‹ L'occultisme et l'amourChapitre 11 sur 87 · La Litléralure ainoiireiise, p · texte numérisé non relu

La Litléralure ainoiireiise, p

LES KELlGlOiNS ET L AMOUR 39-

des ])oacs, la chevelure en désordre, les 3-eiix hagards, passaient en soulevant des phallus gigantesques qui étaient représentés dans un état d'érection constant. Puis venaient les canéphores, jeunes vierges qui tenaient des corbeilles d'or remphes des prémices de tous les fruits, de fleurs, de gâteaux représentant des organes génitaux mâles et un phallus couronné de fleurs. Suivaient les phallophores, la tête toute couverte de lierre, de vio^ lettes, de serpolet et d'acanthe, portant, eux aussi, des phallus gigantesques et entourant une statue de Bacchus, remarquable par un triple phallus en bois de figuier. »

Les fêtes d'Adonis n'étaient que prétextes à prostitution. <( Sous de légers berceaux de myrtes et delaurier, sous des tentes enguirlandées de fleurs, se tenaient les hiérodules, prêtresses de la déesse, jeunes et belles esclaves grecques ou syriennes ; elles étaient couvertes de bijoux, vêtues de riches étoffes, coiffées d'une mitre enrichie de pierreries de laquelle s'échappaient les longues tresses de leurs noires chevelures entremêlées de guirlandes de fleurs dans lesquelles se jouait une écharpe écarlate. Sur leurs poitrines aux seins fermes et arrondis que protégeait une gaze légère, pendaient des colliers d'or, d'ambre et de perles ou de verre chatoyant comme insignes de leur office rehgieux : elles tenaient à la main un rameau de myrte et la colombe, Toiseau de Vénus ^ >>

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