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DE L’EXPÉRIENCE

Il n’est pas nécessaire pour chaque Ego de passer à travers toutes les expériences puisqu’en s’élevant sur le plan bouddhique on peut acquérir les expériences d’autrui, même de ceux qui ont fait opposition au progrès. Nous sentirons par sympathie. On pourrait rentrer en soi-même pour ne pas ressentir les souffrances des autres, mais on veut sentir pour pouvoir aider. Sur le plan bouddhique, nous enveloppons l’homme dans notre propre conscience, et bien que lui-même n’en sache rien cet enveloppement amoindrit ses souffrances jusqu’à un certain point. Selon toute probabilité, tous nous avons passé par les expériences des stades du sauvage et de l’homme à demi-civilisé. Un adepte aurait sûrement le désir de faire disparaître la souffrance ou de l’atténuer, mais il est facile de prévoir un cas où, voyant que le bien qui résultera de cette souffrance dépasse tellement la douleur actuelle, il lui semble qu’il serait plutôt cruel pour celui qui souffre d’intervenir en écartant sa souffrance. Il verrait le tout, et non pas seulement une partie. Sa sympathie serait plus profonde que la nôtre, mais il ne la manifesterait par des actes, que si cela était utile.

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Dans tout diagramme représentant les différents plans, on les figure généralement comme étant superposés les uns aux autres ainsi que des rayons de bibliothèque. Mais, en expliquant ce diagramme, nous avons soin de dire que ce dessin ne doit pas être pris au sens littéral, puisque tous les plans s’interpénétrent et qu’ils sont tous en permanence autour de nous. Cependant, dans un certain sens, la disposition en rayons correspond aussi à la réalité. Considérons, comme terme de comparaison, ce qui se passe sur la surface de la terre. Nous pouvons pour la commodité du raisonnement considérer que la matière solide n’existe que sous nos pieds, qu’elle est la couche la plus grossière de matière physique, bien qu’en réalité des particules innombrables de matière solide flottent dans l’air au-dessus de nos têtes.

On peut dire, grosso modo que la matière liquide sur la terre (l’eau principalement) s’étend à la surface de la matière solide, bien qu’en réalité une grande masse d’eau pénètre aussi la terre qui est au-dessous de nous, et aussi que des millions de tonnes d’eau s’élèvent au-dessus de la surface de la terre sous forme de nuages. Toutefois, la plus grande partie de la matière liquide de la

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terre s’étend à la surface de sa matière solide sous la forme d’océans, de lacs et de rivières. Enfin, la matière gazeuse de notre terre (principalement l’atmosphère) repose sur la surface de l’eau et de la terre solide, et s’étend bien plus loin dans l’espace que les matières liquide et solide.

Ces trois conditions de matière existent sur la surface de la terre où nous vivons, mais l’eau, sous forme de nuages, s’étend bien au delà de celte surface, bien plus loin que ne peut le faire la poussière commune ; et l’air, bien qu’interpénétrant les deux autres éléments, s’étend bien plus loin encore. C’est là une assez juste comparaison qui peut nous permettre de comprendre la répartition de la matière des plans supérieurs.

Ce que nous appelons plan astral, peut aussi être considéré comme étant le corps astral de la terre. Ce plan existe certainement tout autour de nous, et interpénètre la terre solide sous nos pieds, mais il s’étend aussi bien loin au-dessus de nous, de sorte que nous pouvons nousla figurer comme une immense boule de matière astrale au centre de laquelle se trouve la terre, exactement comme le corps physique de l’homme se trouve au centre de la forme ovoïde remplie de matière astrale; mais dans le cas de la terre, la partie du corps astral dépassant le corps physique est infiniment plus considérable que chez 1 homme. Mais, de meme que pour l’homme, l’aggrégation la plus grossière de matière astrale est celle qui est en dedans de la périphérie du corps physique, de même pour la terre, la plus grande partie de sa matière astrale est rassemblée dans les limites de la sphère physique.

Néanmoins, la partie de la sphère astrale qui est extérieure à la sphère physique, s’étend à peu près à la distance moyenne de l’orbite de la lune, de sorte que les

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plans astrals des deux mondes se touchent quand la lune •est à son périgée, mais non quand elle est à son apogée.

11 s’en suit qu’à certaines périodes du mois seulement, des communications astrales avec la lune sont possibles.

