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SERPENT DE FEU

venir sans l’interruption ordinaire, en sorte que sa conscience est désormais continue, nuit et jour.

Quand le feu a traversé tous ces centres, suivant un certain ordre (qui varie selon les différents types d hommes), la conscience devient continue jusqu’au seuil du monde céleste, à la fin de la vie sur le plan astral, sans qu il y ait aucune différence entre la séparation temporaire d avec le corps physique pendant le sommeil, et la séparation permanente due à la mort. Avant que ce résultat soit atteint, cependant, l’homme peut avoir eu quelques aperçus du monde astral, car des vibrations exceptionnellement fortes peuvent à tout moment exciter l’un quelconque des centres à une activité temporaire ; ou bien il peut arriver que le feu, sans le moins du monde éveiller le serpent de feu, soit partiellement éveillé, et de, cette façon aussi, une clairvoyance partielle peut être suscitée pour un temps. Car ce feu existe en sept stratifications ou sept degrés de force, et il arrive fréquemment qu’un homme qui met sa volonté en action pour s’efforcer de l’éveiller, réussisse à n’affecter qu’une seule de ses sept couches et, alors qu’il croit avoir mené sa tâche à bonne fin, il la trouve sans effet, et il est obligé de recommencer tout, en creusant de plus en plus profondément, jusqu’à ce que non seulement la surface soit excitée, mais que le cœur même du feu soit en pleine activité.

Le Serpent de Feu

Tel que nous le connaissons, ce serpent de feu (appelé en sanscrit Koundalini), est la manifestation sur le plan physique de l’une des grandes forces universelles, de l’un des pouvoirs du Logos. Vous savez que ce que nous nommons

électricité est la manifestation de l’une de Ses forces, et que cette force peut prendre des formes diverses, telles que chaleur, lumière et mouvement. Une autre de Ses forces c’est la vitalité, parfois appelée Prâna, mais cette force n’est interchangeable avec aucune des forces dont nous venons de parler. Nous pouvons donc dire que la vitalité et l’électricité sont en quelque sorte les extrémités inférieures de deux de Ses courants de force.

Ce serpent de feu peut être considéré comme l’extrémité inférieure d’un autre de Ses courants, manifestation physique d’un autre des nombreux aspects de Sa puissance. Comme la vitalité, il existe sur tous les plans dont nous savons quelque chose. Mais nous envisagerons seulement ici son expression dans la matière éthérique. Cette force n’est transformable ni en électricité, ni en vitalité, et ne semble en rien affectée par l’une ou l’autre. J’ai vu un courant électrique de 1.250.000 volts traverser un corps humain, en sorte que si l’homme étendait son bras vers le mur, d’énormes flammes s’élançaient de ses doigts ; et pourtant il n’éprouvait aucune sensation inaccoutumée ni aucune brûlure, sauf s’il touchait par hasard quelque objet extérieur ; mais cette formidable manifestation d’énergie elle-même restait sans aucune action sur le serpent de feu. Dans la Voix du silence, cette force est nommée: « le Pouvoir enflammé » et la « Mère du monde ». Ces appellations étranges ne sont pas sans raisons, car cette force est en vérité analogue à un feu liquide, lorsqu’elle s’élance au travers du corps, et le cours qu’elle doit suivre est une spirale analogue aux anneaux d’un serpent. On la nomme « Mère du monde », car c’est par elle que nos divers corps peuvent être vivifiés et que les mondes supérieurs peuvent s’ouvrir successivement à nous.

Dans le corps de 1 homme, le siège de celte force est, comme nous 1 avons dit, a la base de la colonne vertébrale ; chez 1 homme ordinaire elle y reste assoupie, et sa présence est insoupçonnée pendant toute la durée de la vie ; et il est infiniment préférable quelle reste endormie jusquk ce que 1 homme ait atteint un très sérieux développement moral, jusqu’à ce que sa volonté soit assez forte pour la dominer, et ses pensées assez pures pour lui permettre d’affronter son éveil sans danger. Nul ne doit tenter de l expéi imenter sans tes indications précises d'un instructeui qui connaisse entièrement lu question, car les dangers que comporte cet éveil sont une terrible réalité.

