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LE FOYER DE LA CONSCIENCE

La conscience dans l’homme ne peut être centrée que "dans un véhicule à la fois, bien qu’elle puisse être simultanément consciente dans tous les autres, mais seulement d’une manière plus vague. Si vous élevez un de vos doigts devant votre visage, vous pouvez fixer vos yeux de façon à le voir parfaitement ; vous verrez en même temps la muraille et l’ameublement de la chambre où vous vous trouvez, mais d’une façon imprécise, celles-ci n’étant pas au point. En un instant, vous pouvez modifier la mise au point de vos yeux de façon à voir parfaitement la muraille et l’ameublement, mais alors le doigt n’étant à son tour plus au point, ne sera perçu qu’imparfaitement.

Il en est de môme pour l’homme qui a développé la conscience astrale et mentale‘. s’il centre sa conscience dans le cerveau physique comme c’est le cas dans la vie ordinaire, il verra parfaitement les corps physiques de ses amis : il verra en même temps, leurs corps astrals et mentais mais seulement d’une manière un peu vague. Mais en un instant, il peut centrer sa conscience de façon à voir le corps astral parfaitement; et, dans ce cas, il Terra encore les corps physique et mental, mais non plus dans tous leurs details. La même chose se présente pour la vision mentale et celle des plans supérieurs.

Vous me demandez comment il est possible pour une entité, fonctionnant sur le plan astral, d avoir connaissance d’un événement physique, ou d'entendre un en physique. Ce n’est pas le cri physique qu’elle entend ; les sons physiques peuvent assurément produire de l’effet sur le plan astral, mais je ne crois pas qu’il soit exact d appeler ce résultat un son. Tout cri exprimant uiv sentiment violent ou une émotion profonde, produit, sur le plan astral, un effet intense, et y transmet exactement la même idée. Dans le cas d’un accident, le flot d’émotion causée par la douleur ou la peur, se traduit par une sorte de flamme qui ne peut manquer d’attirer l’attention d’un voyant s’il se trouve à proximité. Un cas de ce genre est raconté dans Les aides Invisibles : un jeune garçon, étant tombé d’une falaise, fut aidé et réconforté par Cyril jusqu’au moment ou un secours physique put lui être apporté.

Les centres éthériques

DanschacuQ de nos corps se trouvent certains centres de forces ; ils portent en sanscrit le nom de chakrams^ mot qui signifie roue ou disque tournant. Ce sont des points de communication où la force s^épanche d'un véhicule à 1 autre. On les voit aisément dans le double éthérique, à la surface duquel ils se présentent comme des dépressions en forme de coupes, des espèces de tourbillons. On a dit souvent qu ils correspondent à certains organes physiques, mais il faut se rappeler que le centre éthérique de force n^est pas à l’intérieur du corps, mais à la surface du double éthérique, qui dépasse d’un quart de pouce le contour du corps physique.

Les centres dont on fait généralement usage dans le développement occulte sont au nombre de sept, et sont situés dans les parties suivantes du corps :

La base de la colonne vertébrale ;

2° L’ombilic ;

3° La rate ;

4° Le cœur ;

5“ La gorge ;

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L’espace entre les sourcils ;

7° Le sommet de la tête.

11 y a d’autres centres de forces en dehors de ceux-ci, mais ils ne sont point utilisés par les étudiants de la Magie Blanche. On se rappelle que Blavatsky parle de trois autres centres qu’elle appelle les centres inférieurs ; certaines écoles en font usage, mais les dangers qui s’y rattachent sont si sérieux que nous considérerions leur mise en activité comme le plus grand malheur.

On fait souvent correspondre ces sept centres aux sept couleurs et aux sept notes de la gamme musicale, et dans les livres hindous, on mentionne certaines lettres de l’alphabet et certaines formes de vitalité qui leur sont rattachées. On les compare aussi poétiquement à des fleurs, et l’on assigne à chacun un certain nombre de pétales.

11 faut se souvenir que ce sont des tourbillons de matière éthérique, tous animés d’un mouvement rapide. Dans chacune de ces bouches ouvertes, perpendiculairement au plan du disque ou coupe en rotation, s élance une force provenant du monde astral (que nous appellerons la force primaire), lune des forces du Logos. Cette force est septuple, mais elle se trouve sous toutes ses formes dans tous les centres, bien que dans chaque centre, une des formes dans sa nature prédomine sur les autres.