Le plan mental de la terre est au plan astral ce que ce dernier est au plan physique. C’est liii aussi un immense globe, concentrique aux deux autres et les interpénétrant, mais beaucoup plus grand que le globe astral. Il résulte donc, que, alors que la matière de tous ces plans existe simultanément ici-bas, il y a une certaine part de vérité dans l’image qui représente les plans comme superposés, car au-dessus de la limite de l’atmosphère physique il y a une coque considérable consistant seulement en matières astrale et mentale, et extérieurement à la coque astrale, une autre coque analogue constituée seulement de matière mentale.

Lorsque nous atteignons le plan bouddhique l'extension devient si considérable que ce que nous pourrions appeler les corps bouddhiques des différentes planètes de notre chaîne, se rencontrent et constituent ainsi un seul corps bouddhique pour la chaîne entière, ce qui signifie qu’il est possible, dans le véhicule bouddhique, de passer d’une de ces planètes dans une autre. Je présume que, lorsque les investigations s’étendront de la même façon jusqu’au plan nirvânique, on trouvera que cette matière s’étend tellement plus loin, que d’autres chaînes s’y trouvent comprises — peut-être le système solaire tout entier.

Tout cela est vrai dans une certaine mesure mais ne nous offre qu’une idée très approximative de l’état véritable des choses, et parce que notre esprit ne peut saisir que trois dimensions, alors qu’en réalité, il y en a beaucoup plus, et qu’au fur et à mesure que nous élevons

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notre conscience d'un plan à un autre, chaque pas en avant ouvre devant nous la possibilité d embrasser une nouvelle dimension. C’est pourquoi il est difficile de décrire la condition de ceux qui ont quitté la vie physique pour passer sur d’autres plans. Les uns ont une tendance à se tenir autour de leurs demeures terrestres, afin de rester en contact avec leurs amis et les lieux qui leur sont familiers ; d’autres, au contraire, tendent à s’en aller bien loin, et à chercher pour eux-ffiêmes, en raison de leur poids spécifique pour ainsi dire, un niveau beaucoup plus éloigné de la surface de la terre.

Üï^ personne moyenne passant au ciel, par exemple, tend à ïlotter à une distance considérable au-dessus de la surface de la terre, bien que d’un autre côté, quelquesunes de ces personnes soient attirées vers notre plan. Toutefois pour parler à un point de vue général, les habi' tants du monde céleste peuvent être considérés comme habitant une sphère, un anneau ou une zone s’étendant autour de la terre. Ce que les spirites appellent la summer-land (1) s’étend à plusieurs milles au-dessus de nos têtes, et comme les gens de même race et de même religion cherchent à se rassembler après la mort comme ils le faisaient pendant la vie, nous avons ce que l’on peut appeler une sorte de réseau de summer-lands audessus des pays de ceux qui les ont créés.

Les gens trouvent leur propre niveau sur le plan astral (Tune manière analogue à celle des objets qui flottent sur l’Océan. Cela ne veut pas dire qu’on ne puisse s’élever m descendre à volonté, mais que, si on ne fait pas d’effort spécial, on trouve son niveau et on y reste. La matière astrale gravite vers le centre de la terre tout comme la

(1) Mot qui signifie un pays où règne un été perpétuel.

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matière physique, toutes les deux obéissant aux mêmes lois générales. Nous pouvons dire que le sixième sousplan du plan astral coïncide en partie avec la surface de la terre, tandis que le sous-plan inférieur, le septième pénètre intérieurement à une certaine distance.

Les conditions de l’intérieur de notre terre ne sont pas faciles à décrire. On y trouve de vastes cavités habitées par certaines races qui n appartiennent pas à notre évolution. Une de ces évolutions qui est à un niveau bien inférieur à n importe qu elle race existant actuellement sur la terre, est décrite en partie dans la dix-septième vie d Alcyone publiée récemment dans Le Théosophist-, l’autre se rapproche davantage, de notre niveau, quoique différant totalement, de tout ce que nous pouvons connaître.

Quand on approche du centre de la terre on y trouve la matière à un état qu’il est difficile à celui qui ne l’a pas vu, de concevoir, elle est beaucoup plus dense que le métal le plus dense qui nous soit connu, et elle peut cependant couler aussi facilement que de l’eau. Mais, il y a encore autre chose. Cette matière est beaucoup trop dense pour les formes de vie que nous connaissons, mais neanmoins elle est cependant rattachée à une évolution spéciale.