Les uns sont purement physiques. L’activité du serpent de feu, quand on ne sait pas la maîtriser, cause souvent d intolérables douleurs physiques, elle peut facilement détruire des tissus et même le corps physique tout entier. C est cependant le moindre des maux dont il soit capable, car il peut endommager, d’une façon permanente, des corps plus élevés que le corps physique. Un effet très fréquent de son éveil prématuré est qu’il s’élance vers les régions inférieures au lieu de s’élever vers les parties supérieures du corps, et, ainsi, excite les passions les moins désirables, les stimule et intensifie leurs effets à un tel point que l’homme ne peut leur résister, parce qu’il a éveillé une force en face de laquelle il est aussi impuisr sant qu un nageur devant la gueule d’un requin. Ces hommes deviennent des satyres, des monstres de dépravation, parce qu’ils sont sous l’étreinte d’une force hors de toutes proportions avec les facultés humaines de résistance. De tels hommes acquerraient probablement certains pouvoirs supra-normaux, mais ceux-ci seraient de nature à les mettre en contact avec un ordre inférieur d’évolution, qui n est pas destiné à avoir aucun commerce avec

l’occultisme dans la nature

l’humanité, et il faudra plus d’une incarnation pour échapper à son empire. Je n’exagère pas le moins du monde l’horreur de la chose, comme pourrait le faire, sans s’en douter, une personne qui ne la connaîtrait que par ouidire. J’ai moi-même été consulté par des gens qui sont dans cette terrible situation, et j’ai constaté de mes propres yeux, ce qui leur est arrivé. 11 y a une école de magie noire qui, volontairement, utilise la force de cette manière pour qu’elle aille vivifier les centres inlérieurs dont ne font jamais usage les adeptes de la Bonne Loi.

En dehors même de ce danger, le plus terrible de tous, le développement prématuré de cette force recèle bien d’autres possibilités fâcheuses. Elle intensifie tout, dans la nature de l’homme, affecte les qualités inférieures et mauvaises plus aisément que les bonnes. Dans le corps mental, par exemple, elle éveille facilement l’ambition, et, bientôt, la fait croître jusqu’à un degré incroyable. Elle apportera avec elle, sans doute, une intensification considérable de l’intelligence, mais elle produit en même temps un orgueil anormal et satanique, dont'l homme ordinaire ne saurait se faire aucune idee. Il n est pas sage de croire qu’on soit prêt à se mesurer avec n’importe quelle force qui puisse s’éveiller dans le corps. Cette force n’est point une force ordinaire, mais bien une force irrésistible. Certes, un homme qui n’est pas instruit ne devrait jamais essayer de l’éveiller, et s’il constate que cette force a été éveillée en lui par accident, il doit consulter immédiatement quelqu’un qui connaisse ces questions.

On remarquera que j’ai spécialement, et intentionnellement, évité d’expliquer par quels moyens cet éveil est possible, comme aussi l’ordre suivant lequel la force une fois éveillée doit traverser les divers centres, car l’essai ne

doit être tenté d’aucune façon, sauf sur le conseil exprès d’un Maître qui surveillera son élève pendant les diverses étapes de l’expérience. J’avertis très sérieusement tous les étudiants de ne tenter aucun effort pour éveiller ces forces colossales, sauf sous la direction qualifiée que j’ai signalée, car j’ai vu moi-méme de nombreux exemples des terribles effets subis par ceux que l’ignorance et les mauvais conseils ont entraînés à jouer imprudemment avec des questions aussi sérieuses. Cette force est une terrible'réalité, un des grands faits fondamentaux de la nature, et très certainement c’est une chose avec laquelle il ne faut pas jouer, et qu’il ne faut pas manier à la légère car s’en servir sans la comprendre est infiniment plus dangereux que ce ne serait pour un enfant de jouer avec la nitro-glycérine. Ainsi qu’il est dit très justement dans le « Hathayogapradipika » : elle libère les Yoguis et enchaîne les sots (3.107).

Dans des questions de ce genre, les étudiants semblent trop souvent croire que quelque exception spéciale aux lois naturelles interviendra en leur faveur, qu’une interveirtion particulière de la Providence les sauvera des conséquences de leur folie. Rien de ce genre assurément ne se produira; l’homme qui, par son imprudence, provoque une explosion, en sera fort probablement la première victime. Les étudiants s’épargneraient une peine et un désappointement considérables s’ils pouvaient comprendre qu’en tout ce qui touche à l’occultisme, nous pensons littéralement et exactement ce que nous disons, et que nos paroles s’appliquent à tous les cas sans exception. Car il n’est point de favoritisme dans l’action des grandes lois de l’univers.