Cet afflux de force apporte la Yie Divine dans le corps physique ; sans elle ce corps ne pourrait exister. Ces centres par où la force peut pénétrer sont donc absolument nécessaires à l’existence du véhicule, et se trouvent par conséquent dans chacun, mais leur rotation peut présenter des degrés très divers de rapidité. Leurs particules peuvent être animées d’un mouvement comparativement lent, et constituer un tourbillon juste suffisant pour la

LES CENTRES DE FORGE ET LE SERPENT DE FEU 34i

manifestation de la force, rien de plus ; ou bien elles peuvent resplendir et palpiter d’une vivante lumière, et laisser passer une plus grande quantité de force, en sorte que diverses facultés et possibilités nouvelles s’olfrent à TEgo lorsqu’il fonctionne sur ce plan.

Or, ces forces, qui, de Textérieur, pénètrent dans ces centres, mettent en mouvement perpendiculairement à elles-mêmes (c’est-à-dire à la surface du double éthérique) des forces secondaires, animées d’un mouvement ondula» toire circulaire, de la même façon qu’un barreau aimanté,, introduit dans une bobine d’induction, produit un courant électrique qui suit le fil perpendiculairement à Taxe,, c’est-à-dire à la direction de l’aimant.

La force primaire, étant entrée dans le tourbillon, s’en échappe à angles droits, en lignes droites, comme si le centre du tourbillon était le moyeu d’une roue, et les lignes de force les rayons de celte roue. Le nombre des rayons diflFère suivant les différents centres et détermine le nombre de pétales de chacun d’eux.

Chacune de ces forces secondaires qui parcourt circulai» rement la dépression en forme de coupe, possède sa longueur d’onde spécial, comme chacune des couleurs du spectre ; mais au lieu de se mouvoir en ligne droite, comme la lumière, elle décrit des ondulations de dimensions variées, mais relativement assez grandes. Les dimensions de ces ondulations sont des multiples de la plus petite longueur d’onde mais la valeur exacte de ce multiple n’en a pas encore été calculé. Le nombre des ondulations est déterminé par le nombre des rayons de la roue, et les forces secondaires passant au-dessus et au-dessous des courants rayonnants de la force primaire, produisent une sorte d’ouvrage de vannerie analogue à celui qu’on obtiendrait en passant un jonc au-dessus et

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au-dessous des rayons de la roue. Ces longueurs d’onde sont infinitésimales et une seule des ondulations en comprend probablement plusieurs milliers. A mesure que les forces s’élancent dans le tourbillon, ces ondulations de longueurs différentes s’entrecroisant dans l’ouvrage de vannerie, produisent, un aspect que les livres hindous assimilent assez exactement aux pétales d’une fleur ; elles ressemblent plus encore à certaines coupes ou vases peu profonds de verre ondulé et irisé que j’ai vus à Venise. Toutes ces ondulations ou pétales ont cet éclat doux et irisé, analogue à celui delà nacre, mais chacun a généralement sa couleur dominante.

Chez l’homme ordinaire où ces centres ont juste assez d’activité pour transmettre une force suffisante au maintien de la vie du corps, ces couleurs présentent un éclat comparativement terne ; mais chez ceux en qui les centres ont été éveillés et sont en pleine activité, elles brillent d’un éclat aveuglant, et les centres eux-mêmes, qui ont passé graduellement d’un diamètre d’environ deux pouces à celui d’une soucoupe ordinaire, resplendissent et flamboient comme de petits soleils.

Détail des centres

Le premier centre, situé à la base de l’épine dorsale, présente une force primaire qui sort en quatre rayons, et par suite ses ondulations sont disposées de façon à le faire paraître divisé en quadrants, séparés par des dépressions. Il semble ainsi marqué d’une croix, et, pour cette raison, la croix sert souvent à le représenter symboliquement ; parfois une croix flamboyante est employée pour indiquer le serpent de feu qui y réside. Lorsqu’il est en pleine acti-

vité, ce centre est d’une ardente couleur rouge-orange, en étroite correspondance avec le type de vitalité qui lui est envoyé par le centre splénique. H faut d’ailleurs remarquer que l’on trouve dans chacun de ces centres une couleur correspondante à son type de vitalité.

