peut vous être enlevée. La citation indique en même temps qu’il faut tuer le désir pour des conditions corporelles particulières.
LA MÉDITATION
Un grand nombre de nos membres se font de la méditation une conception tout à fait inexacte, et cela parce quTls ne comprennent pas la façon dont elle opère. Parce qu’ils n’ont pas ressenti un sentiment de bonheur intense ou de ravissement après la méditation, ou qu’ils se sont sentis sombres et déprimés et incapables de méditer, ils en concluent que la méditation est chose inutile et qu ils ne sauraient la pratiquer. Pour eux, rien ne semble plus réel, il n’y a plus aucune certitude, et ils sentent qu’ils ne font aucun progrès. Ils croient bien qu’ils sont.en quelque sorte responsables de cet état d’esprit, et se le reprochent vivement, mais ils demandent souvent ce qu ils pourraient bien faire pour y remédier à cet état de choses, et recouvrer la joie qu’ils ressentaient autrefois.
Or, c est un fait que ces choses arrivent à tous ceux qui cherchent à vivre de la vie spirituelle; les mystiques chrétiens parlent fréquemment des souffrances qu’ils endurent à certaines périodes, ce qu’ils appellent « la sécheresse spirituelle » ; alors rien ne leur semble être d’aucune utilité et ils ont le sentiment d’avoir complètement perdu Dieu de vue. Supposez que je sois assis près d’une fenêtre ouverte donnant sur un magnifique paysage de mon-
LA MÉDlTATIO^î
tagnes, mais le ciel est sombre, couvert d une couche de nuages dont l’épaisseur peut avoir quelques milles. Je n’ai pas vu le soleil depuis trois jours ; je ne puis sentir ses rayons, mais je sais qu’il est là et qu’un jour viendra où les nuages s’étant dissipés, comme la chose est arrivée maintes fois, de nouveau le soleil m’apparaîtra. Ce qui est nécessaire pour la vie du monde, c’est que le soleil soit /d, et non que je le voie ; certes, il est plus agréable de le voir et de sentir sa chaleur, mais le voir n’est pas une nécessité de la vie. Je me rends très bien compte de ce que ces gens là éprouvent et on ne nous console pas en nous disant que nos sentiments importent peu, bien que la chose soit très réelle dans un certain sens.
Je crois qu’il serait bon de se rappeler que notre méditation a plusieurs buts :
1° Nous obliger, malgré les choses matérielles dans lesquelles nous sommes plongés, à consacrer tous les jours au moins un instant à élever notre pensée vers un idéal supérieur.
2° Nous amener plus près du Maître et du Logos de façon à ce qu’ils puissent déverser Leurs forces sur nous et, par nous, sur le monde.
3° Entraîner nos corps supérieurs, par une pratique constante, à répondre aux vibrations de l’ordre le plus élevé, et faire pour eux ce que nous faisons pour le corps physique, par des exercices réguliers ou un système spécial de gymnastique.
Or, vous remarquerez que ces buts sont atteints que vous vous sentiez joyeux ou non. Une erreur commune à bien des personnes c’est de croire que la méditation a été sans effet du moment qu’elle ne leur a pas donné satisfaction. Ils ressemblent en cela à une enfant qui étudie journellement son piano pendant une heure. Cette étude
l’occultisme dans la nature
ramiise parfois, mais le plus souvent c’est pour elle un ennui et sa seule préoccupation est d’en avoir terminé* au plus tôt. Elle ne sait pas, ce que nous savons, nous, que chacune des heures ainsi passées donnent à ses doigts l’habitude de l’instrument, et la rapprochent de plus en plus du moment où elle tirera de sa musique une jouissance dont, pour le moment, elle ne se fait pas la moindre idée. Observez que ce but aura été atteint aussi bien par les heures d’études désagréables qu’elle y a consacrées que par celles qui lui ont fait plaisir. Il en est de môme pour notre méditation ; quelquefois elle nous rend joyeux et nous transporte, et d’autres fois, nous ne ressentons rien ; mais, dans les deux cas, elle a agi sur nos corps supérieurs, comme le font les exercices de gymnastique* sur nos corps physiques. Il est plus agréable d’avoir ce que l’on appelle une « bonne » méditation, mais la seule différence entre ce qui nous semble une bonne méditation et une mauvaise réside dans les effets que chacune produit sur notre opinion et non dans l'œuvre réelle qui en résulte pour notre évolution.