Tout le monde veut essayer toutes les expériences possibles ; chacun est persuadé qu’il est prêt pour la plus

haute instruction possible et pour toutes sortes de développement, nul ne consent à travailler patiemment a-u développement de son caractère et à consacrer son temps et ses forces à servir utilement l’œuvre de la Société, attendant pour toutes ces choses qu’un Maître déclare qu’il est prêt. Le vieil aphorisme est toujours vrai : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît. »

Parfois le serpent de feu s’éveille spontanément : on éprouve alors une vague sensation de chaleur, et il peut même entrer en mouvement de lui-même, bien que cela soit rare. Dans ce dernier cas, il causerait probablement de vives douleurs, car les canaux n’étant pas préparés pour son passage, il lui faudrait se frayer lui-même son chemin, en consumant une masse de déchets éthériques, ce qui ne va pas sans une vive souffrance. Lorsqu’il s’éveille ainsi spontanément, ou lorsqu’il est éveillé par accident, il essaie généralement de s’élancer le long et à l’intérieur de l’épine dorsale au lieu de suivre la voie en spirale où l'occultiste apprend à le diriger. S’il est possible, la volonté devrait être mise en jeu pour arrêter son élan, mais si cela est impossible (comme il est très probable), inutile de s’effrayer. Il s’échappera vraisemblablement par la tête et se perdra dans l’atmosphère ambiante, sans autre inconvénient peut-être qu’un léger affaiblissement. Le plus sérieux dommage serait une perte temporaire de conscience. Les dangers vraiment terrifiants ne résultent point de son ascension dans la colonne vertébrale, mais du fait qu’il peut se tourner vers les régions inférieures et vers l’intérieur. Sa fonction principale à l’égard du développement occulte est, qu’une fois dirigé dans les centres de force du corps éthérique, que nous avons décrit, il vivifie ces

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centres, et les rend utilisables comme portes de communication entre le corps physique et le corps astral. 11 est dit dans la Voix du Silence que lorsque le serpent de feu atteint le centre frontal et le vivifie complètement il confère la faculté d’entendre la voix du Maître, ce qui signifie ici la voix de TEgo, ou Soi supérieur. Cette assertion est basée sur le fait que, lorsque le corps pituitaire est organisé en un centre actif, il constitue un lien parfait avec le corps astral, et qu’il peut transmettre toutes les communications venues de l’intérieur.

Non seulement ce centre, mais tous les centres supérieurs de forces devront être éveillés en leur temps, et chacun devra être rendu sensible à une foule d’influences astrales provenant des divers sous-plans. Ce développement sera un jour l’apanage de tous, mais la majorité ne peut l’acquérir pendant l’incarnation actuelle, si c’est la première où ils commencent à s’occuper sérieusement de ces choses. Quelques hindous pourraient y réussir parce que leurs corps sont, de par leur hérédité, plus facilement préparés que la plupart des autres ; mais c’est là vraiment pour la majorité la tâche d’une ronde ultérieure. La conquête du serpent de feu doit être renouvelée à chaque incarnation puisque les corps sont chaque fois nouveaux, mais, une fois la conquête faite, ses répétitions deviennent aisées. On se souviendra que son action varie chez les différents types d’hommes ; les uns, par exemple, verront le Soi supérieur plutôt qu’ils n’entendront sa voix. D’autre part, la communication avec les plans supérieurs présente bien des sens différents ; pour la personnalité elle signifie l’influence de l’Ego, mais pour l’Ego lui-même elle désigne la force de la monade, et pour la monade à son tour, cela équivaut à dire que l’on devient une expression consciente de la vie du Logos.

II peut être utile que je vous raconte ma propre expérience à ce sujet. Au début de mon séjour dans l’Inde il y a 25 ans, je ne fis aucun effort pour éveiller le feu, n’en ayant pas d’ailleurs une connaissance très précise, et ayant alors cette opinion que, pour tenter cette expérience, il était nécessaire d’être né avec un corps spécialement psychique, ce qui n’était pas mon cas. Mais un jour l’un des , Maîtres, me suggéra une certaine sorte de méditation qui éveillerait cette force. Naturellement, je mis immédiatement cette suggestion en pratique, et, au bout d’un certain temps, je réussis. Je n’ai|aucun doute, cependant, qu’il surveilla l’expérience et m’aurait arrêté si elle était devenue dangereuse. On me dit que certains ascètes hindous l’enseignent à leurs élèves, les tenant naturellement sous une étroite surveillance pendant toute la durée de l’expérience. Mais je n’en connais pas moi-même, et n’aurais point confiance en eux à moins qu’ils ne me soient recommandés spécialement par quelqu’un que je sache en possession d’une connaissance véritable.