Le second centre, situé au niveau de l’ombilic ou du plexus solaire reçoit une force primaire à dix rayons qui le fait vibrer de telle sorte qu’il se divise en dix ondulations ou pétales ; il est en relation très étroite avec des sentiments et émotions de genres variés. Sa couleur dominante est un curieux mélange de diverses teintes de rouge avec cependant une quantité assez considérable de vert.

Le troisième centre, situé au niveau de la rate, est consacré à la subdivision, à la spécialisation et à la dis persion de la vitalité qui nous vient du soleil. Cette vitalité s’écoule du centre en six courants horizontaux, la septième variété de force étant aspirée par le moyeu delà roue. Ce centre a par suite six pétales ou ondulations ; il a un aspect particulièrement rayonnant, et resplendit comme le soleil.

Le quatrième centre, situé au cœur, est d’une ardente couleur d’or ; chacun de ses quadrants est divisé en trois parties, ce qui lui donne douze ondulations, parce que sa force primaire forme douze rayons.

Le cinquième centre, situe à la gorge, a seize rayons et par suite seize divisions apparentes. Il y a en lui beaucoup de bleu mais son aspect général est argenté et l^isa^, éveillant l’image du clair de lune sur une eau ridée de très petites vagues.

Le sixième centre, situé entre les sourcils, semble partagé en deux moitiés, dont l’une a pour couleur dominante le rose avec toutefois beaucoup de jaune, et 1 autre un bleu pourpre, l’une et l’autre moitié s’accordent étroi-

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tement avec les couleurs des types spéciaux de vitalités C’est la raison peut-être qui l’a fait décrire dans les livres hindous comme n’ayant que deux pétales, bien que si ,nous comptons les ondulations du même caractère que celles des centres précédents, nous verrons que chaque moitié est subdivisée en 48 de ces ondulations, soit en tout 96, parce que sa force primaire a ce nombre de rayons.

Le septième, situé au sommet de la tête est peut-être; lorsqu’il a été éveillé à sa pleine activité, le plus éclatant de tous, plein d’indescriptibles effets de couleurs, et vibrant avec une rapidité presque inconcevable. Les livres hindous lui attribuent mille pétales, et en fait, cela n’est pas très loin de la vérité, car le nombre des radiations de sa force primaire est de 960. Ce centre offre en outre un trait que ne présentent pas les autres : une sorte de tourbillon secondaire d’un blanc brillant teinté d’or à son centre, une activité mineure possédant en propre 12 ondulations.

J’ai entehdu émettre cette idée que chacun des pétales de ces centres de force représente une qualité morale, et que le développement de cette qualité met le centre en activité. Je n’ai encore rencontré aucun fait qui confirme cette assertion, et je ne puis meme voir comment cela pourrait être, puisque cette disposition est produite par certaines forces bien définies et très aisément reconnaissables, et que les pétales de chaque centre sont, ou non, actifs, selon que ces forces ont, ou n’ont pas, été éveillées ; leur développement me paraît donc n’avoir pas plus de rapport avec la moralité que n’en a le développement du biceps. J’ai certainement rencontré des personnes en qui ces centres étaient en pleine activité, bien que leur développement moral ne fût en aucune façon d’une élévation

exceptionnelle, tandis que chez d'autres personnes d’une haute spiritualité et de la plus noble moralité, les centres n’étaient pas encore actifs, en sorte qu’il ne m’apparaît pas qu’il y ait le moindre rapport entre les deux genres de développement.

Les centres astraux

Outre l’entretien de la vie du corps physique, ces centres de forces ont une autre fonction, qui n’entre en jeu que lorqu’ils sont entièrement éveillés à l’activité. Chacun de ces centres éthériques correspond à un centre astral. Mais comme le centre astral est un tourbillon à quatre dimensions, il s’étend dans une direction toute diflérente, et par conséquent n’est pas coextensif au centre éthérique, bien qu’il coïncide avec lui en partie. Le tourbillon éthérique est toujours situé à la surface du corps éthérique, mais le centre astral est fréquemment à l’intérieur même de corps. La fonction de chacun de ces centres éthériques, une fois qu’il est éveillé à l’activité, est d’introduire dans la conscience physique la qualité, quelle qu’elle soit, inhérente au centre astral qui lui correspond. Aussi, avant de classer les résultats qu’on obtiendra par l’éveil des centres éthériques, il peut être utile de considérer l’activité de chaque centre astral, bien que ces derniers soient déjà en pleine activité chez toute personne cultivée des races actuelles. Quel effet résulte donc dans le corps astral de l’éveil de ces centres astraux?