Les pressions formidables qui existent dans cette partie de la terre sont utilisées par le Troisième Logos pour la fabrication de nouveaux éléments ; en fait, les parties centrales de la terre peuvent être véritablement considérées comme étant Son laboratoire, car les températures et les pressions qui peuvent y être obtenues ne ressemblent en rien à ce que l’on voit à la surface. C’est là que, sous sa direction, des troupes de dévas et d’esprits de la nature, d un type particulier, combinent et divisent, arrangent et réarrangent les atomes physiques ultimes, travaillant le

long de la merveilleuse double spirale symbolisée dans les lemniscates deWilliam Crook.es. De ce point aussi, si incroyable cjue cela puisse nous paraître, il y a une commu* nication avec le cœur du soleil, grâce à quoi les éléments qui prennent naissance dans le soleil apparaissent dans le centre de la terre sans être obligés de traverser ce que nous appelons la surface ; mais il est inutile de parler de cela tant que les dimensions supérieures de 1 espace ne seront pas plus généralement comprises. Comme pour la matière physique, la matière astrale la plus dense est beaucoup trop dense pour les formes ordinaires de la vie astrale, mais cette matière a d’autres formes spéciales de vie, qui sont totalement inconnues aux étudiants de la surface de la terre.

En poussant nos investigations dans l’intérieur de la terre, nous n’avons pas trouve de ligne centrale se dirigeant d’un pôle à l’autre, ligne dont quelques médiums ont affirmé l’existence ; nous n’y avons pas vu non plus de sphères concentriques reposant sur des coussins de vapeur. Comme il y a cependant des forces qui agissent à travers des couches concentriques, il n’est pas difficile de voir quels furent les phénomènes naturels qui induisirent en erreur ceux qui, dans une parfaite bonne foi, avancèrent ces assertions.

11 y a incontestablement une force ou pression éthérique comme il y a une pression atmosphérique, et cette force peut être utilisée par l’homme dès qu’il pourré découvrir quelque procédé pour isoler l’éther. La même pression existe dans le monde astral. Ce qui se produit quand un homme quitte son corps, soit pour s’endormir, soit pour mourir, en est l’exemple le plus ordinaire.

Quand le corps astral se retire du corps physique, il ne

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faut pas supposer que celui-ci soit laissé sans contre-partie astrale. La pression de la matière astrale environnante — et cela signifie réellement Taction de la force de la gravitation sur le plan astral — fait immédiatement s’introduire d’autre matière astrale dans cet espace vide (de l’astral) tout comme si nous créions un tourbillon et que nous chassions l’air contenu dans une chambre, de l’air nouveau venant de l’atmosphère environnante s’y introduira de suite. Mais cette matière astrale correspondra avec une curieuse exactitude à la matière physique qu’elle interpénètre. Chaque variété de matière physique attire la matière astrale de densité correspondante, en sorte que la matière physique solide est interpénétrée par ce que nous pouvons appeler de la matière astrale solide, c’est-à-dire delà matière du sous-plan le plus inférieur du plan astral ; tandis que le liquide physique est interpénétré par de la matière du sous-plan astral immédiatement au-dessus, c’est-à-dire par du liquide astral ; alors que le gaz physique à son tour, attire ce qui lui correspond en propre, à savoir la matière du troisième sous-plan astral à partir d’en bas, et que nous pourrions appeler le gaz astral.

Considérez, par exemple, un verre d'eau ; le verre (étant de la matière solide) est interpénétré par la matière astrale du sous-plan inférieur ; l’eau qui est dans le verre (étant de la matière liquide) est interpénétrée par la matière astrale du second sous-plan à partir d’en bas ; alors que l’air qui entoure à la fois le verre et l’eau (étant de la matière gazeuse) est interpénétré par la matière astrale du troisième sous-plan, à partir d’en bas.

Nous devons aussi nous rendre compte que de même que toutes ces choses, le verre, l’eau et l’air, sont interpénétrés par l’éther physique, de même leurs correspondants astrals sont aussi interpénétrés par la variété de matière

astrale qui correspond aux différenls types d'éther. Ainsi quand un homme retire son corps astral de son corps physique, un influx des trois variétés de matière astrale se produit, le corps physique de Thomme étant composé de trois parties constituantes, solide, liquide et gazeuse. Naturellement, comme le corps physique contient aussi de Féther, il faut qu’il y ait de la matière astrale du sous-plan supérieur pour lui correspondre.