On me demande souvent ce que je conseille de faire à régard de l’éveil de cette force. Je conseille d’agir exactement comme je l’ai fait moi-même. Je recommande aux étudiants de se donner à l’œuvre théosophique et d’attendre, jusqu’à ce qu’il reçoivent un ordre direct d’un Maître qui entreprendra la direction de leur développement psychique ; tout en continuant tous les exercices ordinaires de méditation qui leur sont connus. Qu’ils ne se soucient aucunement de savoir si ce développement leur viendra dans cette vie ou dans la vie prochaine, et qu’ils envisagent la question du point de vue de l’Ego et non du point de vue de la personnalité; qu’ils aient l’absolue certitude que les Maîtres recherchent continuellement ceux qu’ils peuvent aider, qu’un oubli ne

saurait se produire, et que leurs conseils viendront sans le, moindre doute quand ils penseront que le temps est venu.

' Je n’ai jamais entendu dire qu’il y ait la moindre limite d’âge pour ce développement, et je ne vois point pourquoi l’âge apporterait la moindre différence, pourvu que Ton possède une parfaite santé, mais la santé est indispensable, car seul un corps robuste peut supporter une tension beaucoup plus pénible que ne l’imaginent ceux qui ne l’ont pas essayée.

La force, une fois éveillée, doit être très sévèrement dirigée ; elle doit être envoyée dans les centres selon un ordre qui diffère chez les différents types d’hommes. Le mouvement, de plus, pour être efficace, doit être produit d’une façon particulière, que le Maître expliquera quand le temps sera venu.

Le voile qui sépare les plans^

J’ai dit que les centres astraux et éthériques se correspondent très étroitement; mais entre eux, et les interpénétrant d’une façon qu’il serait très malaisé d’expliquer, existe une membrane, un réseau d’une texture très compacte, formée d’une seule couche d’atomes physiques très serrés les uns contre les autres, et imprégnée d une forme spéciale de la force vitale. La Vie divine qui descend normalement du corps astral au corps physique, vibre de telle sorte qu’elle peut traverser ce réseau avec une facilité parfaite ; mais ce réseau constitue une barrière infranchissable pour toutes les autres forces, celles qui ne peuvent utiliser la matière atomique des deux plans. Ce réseau est la protection fournie par la Nature pour

prévenir entre les deux plans, une communication pré*maturée d od résulterait fatalement des lésions dans la membrane protectrice.

C est ce réseau qui, dans les conditions normales, empêche le souvenir précis de ce que nous faisons pendant le sommeil ; c est lui aussi qui cause Tinconscience momentanée qu on observe toujours à la mort. Sans cette barrièie bienfaisante, 1 homme ordinaire, qui ne sait rien de toutes ces choses et qui n*est aucunement préparé à les affronter, pourrait être à chaque instant placé par quelque entité astrale sous la domination de forces contre lesquelles il ne pourrait lutter. Il serait sujet à l’obsession constante de tout être du plan astral qui désirerait s’emparer de ses corps.

Il est donc facile de comprendre que toute lésion portée à ce réseau est un véritable et grave désastre. On peut le léseï de plusieurs façons, et il convient de tout tenter pour se préserver de ce danger. La lésion peut être occasionnée par un accident ou par des efforts persistants et maladroits. Un choc violent porté au coi'ps astral, tel par exemple qu’une terrible et soudaine frayeur, peut provoquer une déchirure dans cet organe délicat et, selon l’expression courante, rendre fou. (Il y a certainement d’autres façons que la frayeur pour causer la folie, mais celle-ci en est une). Une explosion exceptionnellement violente de colère peut aussi produire le même effet. Ce résultat peut, à la vérité, suivre toute émotion excessive, d un caractère mauvais, qui se manifeste dans le corps astral sous la forme d’une sorte d’explosion.

Les errements qui peuvent à la longue amener des lésions dans cette membrane protectrice sont de deux sortes : 1 usage d’alcool ou de narcotiques, et l’effort vo-

lontaire pour ouvrir les portes que la nature tient fermées, au moyen de ce procédé que les spirites appellent :

« séances de développement. » Certaines drogues et breuvages, notamment Talcool et tous les narcotiques, y compris le tabac, contiennent une matière qui, en se désagrégeant, se volatilise, et dont une partie passe du plan physique au plan astral. Même le thé et le calé renferment cette substance, mais en quantité si infinitésimale que ce n'est généralement qu'après un abus prolongé que Teflet s'en fait sentir. Lorsque cette volatilisation a lieu dans le corps de l'homme, ces éléments s'élancent au travers des centres de forces, dans la direction contraire à celle pour laquelle les centres ont été faits ; par la répétition, ils parviennent à léser très sérieu> sement et, finalement, à détruire la délicate membrane. Cette détérioration, ou destruction, peut être amenée de deux façons différentes, selon le type de la personne et la proportion des éléments qui constituent son corps éthérique et son corps astral. En premier lieu, l'afflux delà matière qui se volatilise brûle la membrane et, conséquemment, ouvre la porte à toutes sortes de forces irrégulières et d’influences fâcheuses.

