Mœchialogie, chap. n
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d'une grande loi du monde a amené les pères de rEglise. i< Spectacle en conscience diabolique et démoniaque, dit Miclielet^, de voir ces rabbi, ces docteurs, ces évoques, ces pères, presser, tordre ces impuretés, et, d'une bouche effroyablement grimaçante, dire solennellement les mots de l'oreiller, les plus secrets aveux d'une fille éperdue de la furie d'amour, qui ne se contient plus. » Et, devant l'érotisme monstrueux des textes, Tillustre écrivain, comparant certains pères de l'Eglise aux adeptes les plu$ pervers et dévoj'^és de la Kabbale, ajoute: « Ils osent, à la grande Ame, la mer des mondes, offrir ce bel hymen (leur œuvre) un tel lit nuptial d'aiguilles et de silex. Ils prétendent (insolents) la posséder, cette éternelle amante! Ils entonnent le chant d'amour sur leur aigre psaltérion. Quel chant!... Ceci est plus fort. Ce cas pathologique fera l'étonnement de l'avenir. Ils sont si loin de la nature, si dévoyés d'esprit, ' que tous, juifs et chrétiens, pour une chose si grave et redoutable (à faire pâlir les anges, un mariage avec Dieu ! ) ils choisissent le chant de luxure, le chant des voluptés morbides, abandonnées, de la SjTie. » M. P. de Régla- remarque de môme qu'en faisant un péché de l'acte le plus naturel du monde, en voulant par trop idéaliser le principe matériel de l'engendrement, l'Eglise s'est montrée peut-être plus erotique dans le sens mj'^stique du mot que ne le fut le paganisme en donnant pour formule au principe de la génération le symbole, tout naturel, de