La contre-partie astrale temporaire, formée pendant l’absence du véritable corps astral à la forme d’un moulage exact de ce dernier, en ce qui concerne la disposition, mais elle ne peut avoir aucune relation réelle avec le corps physique et ne pourrait jamais être utilisée comme véhicule. Elle est construite de la matière astrale de la variété requise qui se trouve être à portée ; c’est simplement une agglomération fortuite d’atomes, et quand le corps astral reprend sa place, il a tôt fait de rejeter cette autre matière astrale sans rencontrer la moindre opposition. C’est là une raison de veiller à être bien entouré pendant notre sommeil, car si noire entourage est mauvais, la matière astralé la moins bonne peut remplir notre corps physique pendant que nous le quittons, le laissant ainsi en proie à une influence qui peut réagir d’une façon néfaste sur l’homme véritable quand celui-ci le réintègre. L’influx immédiat qui se produit dès que le corps est abondonné suffit à démontrer l’existence d’une pression astrale.

De même, quand l’homme, à sa mort, abandonne définitivement son corps physique, celui-ci n’est plus un véhicule, mais un cadavre ; ce n’est même plus un corps dans le ^rai sens du mot, mais simplement une masse de matière en désagrégation ayant la forme d’un corps. Tout comme nous ne pouvons plus réellement appeler cela

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un eorps,, de même nous ne pouvons plus appeler la matière astrale qui rinterpénètre^ une contre partie réelle dans le sens ordinaire du mot Prenons une analogie qui* toute imparfaite qu’elle soit, pourra peut-^être nous aider à comprendre cela. Quand le cylindre d’une locomotive est plein de vapeur, nous pouvons considérex celle-ci coname étant* dans le cylindre* la force active qui fait mouvoir la locomotive. Mais quand cette dernière est retroidie et au repos, le cylindre n’est pas nécessairement vide, il peut être rempli d air ; toutefois, cet air n’est pas la force active appropriée, bien qu’il occupe la place de la vapeur,

La matière astrale n’est jamais réellement solide elle ne l’est que relativement. Vous savez que les alchimistes du Moyen Age représentaient symboliquement la matière astrale par l’eau, et cela à cause de sa lluidité et de sa pénétrabilité. Il est vrai que la contre-partie de tout objet physique est toujours faite de la matière du sousplan inférieur du plan astral, que, par commodité, nous appelons souvent la matière astrale solide ; mais nous ne devons pas lui attribuer les qualités qui nous sont familières chez les solides du plan physique. Les particules de cette variété la plus dense de matière astrale sont, relativement à leur dimension, bien plus séparées que les particules gazeuses ; aussi serait-il plus facile à deux corps faits de la matière astrale la plus dense de passer l’un à travers l’autre, qu’au gaz physique le plus léger de se diffuser dans l’air.

On n’a pas sur le plan astral, la sensation de sauter audessus d’un précipice, mais simplement de flotter audessus. Quand vous vous tenez sur le sol, une partie de votre corps astral interpénètre le sol qui se trouve sous vos pieds ; mais à travers votre corps astral vous ne pourriez être conscient de ce fait, n’ayant aucune résistance et

la faculté de vous mouvoir n’en étant nullement modifiée. Rappelez-vous qu’il n’y a pas sur le plan astral de sens du toucher pouvant correspondre à celui que nous avons sur le plan physique. Là, on ne touche pas la surface des choses de façon à sentir si elles sont dures ou molles, rugueuses ou polies, froides ou chaudes ; mais, en prenant contact avec la substance interpénétrante on est conscient d’un mode différent de vibrations, qui peut être agréable ou désagréable, stimulant ou déprimant. Si en nous éveillant le matin, nous rapportons dans notre souvenir quelque fait correspondant à notre sens du toucher ordinaire, c’est que le cerveau physique à travers lequel ce souvenir a passé, a adopté les modes d’expression auxquels nous sommes accoutumés.