Le premier de ces centres, situé à la base de l’épine dorsale, est le séjour de cette force mystérieuse appelée le « serpent de feu » et, dans la Voix du Silence la « Mère du Monde ». J’en parlerai plus longuement dans la suite ;

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considérons pour le moment ses effets sur les centres astraux. Cette force existe sur tous les plans, c’est par son action que les autres centres sont mis en activité. Nous devons considérer le corps astral comme ayant été à l’origine une masse presque inerte, n’ayant que la plus vague conscience, sans aucune capacité délinie d’action, et sans connaissance précise du monde ambiant. La première chose qui survint fut l’éveil de cette force dans l’homme sur le plan astral. Une fois éveillée, elle passa au second centre, correspondant à l’ombilic, et le vivifia, éveillant par là dans le corps astral la faculté de sentir, d’être impressionné par toutes sortes d’influences, mais sans lui donner encore cette compréhension précise qu’apporte la vue ou l’ouïe.

Elle passa ensuite au troisième centre, correspondant à la rate physique, et par lui, vitalisa le corps astral tout entier, permettant à l’homme de se déplacer consciemment, mais avec une perception encore très vague de ce qu’il rencontrait sur son passage.

Le quatrième centre une fois éveillé, conféra à l’homme le pouvoir de comprendre les vibrations des autres entités astrales, de sympathiser avec elles, ce qui lui permit de percevoir instinctivement leurs sentiments.

L’éveil du cinquième centre, qui correspond à la gorge, lui conféra le pouvoir d’entendre sur le plan astral, ou plutôt amena le développement de ce sens qui, dans le monde astral, produit sur notre conscience l’effet que nous appelons l’ouïe, sur le plan ph 3 ^sique.

Le développement du sixième centre, correspondant au centre placé entre les sourcils, produisit d’une façon analogue la vue astrale, le pouvoir de percevoir nettement la forme et la nature des objets astraux, au lieu d’être vaguement conscient de leur présence.

Enfin l’excitation du septième, qui correspond au sommet de la tête, acheva et compléta pour l’homme la vie astrale, et lui conféra la perfection de ses facultés.

Il faut remarquer que ce centre semble différer suivant le type particulier auquel l’homme appartient. Chez beaucoup d’entre nous, les tourbillons astraux correspondant au sixième et septième de ces centres, convergent tous deux vers le corps pituitaire, et, dans ce cas, ce centre est vraiment le seul lien direct entre le plan physique et les plans supérieurs. Mais il est un autre type d’hommes chez qui, le sixième centre demeurant attaché au corps pituitaire, le septième oblique ou s’infléchit jusqu’à ce que son tourbillon coïncide avec l’organe atrophié nommé la glande pinéale, qui se trouve, chez ces personnes, vitalisé et transformé en un moyen de communication directe avec le plan mental inférieur, sans l’intermédiaire ordinaire du plan astral. C’est pour des personnes de ce type qu’écrivait Blavatsky, lorsqu’elle attachait tant d’importance à l’éveil de la glande pàakde-* -

Les sens astraux

Ces sens jusqu’à un certain point jouent ainsi le rôle d’organes sensoriels pour le corps astral, et cependant, faute d’éclaircissement, cette expression donnerait certainement lieu à un malentendu. Il ne faut pas oublier en effet que, afin de nous rendre intelligibles, nous parlons constamment de vue et d’ouïe astrales. Ce que nous voulons désigner par ces expressions, c’est seulement la faculté de répondre aux vibrations qui fournissent à la conscience de l’homme fonctionnant dan^ son corps astral, des informations du même caractère que celles qui lui

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parviennent par les yeux et les oreilles lorsqu’il est dans son corps physique. Mais dans les conditions toutes différentes du inonde astral, il n’est point besoin d’organes spécialisés pour atteindre ce résultat. Il y a, dans le corps astral tout entier, de ta matière capable de répondre à ces vibrations ; aussi, l’homme conscient dans ce véhicule voit-il également bien les objets placés derrière lui, audessus ou au-dessous de lui, sans avoir besoin de tourner la tête. On ne peut donc pas dire que les centres soient des organes, au sens ordinaire du terme, puisque ce n’est pas par eux que l’homme voit ou entend comme il le fait ici-bas au moyen de l’œil ou de l’oreille. Cependant c’est de leur vitalisation que dépend la faculté d’exercer ces sens astraux, car chacun d’eux, au cours de son développement, confère à l’ensemble du corps astral la faculté de répondre à une nouvelle'série de vibrations.

