Les religioîts actuelles^ p
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une des formes religieuses les plus remarquables. Il ajoute qu'il n'y a là rien d'o])scëne ; c'est un simple hommage aux instincts et aux besoins naturels, le rappel d'un phénomène essentiel et nécessaire. On retrouve partout, sauf en Amérique, le culte phallique ou des traces de ce culte : dans l'Afrique occidentale, chez les Papous de la Nouvelle-Guinée qui décorent le sommet de leurs toits d'end^lémes fort indécents aux yeux de leurs visiteurs européens, dans les îles delà mer du Sud où de grandes pierres noires et même des arbres sont vénérés connue des symboles de la génération. Chez les Arabes, on raconte que le tombeau d'un certain cheik est surmonté d'un grand phallus (le basalte presque usé par les baisers des fennnes qui espèrent obtenir ainsi la fécondité que la nature leur a refusée. En Angleterre même, prés de Durham, il y a dans les habitudes populaires des réminiscences manifestes d'un pareil culte dont les pays les plus chrétiens ne sont point non plus exempts. Le célèbre Jack, de Hilton, près Birmingham, paraît n'être qu'une vieille idole phallique.
Dès les premières célébrations des Dionysiaques, Plutarque mentionne la présence du phallus en l'honneur de Bacchus. Plus tard ce caractère é-rotiquo s'accentua encore. Voici d'après G. Saint- Yves ^, la description de ces fêtes.
(( En tête s'avançaient les mystes comprenant les bacchantes et les initiés. Les ))acchants et les bacchantes, les uns sur des ânes, les autres traînant