Bien que la lumière qui éclaire tous les plans, vienne du soleil, l’effet qu’elle produit sur le plan astral est totalement différent (^e celui qu’elle produit sur le plan physique. Dans la vie astrale, la lumière est diffuse et n’a pas l’air de venir d’une direction spéciale. Toute la matière astrale est lumineuse par elle-même ; un corps astral n’est pas comme une sphère peinte, mais plutôt comme une sphère de feu vivant. Il est transparent et n’a pas d’ombres. Il n’y a jamais d’obscurité dans le monde astral. Le passage d’un nuage physique entre nous et le soleil ne fait aucune différence sur le plan astral, pas plus que l’ombre de la terre que nous appelons la nuit.

L’aide invisible ne passerait pas à travers une montagne s’il la considérait comme un obstacle ; apprendre qu’une montagne n’est pas un obstacle est précisément le but d une partie de ce que Ton appelle « l’épreuve de la terre ». Il ne peut y avoir d’accidents sur le plan astral, au sens que nous donnons à ce mot ; car le corps astral étant fluidique ne peut, comme le corps physique, être détruit ou

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endommagé d'une façon permanente. Une explosion sur le plan astral pourrait être temporairement aussi désastreuse qu'une explosion de poudre à canon sur le plan physique, mais les fragments astrals auraient tôt fait de se rassembler.

Les habitants de l’astral peuvent passer et passent continuellement les uns à travers les autres, et à travers les objets astrals fixes. Rappelez-vous que sur le plan astral, la matière est beaucoup plus fluidique et bien moins compacte. Il ne peut y avoir ce qu'on appelle une collision, et dans des circonstances ordinaires, deux corps qui s'interpénétrent n’en sont même pas sensiblement affectés. Cependant, si l’interpénétration dure assez longtemps, comme cela se produit, par exemple, quand deux personnes sont assises côte à côte soit à l'office dans une église, soit dans un théâtre, un effet considérable peut en résulter.

Il y a des quantités de courants pouvant entraîner ceux qui manquent de volonté, et même ceux qui en ont mais ne savent pas s'en servir. Pendant la vie physique, la matière de notre corps astral est constamment en mouvement, tandis qu’après la mort, à moins que la volonté n'ait été employée à le prévenir, cette matière est disposée en coques concentriques dont l’extérieur est une croûte faite de matière grossière. Si un homme veut servir sur le plan astral, il doit éviter la formation de cette coque, car ceux dont les corps astrals ont été ainsi organisés se trouvent confinés à un seul niveau. Si la réorganisation a déjà eu lieu, la première chose que l’on fait, lorsqu’on s’occupe d’une personne, est de mettre fin à cet état, et de la rendre libre d'aller sur le plan astral tout entier. Pour ceux qui agissent comme aides invisibles sur le plan astral, il n’y a pas de niveaux séparés ; tout est pareil pour eux.

l’occultisme dams la mature

Dans rinde, l’idée de servir sur le plan a^itral n’est pas aus&i répandue que dans l’Occident ; l’idée de servir Dieu pour atteindre la libération domine plus que celle de servir ses frères en humanité. Les différentes conditions atmosphériques et climatÉtiques n’ont aucune importance pour le travail sur les plans astral et mental. Ce qui peut produire une différence, c’est de vivre dans une grande cité à cause des masses de formes-pensées qui y sont générées. Certains psychiques ont besoin d’avoir une température d’environ quatre-vingts degrés (1) pour effectuer leur meilleur travail, alors que d’autres ne font quelque chose de bien que lorsqu’ils jouissent d’une température plus basse.

Si la chose est nécessaire, le travail occulte peut s effectuer n’importe où, cependant, quelques endroits offrent de plus grandes facilités que d’autres. La Californiej par exemple, dont le climat est sec et l’atmosphère chargée d’électricité, est favorable au développement de la clairvoyance. Ici, à Adyar, il n’y a, du fait de l’ambiance, aucune résistance à nos formes-pensées, notre mental suivant plus ou moins les mêmes directions. Mais, nous devons BOUS rappeler qu’il peut toujours y avoir une certaine résistance de la part de ceux à qui nous envoyons des pensées, car il y a des gens qui ont passé toute leur vie à se construire par leur égoïsme des coques si épaisses, qu il est impossible de les pénétrer, même pour leur faire du bien.

(1) Fahreinhbit, c’est-à-dire environ 26 degrés centigrades.

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