‹ L'occultisme et l'amourChapitre 28 sur 87 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

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timeut et les joies de la possession spirituelle de l'être aimé, puisqu il n'aura à subir à aucun instant la séparation qu'imposeni^ les liens du corps à celui sur qui ils pèsent durant cette vie terrestre. »

- La Kabbale accorde aussi un rôle important aux anges, et on y trouve la liste des soixante-douze anges à l'aide desquels Thomme peut s'élever au-dessus du terre-à-terre et accomplir des prodiges. Chacun de ces anges a ses attributions et se trouve spécialement attaché à Tune des sept planètes ou à Tun des points cardinaux de l'univers. Ils ont leur étoile, leur nombre, leur jour, leur parfum. Les anges de Vénus, ceux qui senties divins messagers d'amour sont : Aniel et Anaël qui résident àrOccident. L'esprit de Vénus, esprit d'essence angélique, se nomme HcCgit et réside, lui, à l'Orient. Le vendredi étant de tradition le jour consacré à la reine des amours, les anges de ce jour sont naturellement propices aux amoureux. Les voici: Anaël, déjà nommé ayant, sous ses ordres R,achiel et Sachiel ; l'ange <( régnant à l'air » le même jour est Sarabotes, roi, car il y a une hiérarchie parmi les anges comme parmi les démoDs ; Sarabotes a pour ministres : Amabiel, Aba, Abalidot et Flaef. A côté des bons anges, il j'^ a dans le monde des Elémentaux de mauvais anges qui ne sont pas classés parmi les démons : de ce nombre

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l'amour et les anges 69

fait partie Ishetli Zémunin, l'ange de la prostitution, et femme de Samael, ange du poison et de la mort.

La Kaljbale admet encore quatre esprits élémenmentaires correspondant aux quatre éléments : les sj'lplies pour Tair, les salamandres pour le feu, les ondines pour Teau, les gnomes pour la terre.

Aussi le moyen âge peuple les forêts et les campagnes déluges, de sylphes, de fées, d'elfes, de péris. On les retrouve avec les mêmes penchants amoureux qu'on a signalés chez les dieux des Grecs et des Latins, chez les Dusiens des Gaules, chez les femmes champêtres dont parle Bourchard au xi*" siècle, les- ({uelles preiinent un corps, se livrent avec les mortels à d'amoureux ébats, puis disparaissent.

Paracels ^ ne craint pas d'écrire : « Non seulement on a vu des nymphes : on leur a parlé, on a même copule avec elles. »

Le Dictionnaire i)ifernal rapporte l'aventure d'un jeune seigneur de Bavière inconsolable de la mort de sa femme. Une sylphide prit la figure de la défunte et s'alla présenter au jeune homme, disant que Dieu l'avait ressuscitée pour le consoler de son extrême afiliction. Ils vécurent ensemble pendant plusieurs années, mais, comme elle se conduisait mal, elle disparut un jour.

Saint Augustin ^ est absolument convaincu de l'existence de ces êtres. « De plus, dit-il, comme c'est une chose publique et que plusieui^s ont expérimentée ou apprise de ceux dont la foi ne peut être

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