La raison de cette tristesse ne vient pas toujours de nous, ou plutôt, on ne peut pas toujours dire raisonnablement qu il y ait de notre faute. Cette raison est purement physique et résulte souvent soit d’une trop grande fatigue ou d’une dépression nerveuse, ou bien encore des influences astrales et mentales de l’ambiance. Naturellement c’est notre Karma qui nous attire tout cela, et nous en sommes par conséquent responsables dans cette mesure ; mais nous devons en tirer le meilleur parti possible, et ne^ pas désespérer ni perdre notre temps à nous faire des reproches.
Une autre raison peut être qu’à certains moments les> influences planétaires sont plus favorables qu’à d’autres.-
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Je n’ai jamais éprouvé cela pour moi-même, étant toujours arrivé, bon gré, mal gré, à suivre la direction que j’avais en vue sans tenir compte des influences planétaires ; mais un de mes amis m’a raconté qu’un astrologue lui avait dit qu’à certains moments, quand Jupiter et la lune occupent certaines positions relatives, il s’en suit une expansion de l’atmosphère éthérique qui facilite la méditation et semble tout au moins la rendre plus efficace. L’astrologue lui donna une liste qu’il consulta après avoir pris des notes sur sa méditation journalière pendant trois ou quatre semaines, et il put constater que les résultats concordaient avec les influences en question. D’un autre côté, certains aspects de Saturne, lui avait encore dit l’astrologue, alourdissent l’atmosphère éthérique, et rendent alors la méditation difficile ; et cela aussi, il put le vérifier.
La pensée la plus élevée que nous puissions avoir est celle du Seigneur Suprême, mais il ne faut pas nous imaginer que notre pensée puisse en quoi que ce soit changer l’attitude du Suprême envers nous. Nous autres étudiants, devons depuis longtemps déjà avoir dépassé le stade auquel l’homme croit encore, pouvoir produire un changement dans l’attitude du Suprême ; cette idée ne peut subsister que chez le Chrétien ignorant dépourvu de l’esprit philosophique. Mais nous sommes sûrement influencés en nous ouvrant à Lui. Si vous ouvrez au soleil la fenêtre de votre chambre, la condition de celle-ci en sera changée, mais le soleil, lui, ne subit aucun changement pour avoir pénétré dans votre chambre. Ouvrez donc les fenêtres de votre âme à Dieu.
Pendant la méditation, on peut essayer de porter sa pensée sur le Soi Suprême comme étant en toutes choses et toutes choses en Lui. Essayez aussi de comprendre com-
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ment le Soi s’efforce de s'exprimer à travers les formes. Une bonne méthode pour cela est d’identifier sa conscience avec celle d’êtres divers tels qu’une mouche, une fourmi ou un arbre. Tâchez de voir les choses et de les sentir 'comme ils les voient et les sentent eux-mêmes jusqu à ce que, en pénétrant plus intérieurement, la conscience
del’arbre et del’insectedisparaissent pour laisser apparaître
la vie du Logos. Nous sommes bien au-dessus de 1 arbre et de la fourmi, il n’y a donc aucun danger à ce que nous devenions incapables de retirer notre conscience une fois l’expérience terminée. En somme, nous ne l’emprisonnons pas dans la forme de l'arbre ou de la fourmi ; mais nous l’élargissons pour y faire entrer la vie sous toutes ses formes. L’homme qui procède ainsi pour la première lois éprouve généralement un sentiment de surprise en réalisant les limitations auxquelles les animaux sont voués. 11 croyait que l’animal agissait d’une certaine façon, poussé par des raisons paraissant absolument évidentes ; mais quand il entre réellement dans l’animal il constate que les intentions et les motifs de celui-ci sont complètement différents.
Le disciple doit procéder de même avec les classes inférieures des êtres humains, autrement il ne peut les aider efficacement.
Cela nous rend capables de pénétrer jusqu’au fond de tout, et d’y trouver le Soi, ce qui dissipe le sentiment d’isolement et d’obscurité qui s’empare souvent de nous à une certaine phase de notre développement spirituel. Une fois que nous avons acquis la certitude que nous faisons partie d’un tout, la place qu occupe ce fragment spécial nous importe bien moins, comme aussi les expériences par lesquelles il passe actuellement. Quel que soit le sentiment de solitude que nous éprouvions, nous sen-
LA MÉDITATION
tons, nous savons que nous ne sommes jamais seuls ; le Maître est toujours là, prêt à aider quand Taide est possible. Il faut cesser de nous attachera des formes particulières et n’avoir plus qu’un seul but, celui de faire la volonté du Logos. 11 ne faut pas que le sentiment de solitude nous fasse oublier le Maître et perdre notre confiance en lui, car aucun progrès n’est possible que si nous avons pleine confiance dans le Maître que nous avons choisi pour le servir. Une conhance hésitante en lui nous empêche de progresser. Nous ne sommes pas forcés de choisir un Maître, mais une fois ce choix fait, nous devons mettre toute notre confiance dans l’Instructeur et le message qu’il nous apporte.
