E. Lamairesse, Kama-Soutra, — Introduction
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Pendant ces fêtes, toutes les femmes étaient tenues de se faire couper les cheveux ou de se livrer pendant un jour aux étrangers en Thonneur de la déesse (Astarté ou Anaïtis), en présence de la statue dû dieu garnie pour la circonstance d'an nombre illimité de phalli de différentes grandeurs. Elles s'abandonnaient à ce trafic honteux, dit Lucien, autant de fois qu'on voulait les payer, et tout Targent que produisait cette prostitution publique était affecté à des sacrifices offerts à Anaïtis.
7enu de Thrace et de Phrj-gie, le culte de Cotytto, que célébraient les Baptes, se répandit en Grèce. «Là, dit Juvénal^ toute bienséance et toute pudeur sont bannies des discours et des repas; là, des paroles obscènes sont balbutiées d'un ton efféminé; on y voit les mêmes turpitudes qu'aux mystères de Cybèle et ces monstres ont à leur tète, en qualité de sacrificateur, un fanatique à cheveux ])lancs, remarquable par son large gosier et sa voracité sans exemple : vieillard digne d'être gagé pour former des élèves. Que tardent-ils au gré du rite phrygien et à l'aide de la pierre tranchante, à se délivrer d'un fardeau superflu ! »
Enfin, Plut arque et Pindare s'accordent tous deux à dire qu'on présentait des femmes au bouc consacré, au bouc Mondes. Pindare dit ou bien fait (hre :
Charmantes filles de Mendès, Quels amants cueillent sur vos lèvres Les doux baisers que je prendrais?
Quoi ! ce sont les maris des chèvres 1