Comme toutes les particules du corps astral sont en constante circulation, et tourbillonnent comme celles de l’eau bouillante, toutes à leur tour passent par chacun des centres ou tourbillons, de sorte que chaque centre éveille successivement dans toutes les particules du corps, la faculté de répondre à une certaine série de vibrations, et ainsi tous les sens astraux sont également actifs dans toutes les parties du corps. Cependant, même lorsque ces centres astraux sont pleinement éveillés, il ne s’ensuit nullement que l’homme puisse transmettre à son corps physique la moindre conscience de leur action.

L'éveil des centres éthériques

Pendant que cet éveil des centres astraux avait lieu, l’homme n’en avait aucune connaissance dans sa cons-

LES CEîîTRES DE FORCE ET LE SERPENT DE FEÜ 349

cience physique. Le seul moyen de faire partager ces avantages au corps physique c'est de répéter le même processus pour l’éveil des centres éthériques. Ce résultat s’obtient précisément de la même manière que sur le plan astral, c’est-à-dire par l’éveil du serpent de feu qui existe revêtu de matière éthérique sur le plan physique, et dort dans le centre éthérique correspondant, situé à la base de l’épine dorsale.

Dans ce cas l’éveil s’opère par un effort résolu et persévérant de la volonté : éveiller à l’activité ce premier centre, c’est précisément éveiller le serpent de feu. Une fois éveillée, sa force vraiment formidable vivifiera les autres centres. Son action sur les autres centres éthériques est d’amener dans la conscience physique les facultés qu’avait éveillées le développement des centres astraux correspondants.

Lorsque le second des centres éthériques, le centre ombilical, entre en activité, l’homme commence à être conscient dans son corps physique de toutes sortes d’influences astrales, et perçoit vaguement que certaines sont amicales, et d’autres hostiles, que certains lieux sont agréables et d’autres déplaisants sans comprendre le moins du monde pourquoi.

Quand le troisième centre qui correspond à la rate, s’éveille, l’homme peut se souvenir de ses vagues promenades astrales, bien que parfois en partie seulement. Une excitation légère et accidentelle de ce centre a souvent pour effet de produire le souvenir imprécis d’une sensation délicieuse de vol à travers l’espace.

L’excitation du quatrième centre, le centre cardiaque, avertit instinctivement l’homme des joies et des souffrances d’autrui, et parfois même reproduit en lui, par sympathie, leurs malaises et douleurs physiques.

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L'éveil du cinquième centre, situé au niveau de la gorge, permet d’entendre des voix, qui parfois apportent toutes sortes d’inspirations. Parfois aussi, on entend de la musique on d’autres sons moins agréables. Lorsque ce centre est en pleine activité, il rend l’homme clairaudient pour tout ce qui concerne les plans astral et éthérique.

Lorsque le sixième centre, le centre frontal, est viviGé, l’homme commence à voir toutes sortes de choses ; il a à l’état de veille, des visions variées, parfois de paysages, parfois de personnes. Dans la première phase de son développement, quand ce centre commence à s’éveiller, il ne se produit rien d’autre, souvent, que des demi-visions du paysages et de nuages colorés. L’éveil complet de ce centre amène la clairvoyance.

Le centre entre les sourcils est d’une autre manière en relation avec la vue» C’est par lui que s’exerce la faculté d’ampHGer les objets physiques très tén’AS. Un tube mince et flexible de matière éthérique surgit en son centre, comme un microscopique serpent, muni d’un œil à son extrémité. C’est J’organe spécial à cette sorte de clairvoyance, et son œil terminal peut se dilater ou se contracter pour modifler le grossissement, selon la grandeur de l’objet observé. C’est là ce que désignent les anciens livres qui parlent de la possibilité de se grossir ou de se diminuer à volonté. Pour examiner un atome, on développe un organe visuel de taille correspondante à celle de l’atome. Ce petit serpent se détachant du centre du front était représenté sur la coiffure du Pharaon d’Égypte, que l’on supposait, en tant que souverain pontife de ce pays, posséder cette faculté, parmi bien d’autres pouvoirs occultes.

Lorsque le septième centre est éveillé, l’homme peut, grâce à lui quitter son corps en pleine conscience, et y re-

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