Pour contrôler le mental il faut d’abord détourner les sens des sons et des visions extérieurs, et devenir insensibles aux vagues d’émotions et de pensées venant *des autres. Cela est comparativement facile, mais le stade qui suit est très difficile car, alors, surgit un trouble intérieur provenant de l’activité non contrôlée du mental. La méditation de la plupart des débutants consiste principalement à lutter pour ramener le mental au point voulu. C’est à ce stade que s’applique le conseil donné dans La voix du silence : « Le mental est le destructeur du réel, que le disciple tue le destructeur ». Naturellement, il ne faut pas détruire le mental sans lequel on ne peut rien faire, mais il faut le dominer ; il est à vous^ mais il n’est pas vous. Le meilleur moyen de l’empêcher de divaguer, c’est d’employer la volonté. On a souvent suggéré que le disciple devrait s’aider en formant une coque autour de lui, mais, après tout, les coques ne sont que des béquilles. Développez la volonté, et vous pourrez vous en dispenser. Le corps astral aussi essaie bien de s’imposer à vous et de vous faire croire que ses
désirs sont les vôtres ; mais il faut procéder avec lui de la même manière.
S’il y a des limites à l’accroissement des forces du corps physique, il ne semble pas qu’il y en ait au développement de la volonté. Heureusement celle-ci peut s’exercer dans tous les petits faits ordinaires de la vie quotidienne et durant toute la journée, et il n’y a pas de meilleur exercice. Il est plus facile à un homme de rassembler tout son courage pour affronter un martyre tragique devant une foule assemblée, que de se livrer jour après jour, année après.année, aux devoirs ennuyeux de la vie, avec des gens ennuyeux. Ce dernier cas nécessite des efforts de volonté plus puissants que le premier. Mais il ne faut pas que les autres souffrent de vos efforts à développer la volonté. 11 y a des gens qui, sous le prétexte de travailler pour la Théosophie, et montrer leur force de volonté, quittent leur famille et leurs amis pour se livrer à toutes espèces de pratiques d’ascétisme. Cela est bien si l’on a toute liberté de le faire. Mais un homme qui, dans ce but, abandonne sa femme et ses enfants, ou encore un fils unique qui laisse des parents n’ayant que lui pour soutien, manque à tous ses devoirs, ce qui n’est permis à personne même avec les mobiles les plus élevés.
Le résultat d’une méditation suivie est de faire entrer dans nos corps les espèces de matière les plus Unes. A ce stade nous ressentons souvent des émotions élevées provenant du niveau bouddhique et reflétées dans le corps astral, et, sous leur influence nous pouvons aécomplir de belles actions et montrer une grande abnégation. Dans ce cas, le développement des corps mental et causal est nécessaire pour nous maintenir ferme et en équilibre ; autrement, les splendides émotions qui se sont emparées de nous pourraient se dénaturer facilement, et nous entraîner
LA MÉDITATION
dans des lignes d’action moins belles. Le sentiment seul ne peut nous maintenir fermes et en équilibre. Il est bon que les sentiments élévés s’emparent de nous, et plus ils seront puissants, mieux cela vaudra, mais ce n’est pas assez ; la sagesse et le calme doivent être aussi acquis, car nous avons besoin d’un pouvoir directeur aussi bien que d’une force motrice. Le sens même de bouddhi est sagesse, et quand celle-ci se manifeste, elle englobe tout le reste.
L’illumination peut impliquer trois choses tout à fait différentes. Premièrement, l’homme qui médite profondément et avec soin sur un sujet, arrive à en tirer une conclusion. Deuxièmement, il peut espérer obtenir une certaine illumination de son Soi supérieur, c’est-à-dire se rendre compte de ce que l’Ego, sur son propre plan, pense du sujet en question. Troisièmement, celui qui est hautement développé peut entrer en rapports avec des Maîtres ou des dévas. Ce n’est que dans le premier cas que ses conclusions ont chance d’être influencées par ses propres formes-pensées. Le Soi supérieur, de même qu’un Maître ou un déva sont au-dessus.