Le second résultat est que ces éléments volatils en passant au travers du réseau atomique, provoquent un certain durcissement des atomes, qui entrave et paralyse à un degré considérable leur pulsation, en sorte qu’ils perdent la capacité d’être vitalisés par le type spécial de force qui les agrège en une membrane. Il en résulte une sorte d'ossification de la membrane, et au lieu, par conséquent, d'avoir un passage trop actif d'un plan dans l’autre, nous ne voyons plus qu'un passage très faible. Nous pouvons constater les effets de ces deux types de lésions dans le cas d’hommes s'adonnant k

rivrognerie. Quelques-uns de ceux qui provoquent en eux la première lésion, arrivent au delirium tremens, à Tobsession ou à la folie ; mais ce sont des cas, somme toute, assez rares. Bien plus fréquent est le second type de lésions, où nous constatons une sorte d'affaiblissement général des qualités viriles, qui entraîne un matérialisme grossier, la brutalité, la bestialité, et conduit à la perte detous les sentiments délicats et de l’empire sur soi-même. L'homme alors n'a plus aucun sentiment de responsabilité; il se peut qu'il conserve, à l’état de sobriété, quelque affection pour sa femme et ses enfants ; mais^ quand l’accès s’empare de lui, il dépense l’argent de leur pain pour satisfaire ses appétits bestiaux ; l'affection et tout sentiment de responsabilité ont apparemment disparu.

On observe fréquemment le second genre d'effets chez ceux qui sont esclaves de l’habitude de fumer. On les voit souvent persister dans leur habitude même lorsqu'ils savent très bien que cela incommode leurs voisins et les malades. Nous reconnaîtrons aussitôt la lésion si nous pensons que c'est la seule chose qu'un homme bien élevé continue à faire, tout en sachant qu’elle gêne vivement ses voisins. Tl est évident que, dans ce cas, les sentiments raffinés ont été sérieusement émoussés.

Toutes les impressions qui passent d’un plan à un autre doivent ne traverser que les sous-plans atomiques, ainsi que je l'ai dit ; mais, lorsque le durcissement des atomes se produit, il envahit bientôt non seulement le reste de la matière atomique, mais également la matière des deuxième et troisième sous-plans, en sorte qu'il n’y a plus de communication possible entre les plans astral et éthériqueque quand une force agissant sur les sous-plans inférieurs, (où seules peuvent être actives des influences dé-

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plaisantes et malignes) se trouve suffisamment puissante pour provoquer, de force, une réponse par la violence de ses vibrations.

Quoi qu’il en soit, bien que la nature prenne de si grandes précautions pour la préservation de ces centres, elle ne prétend nullement les conserver à jamais aussi strictement clos. 11 y a une façon normale de les ouvrir. Peut-être serait-il plus exact de dire que l’intention de la nature n’est pas que les portes soient ouvertes plus largement qu’elles ne le sont actuellement, mais que l’homme se développe assez pour rendre possible une transmission beaucoup plus facile le long des voies permises. .

La conscience de l’homme ordinaire ne peut encore utiliser la matière atomique, soit dans le corps physique, soit dans le corps astral ; il n’a donc normalement aucun moyen de communication consciente et volontaire entre les deux plans. La voie normale, pour arriver à cela, est de purifier les deux corps, jusqu’à ce que la matière atomique en soit complètement vivifiée, et que toutes les communications entre eux puissent emprunter cette voie. Dans ce cas, la membrane conserve au plus haut point sa position et son activité, tout en cessant d’opposer une barrière à la communication parfaite, et en continuant d’accomplir son office qui est d’éviter entre les sous-plans inférieurs, un contact étroit qui permettrait le passage à toutes sortes d’influences peu désirables.

C’est pourquoi l’on nous adjure toujours d’attendre l’éveil des facultés psychiques jusqu’à ce qu’elles se présentent au cours naturel de l’évolution, comme conséquence du développement du caractère, ce qui arrivera certainement, comme nous pouvons le voir par l’étude

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(le ces centres de forces. C’est là l’évolution naturelle, la seule voie vraiment sûre, car l’étudiant y recueille tous les avantages et évite tous les dangers. C’est la voie que nos Maîtres ont suivie dans le passé : c’est donc aussi la voie qu’il nous faut suivre aujourd’hui.

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