Ceux-ci n’ont aucune diflîculté à nous présenter les choses telles quelles sont ; mais rappelons-nous que nous devons non seulement absorber les informations, mais les faire descendre dans le cerveau physique où elles commencent immédiatement à se colorer des préjugés que nous pouvons avoir. Ce que nous obtenons dans la méditation dépend de ce que nous faisons tous les jours. Si, dans la vie ordinaire, nous nous sommes créé des préjugés, nous ne pouvons éviter d’être dominés par ceux-ci pendant notre méditation ; mais si nous nous efforçons avec patience de les déraciner et d’apprendre que le mode d’agir des autres est aussi bon que le nôtre, nous
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nous préparons tout au moins à avoir une attitude douce et tolérante qui s’étendra assurément au temps spécialement consacré à la méditation. Il nous est facile de voir les mauvais côtés de toute idée ou suggestion nouvelle ; ils sautent aux yeux. Mais il faut aussi chercher le bien qui, lui, ne se trouve pas toujours aussi facilement.
Pendant la méditation, l’Ego considère la personnalité, comme en tout autre temps ; en général, son attitude est assez méprisante. Rappelez-vous que la méditation physique n’est pas faite pour l’Ego, mais pour entraîner ses divers véhicules à lui servir de canal. Si l’Ego est quelque peu développé, il méditera aussi sur son propre plan, mais il ne s’en suit pas que sa méditation se fera en même temps que celle de la personnalité. La force qui descend émane toujours de l’Ego, mais ce n’est qu’une partie seulement, ne donnant qu’une vue limitée des choses. La Yoga d’un Ego assez bien développé est d’essayer d’élever sa conscience d’abord sur le plan bouddhique, puis sur les différents degrés de ce plan, et cela sans s’inquiéter de ce que fait la personnalité pendant ce temps. Cet Ego pourrait probablement envoyer un peu de lui-même à la méditation personnelle, bien que sa méditation soit tout à fait différente.
Pour le développement des pouvoirs de l’âme, le contrôle de la pensée est une condition essentielle. Quand la pensée est gouvernée et que la volonté est puissante, on peut obtenir de sérieux résultats dans diverses directions. Une aide très grande peut être donnée aux vivants et aux morts, aux malades et aux affligés qui peuvent être ainsi grandement fortifiés. 11 est bon que chaque membre se fasse un principe de consacrer tous les jours un certain temps à envoyer de bonnes pensées aux personnes de sa connaissance, outre la méditation qu’il
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a laite en vue de son propre développement. On peut faire de même pendant la méditation dans les groupes ; les pensées de tous peuvent être concentrées quelques instants sur quelqu’un que l’on sait être dans le chagrin ou malade, et on peut essayer de le fortifier, l’encourager ou le consoler. Le même pouvoir utilisé d’une manière différente peut souvent guérir les maux physiques.
Quant au développement de la clairvoyance et de la clairaudience, on ne peut le considérer comme une fin, mais plutôt comme un moyen. Il semble plus rationnel d’utiliser au mieux tous les pouvoirs que nous possédons déjà, et d’attendre que les autres se développent d’euxmêmes comme résultat de nos études et de notre travail altruiste. Ces pouvoirs sont certainement une aide, bien qu’ils offrent un certain danger s’ils sont éveillés avant que le caractère ne soit complètement développé. A ceux qui désirent hâter le développement de ces pouvoirs, je conseille le procédé que j’ai décrit dans le dernier chapitre de L’autre côté de la mort (1),
Là où le logement est suffisamment spacieux pour le permettre, je conseille de consacrer une pièce spéciale à la méditation. Je ne vois pas d’inconvénients à s’y réunir en groupe, si les personnes qui le composent sont sincères et en harmonie, mais dans ce cas seulem^ent ; il ne faut pas y penser s’il y a le moindre dissentiment ou la plus petite mésintelligence. Si vous voulez faire des expériences de spiritisme avec des médiums, de quelque nature qu’ils soient je vous conseille de choisir une autre pièce. Vous me demandez si vous pouvez entrer dans cette pièce lorsque vous vous sentez déprimé ; mais il ne
(1) Fort volume de 600 pages des plus inslructife. Prix : 4 fr. — (N. d. T.)
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faut pas être déprimé, ni meme avoir Tidée que vous puissiez Têtre. Je vous conseille de ne pas générer de forme pensée à ce sujet en disant : c( Je suis déprimé, je ne dois donc pas entrer dans cette pièce » mais de vous dire plutôt : « Je vais entrer dans cette pièce, par conséquent, je ne suis plus déprimé ». Et vous verrez que cela sera bien plus efficace.